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Hugo boycott les USA

Les blues du boycotteur

J’ai éliminé tout ce qui vient des États-Unis pendant une semaine.

Par
Hugo Meunier
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La semaine passe pas vite.

C’est le premier constat qui me vient en tête, à mi-chemin d’une expérience où j’ai décidé de boycotter pendant une semaine tout ce qui est made in USA (sauf la toune de Noir Silence).

Puisque vous connaissez sans doute déjà la raison derrière ce boycott, je dirai simplement que j’ai voulu voir si c’était possible de vivre en ne consommant rien provenant du sud de la frontière.

Avant que vous ne disiez quoi que ce soit, oui, j’ai fait mes devoirs. Je sais qu’il y en a qui disent que c’est pas bon de boycotter, d’autres que c’est d’abord symbolique ou encore que ça ne sert à rien de pénaliser des bannières donnant de l’ouvrage à des gens d’ici.

Comme vous, j’ai fait mes emplettes en scrutant les étiquettes (OK, mais le ketchup Heinz est fait avec des tomates québécoises!) et je me suis désabonné de Netflix, Disney+, Meta et Amazon.

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J’ai mis de l’essence canadienne dans mon char et bu l’eau de vaisselle du Tim Hortons (compagnie canado-brésilienne, paraît).

« Pis? Pis? », me demandez-vous, avec la fébrilité d’une lycéenne de l’Idaho à la veille de son bal de graduation.

Ben, c’est ça. La semaine a juste passé moins vite. J’ajouterais même qu’elle a été un peu plate.

Sans pouvoir me flatter l’égo dans le sens du poil sur les réseaux sociaux (Bluesky est américaine en plus d’être un brin soporifique), visionner des classiques du septième art (Haute Sécurité, sans doute le meilleur de Stallone) sur les plateformes américaines et manger des céréales Kellogg’s (un vrrrrrrai rrrrrégal), j’avais l’impression de vivre une vie un peu fade.

Bref, j’ai traversé ça comme un long fleuve tranquille, en réalisant surtout à quel point c’est dur de remettre la pâte à dents (Colgate = cancel) dans le tube, après des années à dépendre d’un paquet d’affaires fabriquées chez nos voisins, à commencer par leurs technologies.

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Mais bon, comme on me paye grassement pour vivre toutes sortes d’expériences, reprenons du début.

Bye bye, les États

Il était une fois, une guerre commerciale.

Ça te réveille un homme, quelqu’un qui met des menaces à exécution en signant un décret sur le tard, la veille.

Les médias et réseaux sociaux ne parlent que de ça, la plus grosse éclipse médiatique depuis l’éclipse. Les réactions fusent de toute part, notamment celle de notre premier ministre François Legault, annonçant déjà le retrait des pinots noirs de l’Oregon et autres Apothic Red (le vin des VAMPIRES) des rayons de la SAQ.

Trudeau aussi durcit le ton et réplique avec des contre-tarifs de 25 % sur une panoplie de produits américains via un discours que ne renierait pas William Wallace. Même l’inébranlable Chantal Hébert s’avoue impressionnée.

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Un premier fail

J’amorce mon expérience avec un fail, soit un arrêt au service au volant du McDo, en compagnie de mon adolescent, dénué de toute forme de conscience sociale.

– T’as vu ce qui se passe aux États? Trump, les tarifs, le boycott?!

– Lourd… en vrai… (remet son écouteur).

À ma défense, le monde du boycott est encore nouveau pour moi et le café du Tim Hortons est dégueulasse.

En après-midi, j’emmène ma fille et son amie Eléonore au Starcité (Canada) voir Moana 2, et je réalise, en voyant le logo de Disney apparaître au début de la projection, que j’ai déjà commis une nouvelle bourde.

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Je milite à ma façon en boudant les (nombreux 😅) ponts musicaux, au lieu de me lever en dansant pour faire honte à ma fille comme d’habitude.

Même capitulation au comptoir de boustifaille, où tous les produits proviennent d’une usine américaine, sauf le popcorn et les nachos nappés d’un fromage orange louche (sérieux, qui commande ça?!).

