Santé mentale
Le plus gros défaut parental de Chloé Rochette
« C’est difficile de ne pas être productive 100% du temps. »
Parent Poche est une série de capsules vidéo de deux minutes dans laquelle un parent partage un de ses plus grands défauts ou un moment difficile lié à son rôle parental.
Chaque épisode met en lumière un apprentissage positif ou une prise de conscience née de cette situation. Le ton est sincère, humain et accessible, sans jugement ni idéalisation. L’objectif est de normaliser les défis de la parentalité et de créer un espace de réflexion et d’identification pour les parents.
Parler de ses défauts, c’est reconnaître qu’être parent ne rime pas avec perfection. C’est accepter sa vulnérabilité, ouvrir la porte au dialogue et à la bienveillance. En nommant ses failles, on apprend à mieux se comprendre, à évoluer, et à offrir à son enfant un modèle d’authenticité et d’humanité.
Chloé : apprendre la passivité
Chloé a longtemps cru que la parentalité, ça se faisait comme le reste : en avançant. En cochant des cases. En restant productive, même avec un bébé dans les bras. Sauf que, très vite, elle a compris que ça ne marche pas comme ça.
« J’suis capable de me dire, comme, y a rien de plus utile que d’être présente avec mon enfant en ce moment, » raconte-t-elle. Dans sa tête, être une bonne mère, c’est ça : être là, maintenant. Élever « un enfant sécure qui peut compter sur toi ». Le problème, c’est que ce rappel-là doit être répété sans arrêt. Parce que, dit-elle, « vraiment souvent, ça finit toujours mal ».
Chloé se présente comme quelqu’un qui apprend, encore. « Mon plus grand apprentissage parental, c’est la passivité, » lâche-t-elle, comme si elle annonçait une vérité à la fois banale et difficile. Au début, elle n’arrivait pas à ralentir. « J’essayais vraiment de continuer de faire ma vie comme d’habitude, c’est-à-dire d’être productive. » Résultat : elle avait l’impression d’être en échec sur deux fronts. « À la fin de la journée, j’avais l’impression que je m’étais pas vraiment bien occupée de mon bébé, pis que j’avais rien vraiment accompli. »
Même les moments supposément simples, comme aller au parc, deviennent un terrain de lutte intérieure. « L’objectif de cette activité-là, c’est vraiment de passer le temps et de s’amuser, » dit-elle. Mais en marchant, quand les enfants s’arrêtent pour jouer avec « des roches, pis des bouts de trottoir », elle sent l’impatience monter. « Pis moi, j’suis comme : “OK, mais allez, on s’en va au parc, let’s go”. »
Puis elle se reprend. « Après ça, je m’attrape. » Elle se rappelle que le parc n’est pas le but — le jeu l’est déjà. « Relaxe-toi, sois présente, pis laisse-les explorer. »
Aujourd’hui, elle ne prétend pas avoir trouvé la formule. Elle dit seulement qu’elle s’améliore, à force de « rappels constants ». Parce que les adultes ont des trains dans la tête. « Mais eux, y en ont pas de train. » Eux veulent juste « être et jouer et être avec toi. »
Alors elle essaie une dernière consigne, simple : « Fais juste faire une chose à la fois. Là, en ce moment, t’es avec ton enfant. » Même si ce n’est pas concret. Même si ça ne produit pas de résultat. « C’est quand même la chose la plus importante du moment. »
Découvrez les autres vidéos de la série Parent Poche
Tous les jeudis, Mollo vous envoie une infolettre remplie de contenus informatifs, amusants et décomplexants remplie de contenus inclusifs et instructifs qui devraient vous aider à prendre votre parentalité à la légère… et au sérieux en même temps. Abonnez-vous juste ici!
.jpg)