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Millennial flex : j’ai passé la journée avec Mixmania
Si on m’avait dit, quand j’avais 14 ans, que je passerais un jour un moment avec les membres de Mixmania, je ne vous aurais pas cru.
En 2002, le phénomène Mixmania débarque sur les ondes de Vrak TV. Quatre gars et quatre filles emménagent dans un loft avec un rêve commun : devenir des vedettes de la pop. Semaine après semaine, le public suit leur aventure et vote pour déterminer les looks, les chansons, les solistes et, ultimement, le groupe gagnant. Première télé-réalité musicale du genre au Québec, Mixmania connaît un succès fulgurant. Aucun Regret et Défense Urbaine écoulent 250 000 albums en quelques mois, remplissent le Centre Bell à quatre reprises et gravent leur nom dans la mémoire collective d’une génération.
Près de 25 ans plus tard, je n’ai jamais oublié les paroles des chansons et je connais encore certains moves des chorégraphies. Je pourrais parler pendant des heures des mèches d’Ariane, des spécificités du style hardcore groove et de la fois qu’Annabelle s’est fait gaslighter par la styliste. De plus, chaque fois que j’entre dans un dépanneur pour m’acheter des chips, j’ai une pensée amicale pour « Théo, Méo et puis Bobby ».
Quand on m’a proposé de rencontrer les artistes en marge de leur spectacle présenté en ouverture des Zones musicales à Laval, le 5 juillet dernier, j’ai failli m’évanouir. Et de le faire en tant que journaliste, le métier des cool girls des rom-coms des années 2000, c’est encore plus fou!
« Come on everybody, c’est le temps de s’envoler », comme diraient Gabrielle Destroismaisons et Jonathan Painchaud.
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Je t’aime et c’est tout
15 h. Un soleil de plomb tape sur le parc Bernard-Landry, où aura lieu dans quelques heures le spectacle de mes idoles de jeunesse. Les techniciens, qui entament tout juste les tests de son, s’affairent entre les coulisses et la régie. Je me trouve une petite place pas trop loin et attends que la magie opère. Sur le plateau, ça commence à s’agiter. Ariane Laniel et Annabelle Oliva, qui n’ont rien perdu de leur complicité malgré les années, débarquent en rigolant. Emmanuel Juteau-McEwan, mon ultimate crush d’adolescence, s’assoit au bord de la scène. Passent alors tour à tour Pierre-Luc Blais, Frank Hudon et Julie St-Pierre, accompagnée de son fils. Je n’en crois pas mes yeux. Pendant quelques secondes, j’ai l’impression d’avoir traversé un portail temporel. Les souvenirs de mes 14 ans sortent de ma télé et prennent soudainement vie devant moi.
« Bonjour ! Moi, c’est Line. Je suis la maman de Manu », me lance une sympathique dame, me tirant instantanément de ma rêverie. « Je suis tellement contente de voir mon fils remonter sur scène, 25 ans après l’émission. Ça nous comble de joie, surtout que chanter est l’une des choses qui le rend le plus heureux au monde. » Line et son conjoint, Pierre, me partagent leurs souvenirs d’auditions, de séances d’autographes et de fans déchaînés dans les centres commerciaux et à la sortie des salles de concert. « Regarde, c’est une photo prise lors du tournage de la deuxième émission, quand Manu a appris qu’il avait été choisi ! », m’explique Pierre, ému, en désignant l’écran de son téléphone. Heureux de voir leur fils continuer de s’épanouir comme artiste, ils se disent tout aussi emballés pour les fans, qui renouent avec leurs idoles.
Line, Pierre et moi sommes interrompus par quelques paroles qui surgissent des enceintes. Manu et Ariane répètent un extrait d’À la vie à la mort, Pierre-Luc teste le son de sa guitare électrique, puis le groupe se réunit pour entamer deux, trois couplets de L’un avec l’autre. De leur côté, les filles d’Aucun Regret demandent à répéter leur nouvelle chanson, Rattraper le temps, sortie en avril dernier.
Mathieu Caron, actuel gérant des deux groupes et assurément le plus grand fan de Mixmania de la province (et donc du monde), vient me trouver. Les Mix sont maintenant prêts à me recevoir pour une entrevue. Je lui avoue en riant que je ne sais pas si je serai capable d’aligner deux phrases tellement je suis fébrile. Je me ressaisis, mais j’ai « le cœur prêt à exploser ».
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Comme les cinq doigts de la main
Je me faufile derrière la scène, où un salon extérieur a été aménagé pour les artistes. Annabelle, Ariane, Pierre-Luc (de Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix, IYKYK), Manu et Frank sont là, tout sourire. Julie, maman de trois jeunes enfants, est retournée à la maison quelques heures, entre le sound check et le concert, mais je pourrai lui parler plus tard, me confirme-t-on.
