6 affaires gossantes que les jeunes gamers de consoles n’auront jamais à subir

Ils sont chanceux les petits maudits !

La première fois que j’ai été en contact avec des jeux vidéos, c’était lors de la fête de mes 6 ans. Je me souviens avoir déballé une grosse boîte contenant la NES. «C’est pour faire quoi ça?» que je demande à mon père. «C’est pour jouer sur la télévision!», ce à quoi j’ai répondu : «Hein! Ben j’aime ben mieux jouer dehors!»

Oui, j’ai répondu ça, moi! Moi qui préfère aujourd’hui être dans un Comic-Con plutôt qu’être à la plage. Mon père a créé un monstre de geekness sans le savoir!

Depuis l’époque de ma première NES, j’ai toujours tenu des manettes dans les mains. Ces décennies devant un écran m’a permis d’affirmer que la Nintendo 64 est la console la plus sous-estimé ever, tout ça pour me faire contredire par un collègue qui n’y connait franchement rien!

Avec toute cette expérience, j’ai vécu des choses que les jeunes n’auront jamais à vivre. Je les envie un peu. Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître:

1 – Avoir de la misère à partir un jeu

De nos jours, on télécharge nos jeux de plus en plus souvent. Pour pouvoir jouer à un jeu en particulier, on n’a qu’à le sélectionner dans le menu et c’est parti. À l’époque, on devait parfois mener un combat contre la technologie!

Alors qu’on insérait une cassette dans notre console, celle-ci refusait de nous montrer le jeu! Soit on avait un écran noir ou pire: on était confronté au menu avec des symboles bizarre et un bruit irritant.

Nos ressources étaient limitées. La légende urbaine la plus populaire à l’époque était de souffler dans la cassette. Certains préféraient appuyer sur Reset et Power en déchaînés. Souvent la solution était d’insérer la cassette dans la console d’une façon saugrenue et de ne pas bouger dans le salon sinon tout était perdu.

Frédéric Bouchard, je te call out ici! Je me souviens encore de la fois où tu as sauté d’excitation lorsqu’on était rendu à se battre contre Shredder à Teenage Mutant Ninja Turtle II : The Arcade Game au vieux Nint’ et qu’à cause de toi notre partie avait gelé!

2 – Les mots de passes mélangeants

À l’époque, jadis, naguère (Ouf! Je me sens si veux!), seuls des jeux exceptionnels avaient une fonction de sauvegarde intégrée. La plupart d’entre eux fonctionnaient avec un système de mot de passe et c’était tellement désagréable.

Il fallait bien tout noter pour être sûr de pouvoir reprendre où on était rendu. Une seule erreur et notre progression était fichue.

Non seulement la tâche de transcrire une longue série de caractères était difficile pour des enfants, mais plusieurs jeux nous compliquaient la vie en maudit. Je pense particulièrement les jeux qui avaient des o, O et 0.

Oui, des o minuscule, des O majuscules et des zéros. Quelle bonne façon de dire “Vous allez jouer dehors avant de rejouer à ce jeu les petits morveux!”

Parfois, il fallait noter des points de couleur dans des tableaux comme si on était des stratèges lors de la première Guerre Mondiale devant une carte de champs de bataille.

3 – Devoir se rendre à un point de sauvegarde

Depuis longtemps, tous les jeux enregistrent chacun de nos mouvements dans notre session de gaming. Par exemple, chaque mini-changement dans Les Sims est conservé en temps réel. C’était loin d’être le cas lorsque j’étais jeune.

Lorsque la technologie s’est développée au point de pouvoir sauvegarder notre partie, nos appareils n’étaient pas assez puissants pour le faire automatiquement. Il fallait se rendre à un point spécifique dans le jeu pour pouvoir en profiter.

Alors que nos parents nous avertissaient que le souper était prêt, on peinait à leur expliquer que le savepoint dans Angkor Wat est à quelques minutes de distance dans Illusion Of Gaïa. Le souper ne nous attendra pas avant de refroidir. 

