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Quand j’ai quitté le monde corpo des consultant.e.s pour me lancer dans une carrière de journaliste, il y a quelques années, j’ai coupé mon salaire annuel en deux. Bold move, je sais. J’ai pris une grande inspiration, remis ma démission, et ouvert un fichier Excel : mon premier budget venait de voir le jour.
En faisant le ménage dans mes dépenses, mes revenus et en observant la progression de mes économies, il y a plusieurs habitudes que j’ai identifié comme étant nuisibles à mes finances. Voici donc cinq choses que j’ai arrêté de faire depuis que j’ai pris mes finances en main :
Commencer à faire de l’argent, c’est vraiment l’fun. Mais dépenser au fur et à mesure qu’on a plus d’argent, c’est une recette pour devenir prisonnier.ère de son nouveau salaire. Ouin, désolée de casser votre party, mais c’est un phénomène documenté, et ça s’appelle du lifestyle creep, ou de l’inflation de style de vie.
Croyez-le ou non, mais c’est difficile de se « déshabituer » de voyager 2 fois par an et de manger au resto 3 fois par semaine.
Avec le temps et l’expérience (et une bonne dose d’anxiété financière), j’ai appris à vivre un petit peu en dessous de mes moyens, et j’ai vite réalisé que ça équivalait à s’acheter une belle liberté.
Je ne sais pas dans quelle situation faire du déni peut être bénéfique, mais moi, j’ai déjà eu l’impression que moins j’en savais, mieux je me portais. Faire de l’aveuglement volontaire quant à ses finances, c’est pas juste niaiseux, c’est dangereux.
Que ce soit sur une base quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle, c’est essentiel de jeter un coup d’oeil à ce qui se passe dans votre compte bancaire.
C’est aussi la meilleure façon d’attraper au passage des transactions louches, que vous devriez d’ailleurs investiguer. Qui sait, vous verrez peut-être passer votre vieil abonnement à une revue qui est encore livrée à votre ancienne adresse.
Acheter le moins cher possible, c’est l’fun à court terme, parce que ça donne l’impression d’économiser, mais ça finit souvent par coûter plus cher à long terme.
Maintenant, je mise sur la qualité, et mes finances – et mon empreinte écologique, d’ailleurs – s’en portent pas mal mieux.
J’aimerais ça, prendre ma retraite à 35 ans avec 750 000$ en banque, mais soyons honnête : je pogne trop de tickets de parking pour que ça arrive. Et, de toute façon, se fixer des objectifs trop ambitieux pour ses moyens, c’est un plan pour être déçu.e et démotivé.e chaque fois qu’on ne les atteint pas.
Ce qui est important, quand on parle d’habitudes financières, c’est la constance – même si ça veut dire de commencer par épargner, un 20$ à la fois.
Savez-vous pourquoi vous avez l’impression que tous.tes les inconnu.e.s que vous suivez sur Instagram sont super riches? Presque 50% des Canadien.ne.s qui ont une carte de crédit n’arrivent pas à payer la balance à la fin du mois. C’est pour ça.
Pour vrai, c’est correct de ne pas partir en voyage cette année. Pis c’est correct de pas avoir le kit de vélo en lycra à 400$. Vous serez correct sans ça, promis.
Être cheap et être économe, ce sont deux choses différentes. Dans mon livre à moi, être économe, c’est faire des choix judicieux pour en avoir le plus possible, pour le moins cher possible. Être cheap, par contre, c’est être prêt à faire des gros compromis sur la qualité, au risque d’avoir à racheter à nouveau, et donc de participer à un cycle de surconsommation.