Je m’attable avec les cinq artistes. La nervosité laisse tranquillement place à la curiosité. La fan en moi est toujours bien présente, mais la journaliste reprend peu à peu le dessus. Il faut dire que je connais un peu Ariane — je l’ai rencontrée en 2022 dans le cadre d’une entrevue sur le retour des going out tops et on échange parfois sur Instagram — et que j’ai brièvement fait la connaissance des autres membres du groupe il y a quelques mois, lors d’une émission spéciale devant public animée par Julie St-Pierre à Rouge FM. Les deux formations en avaient profité pour annoncer quelques dates des spectacles marquant le début des festivités de leur 25e anniversaire, et pour lancer deux nouveaux titres, Rattraper le temps et Pop le party.
« Il y a quelque chose de complètement irréel dans ce qu’on vit depuis un an. La vague d’amour que l’on reçoit est crazy ! », se réjouit Manu, sous le regard approbateur de ses complices. « Dans le temps de l’émission, on se faisait beaucoup dire que l’énergie qu’on donne sur scène, le public nous la rend de manière décuplée. Je pense que notre retour en est la preuve vivante. Ça criait fort dans le temps, mais jamais aussi fort qu’à Jonquière la semaine passée ! »
« C’est peut-être parce que notre public n’avait pas encore mué à l’époque ? », plaisante Ariane, toujours aussi spontanée et amusante qu’en 2002.
Puberté complétée ou non, notons que le groupe a su rassembler 10 000 spectateurs au Festival Générations à Nicolet en juillet 2025 et plus de 7 500 à Jonquière en musique, le 3 juillet dernier. Les Mix avaient-ils prédit cet engouement ?
« C’est toujours risqué de revenir après 24 ans et d’espérer que la nostalgie opère. C’est un gamble », dit Annabelle, avec cet aplomb qu’on lui connaît. « De voir que les gens embarquent autant que nous, c’est un cadeau ! » Pierre-Luc abonde dans le même sens. « Le public connaît nos tounes sur le bout des doigts. Je pense que peu de gens nous découvrent. »
Manu souligne toutefois qu’à Jonquière, il y avait quand même quelques gars venus avec leur blonde et qui n’ont pas boudé leur plaisir. Les Mix sont également très touchés de voir leurs fans, devenus adultes, débarquer avec leurs enfants, qui connaissent à leur tour les paroles des chansons. Je suis tout aussi émue de ce lien intergénérationnel qui se bâtit, surtout que j’ai moi-même fait écouter Les cinq doigts de la main à mon neveu de 2 ans récemment. (Oui, je prends son éducation très au sérieux.)
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Comme si c’était hier
Depuis que six membres sur huit de Mixmania ont annoncé leur grand retour (Caroline Marcoux-Gendron et Benjamin Laliberté ne sont pas de la partie pour des raisons personnelles), leurs retrouvailles sont largement racontées à travers le prisme de la nostalgie. Mais comment se sentent les principaux intéressés ? Est-ce véritablement par nostalgie qu’ils renfilent leurs tenues en denim ?
« Pour ma part, je remonte avant tout sur scène parce que c’est ce que j’aime le plus au monde », souligne Annabelle, des étoiles dans les yeux. « Partager mon amour de la musique avec les fans et mes grands amis, c’est génial. »
Ariane prend à son tour la parole. « Qu’on le veuille ou non, il y a forcément des émotions du passé qui ressurgissent, surtout que nous sommes tellement habitués à performer ensemble. On se connaît par cœur. Mais je parlerais peut-être plus d’un naturel qui revient plutôt que d’une nostalgie. Qu’en pensez-vous ? »
Manu tente une réponse. « Personnellement, je ne dirais pas que ce retour sur scène est une expérience nostalgique. Je le fais plutôt dans l’esprit d’offrir cette nostalgie au public, pour qu’ils revisitent ses souvenirs. Et puis, je suis tellement heureux pour les fans qui me disent que ça fait 25 ans qu’ils attendent de nous voir en show ! »
Je confie aux artistes que c’est mon cas. Je n’ai jamais eu la chance de les voir en spectacle, ce qui explique ma joie peu contenue. « Aaaaaaaaaw! » s’exclament-ils l’unisson.
« Qu’est-ce que ça te fait de pouvoir vivre ça, aujourd’hui ? », me lance Manu, aujourd’hui réalisateur de métier. Déformation professionnelle ou curiosité naturelle, il inverse les rôles et m’interroge à son tour.