4 – Perdre sa sauvegarde parce qu’on doit retourner la cassette

Depuis longtemps, nos données de sauvegarde pèsent des peanuts et sont maintenant toutes storées dans nos consoles de jeux vidéos. Ce ne fut pas toujours le cas. Pendant très longtemps, les sauvegardes étaient conservées à l’intérieur de la cassette du jeu en questions.

Donc, lorsque venais le temps de retourner notre jeu au club vidéo, il fallait rendre la cassette au commis et dire adieu à notre progression dans le jeu.

Un inconnu allait l’effacer pour inscrire son parcours pour voir ses propres sauvegardes être effacées par un autre quidam à son tour. Telle était la vie d’une cassette de jeu vidéo de rétrogaming.

5 – Devoir attendre que quelqu’un ramène la cassette au club vidéo

Alors que les copies physiques sont lentement en train de disparaître, on peut acheter n’importe quel jeu à n’importe quel moment du jour ou de la nuit à travers le magasin virtuel de notre console. Il se retrouvera sur notre console rapidement.

Ça n’arrive jamais que ce magasin virtuel ferme ou devienne à court de cassettes d’un jeu. Cette pénurie dans le club vidéo était marquée par l’absence d’un boitier en plastique derrière la vraie boite ou d’un petit jeton à velcro qui faisait scroutch scroutch lorsqu’on l’enlevait.

Dans le temps, le Vidéomagie de La Prairie ne conservait qu’une seule copie de tous ses jeux. Ainsi, si une autre famille de ma ville était en train de jouer à WWF Raw, j’étais dans l’impossibilité d’en profiter moi-même. Mon seul espoir était d’embarquer sur ma bicyclette et tenter ma chance au Servidéo.

C’était choquant de ne pas pouvoir jouer à un jeu qu’on aime parce qu’un inconnu l’a choisi surement au hasard. Hé oui, lorsqu’on visitait un club vidéo, on sélectionnait nos jeux un peu au hasard en se basant sur la pochette. On ne pouvait pas consulter de critiques sur Youtube à l’époque!

6 – Des jeux extrêmement difficiles

Premièrement, les ressources limitées de l’époque faisaient en sorte que certaines ennemis réapparaissaient dès qu’on revenait à peine en arrière.

Dans certaines situations, l’intelligence artificielle trichait carrément! Je me souviens dans Mario Kart au SNES, les personnages contrôlés par la machine ne pouvaient pas tomber dans le vide dans Rainbow Road! Ils flottaient un instant et revenaient sur la piste alors qu’on était pénalisés de plusieurs secondes pour cette même erreur!

Aussi, si on était coincé dans un jeu, il fallait même se démerder soi-même. On ne pouvait pas aller sur internet pour lire un walkthrough et lorsqu’on a pu, ceux qu’on trouvait étaient des fichiers textes en .txt. 

Ils étaient ultra longs et difficile à parcourir. En plus, sans image ou vidéo, ce n’était pas toujours facile à bien comprendre ce qu’on devait faire. Vous essaierez de comprendre comment faire le Water Temple d’Ocarina Of Time juste avec du texte!

Ça impliquait de longues perdues à glander en espérant trouver une solution par hasard un jour.

Notre solution ultime était d’acheter un livre de stratégie. Il fallait prendre de l’argent de notre petite allocation et la dépenser sur une bible du jeu dans laquelle notre Bonne Nouvelle se trouvait.

Le livre en main, on fouillait pour trouver les informations sur nos ennemis à travers le bouquin comme si on était des sorciers en train de fouiller dans un grimoire.

Malgré tous ces pépins, je me considère vraiment chanceux d’avoir vécu cette époque. Je crois que les jeux vidéos de l’époque m’ont inculqué beaucoup de patience et de résilience. Après tout, ces technologies d’autrefois m’ont forcé à échouer un grand nombre de fois, mais à toujours recommencer du début.

Je ne sais pas si c’est quelque chose que les jeux vidéos récents apprennent aux gamers, vu qu’aujourd’hui, on ne réapparait jamais bien loin d’où on est mort.

Je me sens comme un vieillard lorsque j’affirme ceci: mais j’ai vu mon industrie préférée évoluer. J’étais là lorsqu’elle a dépassé celle du cinéma. Et pour ça, il fallait bien commencer quelque part.

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