6-12 ans
5 choses que j’aurais aimé savoir avant de faire l’école à la maison
« Il y a eu des moments où je me suis sentie seule. »
Valérie, maman de deux enfants de 6 et 10 ans, nous partage ce qu’elle aurait aimé savoir avant de se lancer dans l’aventure de l’école à la maison.
- Chaque famille construit sa méthode.
En apprentissage en famille, il n’y a pas nécessairement une seule façon de faire. Nous, on ne suit pas une philosophie en particulier : on va vraiment aller chercher ce qui nous convient ici et là. Aussi, on a des obligations avec le gouvernement. D’abord, il faut déclarer que notre enfant est scolarisé à la maison. Ensuite, on a quelques documents à remettre tout au long de l’année, jusqu’à la fin de l’année scolaire. On a également une personne-ressource qu’on va rencontrer, et il y a une évaluation à la fin de l’année, qui peut être faite de différentes façons.
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Parfois, c’est ordinaire.
Je dis que c’est parfois ordinaire parce que je peux comparer avec des journées plus extraordinaires, où on a des sorties incroyables, où on vit vraiment notre best life, ou même avec les images qu’on voit sur les réseaux sociaux de projets impressionnants que certaines familles d’école maison réalisent. Mais parfois, c’est beaucoup plus simple : on est assis à la table de cuisine, je plie du linge, ma grande fait des mathématiques et ma plus jeune colore.
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Ça peut être isolant.
Je ne dirais pas que faire l’école à la maison est isolant pour moi, mais il y a eu des moments où je me suis sentie seule. Souvent, quand j’essayais d’aller chercher de l’aide auprès de mes proches, on me répondait : « Envoie ton enfant à l’école. » Mais je n’étais pas rendue à laisser tomber le projet. J’étais plutôt à un moment où j’avais besoin d’aller chercher des outils et de trouver des ressources pour m’aider. Je suis donc allée chercher du soutien extérieur lorsque ma fille a manifesté l’envie de voir plus de gens et quand je commençais à porter beaucoup trop de chapeaux dans ma maison.
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Il faut aller chercher du soutien extérieur.
Je me suis tournée vers les centres éducatifs. À Montréal, il y en a plusieurs. Ce sont des endroits où les enfants peuvent simplement aller jouer entre eux, faire des apprentissages ou apprendre des choses sur la préhistoire ou la science, tout en nourrissant ce besoin d’être bien entourés, autant par des enfants que par des adultes.
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Ça demande du lâcher prise.
En commençant l’école à la maison, j’avais une idée de ce que je voulais offrir à ma fille de différent de ce qui se fait à l’école. Mais en entrant concrètement dans l’apprentissage en famille, je me suis rendu compte que j’avais encore certains petits démons intérieurs issus de l’apprentissage plus traditionnel : l’anxiété de performance, la comparaison, et la difficulté à réellement laisser ma fille avancer à son rythme. Lui faire confiance m’a demandé du lâcher-prise et un petit travail sur moi-même.
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