J’explique au groupe que je CAPOTE, surtout que je suis dans ma nostalgic era. Au cours des dernières semaines, je suis allée voir la chanteuse française Lorie au MTELUS, j’ai acheté des billets pour Mel C des Spice Girls, qui foulera la scène du Club Soda en septembre prochain, et j’écoute les épisodes et les tounes de Mixmania en boucle en attendant leur concert. Je crois que mon amour pour les œuvres des années 2000 révèle également un certain attachement à une époque sans téléphone intelligent, sans réseaux sociaux ni intelligence artificielle.
Les cinq milléniaux sont tout à fait d’accord avec ma théorie. Eux aussi, à différents degrés, s’ennuient parfois des VHS, des flip phones et des discmans.
Manu et Pierre-Luc soulignent tour à tour que, pour le public, assister au spectacle d’un groupe qui a marqué son adolescence offre une parenthèse hors du temps. Ils voient cela comme une occasion de mettre le quotidien et les responsabilités sur pause, en plus de revisiter une période charnière de sa vie.
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En profiter vraiment
« Quand on était dans Mixmania, on n’avait pas le temps de vivre grand-chose tellement tout allait vite », se souvient Annabelle. « Aujourd’hui, on a beaucoup plus de recul, donc notre présence sur scène est plus consciente et intentionnelle. Je savoure et ressens beaucoup plus de choses que quand j’avais 16 ans. »
Pierre-Luc poursuit. Maintenant parent, tout comme Manu, Julie et Annabelle, sa perspective sur la vie est complètement différente « Pour moi, ce qui est le fun, c’est de refaire ces chansons-là, mais avec l’expérience de vie qu’on a aujourd’hui. »
Une autre question me brûle les lèvres : sachant que, pour eux, cette fulgurante aventure s’est terminée presque aussi vite qu’elle a commencé, est-ce que l’amour du public en 2026 vient panser une blessure, en leur permettant de savourer le succès à nouveau ? « Ben oui ! », répondent Ariane et Annabelle en chœur. « On le dit, d’ailleurs, dans notre nouvelle chanson : “Rattraper le temps”, “En profiter vraiment”, “Rallumer la flamme”. C’est de tout ça que parle la toune. »
Manu, Frank et Pierre-Luc sont dans le même état d’esprit. « Les gars aussi, on se rappelle de profiter de chaque minute. On est chanceux de vivre ça ! »
Si le public a aujourd’hui la chance de réentendre les voix de ses idoles de jeunesse, c’est notamment grâce au flair et à la détermination de Mathieu Caron, gérant de Défense Urbaine et d’Aucun Regret 2.0. Mixmaniaque incontesté, celui qui possède une impressionnante collection d’archives des deux groupes — que l’on découvre d’ailleurs dans le documentaire Mixmania : 20 ans plus tard (CRAVE) — se dit très fier de contribuer à offrir ces concerts et deux nouvelles chansons aux fans, mais aussi de côtoyer ses idoles. Il confie que c’est entre autres le phénomène Mixmania qui lui a donné envie de faire carrière dans le milieu culturel.
« Mon enfance et mon adolescence ont été très difficiles, j’ai vécu beaucoup d’intimidation. La bulle Mixmania a été un véritable refuge pour moi. Je n’en reviens pas d’avoir la chance de travailler avec eux aujourd’hui. Mathieu, 12 ans, au fond de l’Abitibi, ne l’aurait jamais cru. D’une certaine manière, c’est pour moi que je fais tout ça (rires) ! Tellement de coïncidences et de hasards de la vie, tant sur le plan personnel que professionnel, me lient à eux. Je te jure : j’ai un lien quasiment mystique avec Mixmania. »
Cerise sur le sundae, Mathieu a même réussi à ramener les Mix dans l’imaginaire collectif des jeunes générations. Grâce à lui, les membres du groupe ont fait leur apparition dans le plus récent numéro du magazine Cool ! et ont même eu droit à leur propre affiche à leur effigie.
Iconic !
Mathieu m’invite à entrer dans la roulotte où est aménagée une loge pour les artistes. Julie St-Pierre, devant le miroir, finalise son maquillage, pendant qu’Annabelle parfait son imitation de Céline Dion. « Bonjour. Pardon. Merci. », chantonne-t-elle, avec la voix de la diva de Charlemagne. Julie rigole.