Les filles prennent chacune un Coke (USA) et un sac de Jolly Rancher (USA). J’accompagne mon pop corn d’une bouteille d’eau. Fuck, Dasani appartient aussi à Coca-Cola. Décidément.

Autour de moi, il y a un comptoir Starbucks (USA) et une franchise de Burger King (USA). Non, il n’y en aura pas de facile.

En revenant, je fais un arrêt à l’épicerie où je vérifie les étiquettes, à l’instar de plusieurs autres clients croisés dans les allées.

Jamais vu un tel élan de solidarité depuis que Jean-Marc Parent nous faisait flasher nos lumières.

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Je réalise toutefois l’hégémonie des produits américains sur nos rayons.

Pour le souper, j’opte pour une poutine maison, avec des patates (Île-du-Prince-Édouard), du fromage en crotte Boivin (Québec), le tout nappé de sauce Saint-Hubert (Ontario). Dans l’allée des chips, les Doritos et les Lays (USA) sont en solde.

Simple hasard? JE NE CROIS PAS.

Je me dirige machinalement vers la tablette des graines de tournesol, que je mange compulsivement depuis des années pour chasser l’envie de fumer.

Damn, les Krispy Kernels – seule sorte potable – sont américaines. C’est là mon premier vrai sacrifice et je ne peux même pas me rabattre sur la marque Spitz, une filiale de Frito-Lay (USA).

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En soirée, je m’offre une dernière rechute sur Meta avant de me déconnecter pour de bon.

Tout le monde, incluant ma mère, partage des listes des produits américains à boycotter. Des listes à prendre avec un grain de sel (marque Windsor = Canada), puisque plusieurs grandes marques américaines utilisent des produits d’ici, rappelle la rédactrice en chef du Droit et critique gastronomique Marie-Claude Lortie, dans un article qui a dû se promener pas mal sur les réseaux sociaux (à vous de me le dire).

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Je boude Netflix (USA) en soirée, un premier sevrage compliqué par la présence du film La cible (USA) de Van Damme (Belgique) dans mes recommandations.

Je me rabats sur la culture locale avec la série L’Appel.

La série se passe dans les années 1990.

Comme je ne peux pas aller sur Google (USA), j’opte pour le moteur de recherche Qwant (France) pour voir si France Charbonneau (Québec) ressemblait un peu à Magalie Lépine-Blondeau (Québec) quand elle était jeune. Réponse : nope.

Je m’endors en scrollant TikTok (Chine), où mon algorithme se résume à des vidéos de filles en bikini qui se trémoussent sur de gros bétos, les activités de plein air de ma collègue Naomi et des attaques de requins.

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La routine embarque

La ministre fédérale des Affaires étrangères Mélanie Joly adopte un ton ferme lors d’un passage chez Masbourian. « Il faut continuer à mettre de la pression, notamment sur des républicains et des gens proches de Donald Trump », affirme-t-elle avec aplomb.

J’ai pas rêvé à tout ça ; on est bel et bien en guerre commerciale contre nos voisins.

La pire depuis 1971, lorsque Richard Nixon avait imposé une surtaxe sur les importations, mentionne au passage un chroniqueur.

Chez Lagacé, l’animateur admet que cette crise préoccupe comme jamais les auditeurs, qui inondent sa messagerie. « J’aimerais être un petit oiseau pour entendre ce qui se dit là », confie Jean-François Lépine, au sujet d’une rencontre téléphonique prévue au cours de la journée entre Trudeau et Trump.

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– Eille, Don, ça va? Super beau, le chapeau de Melania, à l’investiture. Moi aussi, j’aime ça, me déguiser!

Tremendous chapeau, oui, mais ça m’empêche de l’embrasser, par contre…

Je m’habille en évitant toute marque américaine. J’enfile des jeans Mavi (Turquie), un t-shirt (Inde) et un veston (Chine). Sentiment bizarre de me donner bonne conscience en encourageant des sweatshops.

Je brosse mes dents avec un dentifrice Colgate (USA). Ma solidarité s’arrête là où ma yeule commence à puer. Vous me remercierez plus tard.

Je saute dans ma Kia (Corée du Sud), en route vers URBANIA (100 % indépendant et québécois!).

