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12 août 2026

12 août : nos recommandations littéraires

Mais ne vous empêchez pas de les lire toute l’année.

12 août 2026
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Bonne et heureuse Journée j’achète un livre québécois !

L’an dernier, j’ai passé la journée à rôtir sous le cruel soleil d’août pour visiter les libraires de Montréal et avoir leurs recommandations (par le fait même, j’ai rencontré Charles-Étienne, soit mon nouveau libraire Gen Z préféré), mais l’été 2026 est beaucoup trop imprévisible pour répéter l’expérience. Entre les pluies diluviennes et les fumées des feux de forêt, arpenter les rues de la métropole n’a jamais été aussi hasardeux.

À défaut des libraires, j’ai trouvé une autre gang de passionnés de littérature québécoise : mes collègues ! Le bureau étant peuplé d’avides lecteurs, on vous a préparé une liste de nos coups de cœur.

Allons-y d’abord avec les miens parce que parler de mes lectures, c’est pas loin d’être mon activité préférée.

Benoît Lelièvre, journaliste

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C’est tout nouveau, tout beau. J’en ai déjà parlé en détail, mais c’est là un roman intelligent et accessible qui met en lumière les rouages de la misère sociale sans jamais poser de jugement. À lire si, comme moi, vous en avez votre claque du romantisme de la classe ouvrière qui afflige la littérature québécoise.

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Une saga familiale hantée par des fantômes réels et symboliques, un trauma générationnel, le tout inspiré par le mouvement gothique américain. Un roman foisonnant, atmosphérique et imprévisible. Probablement ma lecture préférée de 2025 parce que toutes les familles sont (à divers degrés) hantées de la sorte.

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Une suite philosophique à La déesse des mouches à feu où sa protagoniste, Catherine, est devenue journaliste émérite. On y présente l’âge adulte et le succès sous l’angle de la laideur et de l’insatisfaction, ce que peu d’auteurs se permettent. L’audace de poser un tel constat m’a fait penser à Houellebecq. On est à des années-lumière de La déesse, mais je m’y suis reconnu tout autant.

Jean Bourbeau, journaliste

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Volé sur le bureau de mon voisin, je suis tombé sur ce recueil de récits tissés de fragments de vie du Nord, ancrés dans des réalités autochtones. Un livre qui entrouvre les portes d’un monde méconnu, où chaque histoire bouleverse autant par sa délicatesse que par sa portée universelle.

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On dit que chaque livre est une rencontre. Celui-ci est une rencontre avec un malaise collectif. Dans cet essai, Marie-Hélène Voyer met en mots ce que plusieurs d’entre nous éprouvent confusément devant le poids du temps qui érode un pays dont la beauté semble partout, mais dont nous ne savons pas toujours prendre soin. Une réflexion d’une rare acuité, portée par une langue d’une remarquable précision.

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Tombé par hasard sur ce livre à la silhouette allongée, je l’ai lu presque d’un seul trait. À travers les inquiétudes de son autrice se dessinent aussi les nôtres. Peu d’œuvres saisissent avec autant de finesse notre époque, son vacarme intime, ses coliques existentielles, mais aussi les lueurs qui nous permettent, malgré tout, de traverser le tourbillon de notre temps.

Audrey Boutin, réviseure et adjointe à la rédaction

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Si vous redoutez vos conversations avec votre médecin encore plus que vos menstruations, Maude Jarry propose un livre qui vous fera l’effet d’un Sac Magique fraîchement sorti du micro-ondes. Récemment séparée de son conjoint, Sarah n’a qu’une seule envie : être stérile. L’univers (et sa mère) n’a toutefois pas dit son dernier mot.

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Le roman qui m’a convaincue de faire un baccalauréat en littérature. Un récit hallucinogène et cauchemardesque se déroulant sous un ciel mauve toxique. Même si ses parents biologiques l’ont rejetée, la narratrice du Ciel de Bay City ne peut échapper au trauma familial qui hante une famille ayant failli s’éteindre dans les camps d’extermination nazis.

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Dans une prose vertigineuse où l’amour et la violence s’entrelacent dans un ballet hivernal, Anne Hébert raconte la romance dévastatrice d’Elisabeth D’Aulnières et du docteur Nelson. Tiré d’un fait divers, le roman nous a donné le passage suivant : « Les liens du mariage, c’est ça. Une grosse corde bien attachée pour s’étouffer ensemble », et depuis, je ne demande plus rien à la littérature québécoise.

Gabrielle Tremblay-Baillargeon, cheffe de contenu, Mollo

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L’autrice entremêle essai et fiction pour brosser un portrait intime de la vie de la poétesse Emily Dickinson, figure mythique de la littérature américaine, tristement célèbre pour avoir vécu une bonne partie de sa vie recluse dans sa chambre de la maison familiale. À travers sa propre expérience de la solitude et de la contemplation — ancrage fondamental de la maternité —, Dominique Fortier ouvre une fenêtre apaisante sur l’univers complexe de la poétesse.

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Une ode au pire et au meilleur du Saguenay : sa culture du ski-doo, son amour pour les bières tablette à toute heure du jour, et ses expressions colorées qui n’ont, soyons honnêtes, parfois aucun bon sens. De courts poèmes crus, rigolos et un peu trash pour ceux et celles qui aiment le monde qui parle fort.

Jean-Philippe Cipriani, directeur éditorial

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De nouvelles générations entendent parler de Nelly Arcan. Mais avant de lire sur elle, il faut d’abord la lire, elle. Parce que ce livre coup de poing, à la plume exceptionnelle, est encore d’actualité, et distinguait déjà les germes du masculinisme qui sévit de nos jours.

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Une professeure d’art se rend à Paris pour voir l’œuvre d’art au cœur de la thèse de son étudiant. Est-ce qu’il la trolle, se demande-t-elle, à la vue de la sculpture ? S’était-elle imaginé autre chose ? Ou même quelque chose ? Un roman court, ciselé et diablement rusé qui se lit d’un trait.

Quiconque s’intéresse à la Crise d’Octobre devrait lire ce roman, à la fois hypothèse détaillée sur les événements et thriller politique haletant et percutant. Une fresque magistrale qui mêle fiction et histoire avec panache.

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Rosalie Granger, directrice de toute

Bon, notre patronne n’a pas suivi les consignes. Elle a suggéré quinze livres, et, puisque c’est la patronne, on va tous les mettre.

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Dans le rayon « amis de la maison » :

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