« Oui, les souvenirs reviennent instantanément. Oui, la magie est la même. Oui, notre complicité sur scène est intacte. Mais d’en profiter avec mon regard d’adulte ? Quel cadeau ! », s’exclame la chanteuse et animatrice, quand je lui demande à son tour si son retour sur scène tient de la nostalgie. « Il y a sans doute un peu de nostalgie, mais surtout, beaucoup de moment présent ! Et de pouvoir regoûter à tout ça devant les yeux de mes enfants, c’est extrêmement précieux ! »
Une heure avant de monter sur scène, Julie se sent plus libre que jamais. Plus confiante, plus assumée qu’à 16 ans, elle ne cherche pas la perfection à tout prix. Elle veut surtout profiter de chaque minute et être présente à 100 %. « Aujourd’hui, j’arrive sur scène avec une belle légèreté. Je me sens joyeuse. Je veux avoir du fun, connecter avec le public et avec mes beaux amis à mes côtés. C’est que de la joie. »
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On va rester fous même quand on sera vieux
19 h. Mes sœurs Sophia et Nora, avec qui je regardais Mixmania à l’époque, me rejoignent sur le site. Nous sommes tellement heureuses de vivre cette soirée ensemble.
19 h 45. One, two, three, hit it!
Come on, everybody, c’est le temps de s’envoler.
Toi et moi jusqu’au sommet.
Toi et moi, on n’arrêtera jamais.
Un frisson collectif parcourt la foule. Les six chanteurs tout de jeans vêtus font une entrée fracassante sur scène. Le public, qui connaît chaque parole par cœur, chante à tue-tête. Dès les premières secondes, une chose est claire : les charismatiques et énergiques Mix n’auront pas à convaincre leurs fans de renouer avec la magie de l’inoubliable phénomène.
Toucher le ciel, la chanson thème de l’émission, est suivie de Party de gars et de Je t’aime et c’est tout, les chansons dont Frank et Ariane sont respectivement les solistes (Aviez-vous voté pour eux, vous ?). Chanson après chanson, l’énergie des chanteurs, des chanteuses et de leurs musiciens est hallucinante !
Les Mix m’avaient prévenue que leurs fans étaient présents, fidèles et engagés. Ils ne m’avaient pas menti. La foule est en délire. En plus des titres emblématiques de leur album, des nouveaux morceaux et des chansons jadis interprétées dans le spectacle — dont À la vie à la mort, le duo entre Manu et Ariane, et L’un avec l’autre, une pièce signée Luc Plamondon, Ariane et Frank présentent aussi leurs propres compositions, Ma vie sur pause pour Ariane, issue de son album Le temps d’un numéro, et Droit devant pour Frank, tirée de son album Phosphorescence.
Nous avons également droit à un medley aux saveurs des années 2000, qui fait surgir des souvenirs impérissables avec des pièces de Gabrielle Destroismaisons, des Respectables, d’Okoumé, de Corneille et des groupes 11:30 et Infini-T.
Les gars nous offrent maintenant le banger Les cinq doigts de la main. « On va rester fous même quand on sera vieux ! », scandent-ils en chœur. Cette phrase résonne aujourd’hui avec une force toute particulière, comme si ces paroles écrites en 2002 avaient été destinées à être chantées 25 ans plus tard. J’en ai des frissons.
J’attribue un autre moment particulièrement fort à Pierre-Luc, qui interprète Repose ton âme, en duo avec les filles qui se relaient au fil de la chanson. Plus tôt dans la journée, il m’avait confié à quel point cette pièce le touchait. En la voyant prendre vie devant des milliers de personnes, son émotion est palpable.
Pendant L’un avec l’autre, probablement ma chanson préférée du spectacle, je réalise que notre attachement envers les Mix est profondément unique. Après tout, c’est nous, les fans qui, à l’époque, avions contribué à les façonner « en votant sur le site internet ». Aujourd’hui, nous retrouvons ces artistes sur qui nous avons eu un impact. Comme m’a dit Manu plus tôt cet après-midi : « Mixmania, c’est nous. Mais c’est aussi vous, les fans ! » Les fans d’hier à aujourd’hui, que je me permets maintenant d’ajouter.
Peut-être que c’est ça, le plus beau dans ces retrouvailles avec l’univers de Mixmania : s’accorder le droit de vivre des émotions pures avec nos yeux d’adulte, tout en retrouvant un peu de l’enfant ou de l’adolescent qu’on était.
Pendant l’heure et demie que dure le spectacle, le temps s’arrête. Nous avons droit à une bulle sans boussole, à un moment de grande joie collective, où l’on nous donne des ailes pour danser.
Le spectacle est (déjà) terminé. Manu, que je croise en coulisses, et Ariane, qui slide dans mes DM le lendemain, me confirment tous les deux qu’ils m’ont bel et bien vue danser et chanter ma vie, comme promis.
Si on m’avait dit, quand j’avais 14 ans, que les Mix sauraient un jour qui je suis, ça non plus, je ne l’aurais jamais cru.
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Mixmania sera en concert au Festival de montgolfières de Gatineau le 5 septembre 2026.
Fans de Mixmania ? Je vous recommande chaudement les épisodes du balado Québec Nostalgie avec Ariane et Annabelle ainsi que celui avec les gars de Défense Urbaine.
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