Balado URBANIA
Saison 01 - Ép. 08
Devriez-vous avoir honte d’être hétéro?
Saison 1 | Épisode #8
Une fois de plus, cette semaine, Gab et Flo, accompagnées de leur invité, plongent dans des sujets qui passent sous le radar mais qui méritent tout autant votre attention.
Gabrielle : 👀 l’hétéropessimisme
J’ai récemment lu un article sur des gens qui vivent un moment difficile ces temps-ci : les femmes hétéro. C’est un texte paru dans le New York Times la fin de semaine passée qui traite d’une tendance bien intéressante : l’hétéropessimisme.
L’hétéropessimisme, c’est un terme qui a été inventé pour désigner un mélange de regret, de cynisme et d’embarras que ressentent certaines femmes hétéro face à leur orientation sexuelle. En gros, elles se sentent mal d’être straight.
Après l’élection de Trump aux États-Unis et avec la montée en popularité d’influenceurs masculinistes, comme on a pu le voir dans le documentaire Alphas de Simon Coutu récemment, les jeunes femmes hétéro semblent avoir de la misère à réconcilier leur orientation sexuelle et leurs valeurs féministes.
C’est çaaaa, tu l’as peut-être vu sur TikTok, des femmes se plaignent ouvertement d’être hétéro : elles ont honte et sont tannées d’être attirées par les maudits gars pas fins, mais surtout de se retrouver dans des relations où, par exemple, elles ont toute la charge mentale. Certaines vont même jusqu’à qualifier de « prison » leur orientation, ou encore de dire que si elles pouvaient choisir, elles seraient lesbiennes.
Le problème avec cette tendance-là, c’est que c’est assez performatif. Peu de femmes vont mettre leurs convictions en pratique et vraiment rejeter les relations hétérosexuelles.
L’hétérosexualité va peut-être mal, mais ce n’est pas un concept dépassé ou quelque chose dont on peut se débarrasser. C’est une structure qui est en révision, mettons, et il faut se demander si l’hétéropessimisme est vraiment la solution aux problèmes des relations hétéro.
Florence : 💞 prendre l’amour au sérieux
Gab cette semaine, j’voulais te parler d’amour. Je suis tombée sur un article du Guardian intitulé « Voici pourquoi on devrait prendre l’amour adolescent au sérieux ».
Faque cette semaine, je me suis intéressée à ce qui se passe quand on a 15 ans pis qu’on est en amour – et donc un peu inévitablement bientôt en rupture. Mon constat, c’est que clairement, minimiser ce que les ados vivent, c’est une peu dangereux. J’te montre les chiffres que j’ai trouvés :
Selon une étude de Statistique Canada qui s’est intéressée à des adolescents d’entre 15 et 17 ans, entre 2009 et 2022, il y aurait 45% (donc près de la moitié) des adolescents canadiens qui auraient vécu du « dating violence » comme de la violence physique et sexuelle, ou de l’abus psychologique.
Dans un contexte où les enjeux qui concernent ce qui se passe dans nos vies intimes font les manchettes, y’aurait peut-être place à ajouter le cours « éducation à l’intimité » au cursus scolaire des jeunes.

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