En chemin, je cale un Yop aux bananes (France).

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Je me rends ensuite sur le plateau de l’émission On va se le dire (Canada), où le boycott est sur toutes les lèvres. En coulisse, les gens se demandent comment faire leur part. Sabrina, la maquilleuse, porte pour l’occasion un coton ouaté rouge affublé du logo Coca-Cola (probablement fait en Chine, donc all good). « Ouin, j’avoue que j’avais pas pensé à ça… »

Ça me démange de ne pas pouvoir partager une story de mon passage à l’émission, où je fais le folichon dans leur photobooth. Après tout, si c’est pas sur Instagram, ça n’existe pas.

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Requiem du boycotteur

La nouvelle tombe. Le Mexique obtient un sursis d’un mois sur l’imposition de ses tarifs. Le Canada retient son souffle, mais la tension retombe d’un cran.

De retour au bureau, je vais faire un saut à l’épicerie où je me nourris habituellement. Vous avez des questions sur les délices du IGA, Métro ou Adonis? Écrivez-moi en privé (pas sur Messenger ni via mon courriel Outlook, par contre = USA).

Une salade de pâtes préparée sur place et un sachet de tortillons de fromage (Québec) plus tard, et me revoilà devant mon ordinateur (un Mac, mais je jure que c’est parce que j’ai oublié tous mes mots de passe pour accéder à mon vieux PC de la marque Asus (Taïwan)).

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Au moins, j’ai désactivé Meta de mon ordi. J’avoue que mon cerveau est tellement habitué que par réflexe, j’y vais constamment, pour me frapper à un mur.

Résister… je… je… dois… je… tiens bon, Hugo… je…

Comme j’ai l’habitude de travailler en écoutant de la musique instrumentale, je télécharge le Requiem de Mozart (Autriche) sur Spotify (Suède).

En tant qu’orphelin de Netflix, Amazon et Disney+, ma soirée est assez tranquille. Oui, oui, il y a Crave, mais je ne veux pas encourager des blockbusters américains.

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Vie$ de rêve, L’amour est dans le pré ou Big Brother Célébrités : l’offre locale est franchement bof.

« Ouin, ça paraît que tu t’emmerdes », constate ma blonde, que je rejoins exceptionnellement au lit à dix heures. Je pourrais encourager un roman québécois, mais on n’est pas le 12 août.

Comme ce n’est ni ma fête ni Noël, elle refuse mes avances.

Dommage, puisque la sexualité, elle, est 100 % québécoise (yipppeee!).

Le tsar du fentanyl

Je fais de l’insomnie. Ça m’arrive de plus en plus en vieillissant. D’habitude, je vais flâner sur les réseaux sociaux, mais j’ai pas le droit. Un « ami » m’a parlé de Pornhub (Montréal), un site fréquenté par des insomniaques (ainsi qu’un joyeux mélange d’adeptes de pornographie juvénile et de mineurs).

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Un peu plus tard, le Canada se lousse la ceinture en apprenant que la tarification est repoussée d’au moins un mois, ici aussi. « Mais l’incertitude demeure », mentionne la voix chevrotante de François Legault au radiojournal.

Comme Donald Trump est un enfant gâté qui a besoin d’un nanane pour arrêter de faire le bacon à l’épicerie, le Canada a dû lui concéder une couple d’affaires, comme mieux surveiller la frontière, ajouter les cartels mexicains sur les listes d’entités terroristes à surveiller et nommer un tsar du fentanyl.

Celle-là, je la ris encore.

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Tiens, parlant de tsar, petit aparté pour vous dire quelques mots sur Ivan Vassiliévitch – surnommé Ivan le Terrible – le tout premier monarque à avoir reçu le titre de tsar de Russie. Ça se passait autour de 1547, soit une époque où le Canada, lui, avait un gouverneur : Jacques Cartier.

« Ivan a grandi avec la crainte permanente d’être assassiné », peut-on lire sur sa fiche Wikipédia, où l’on détaille – no joke – ses loisirs favoris comme étant la « torture d’animaux, la chasse et la maltraitance des villages alentour ». Les hobbies de tout bon tsar, quoi!

Fin de la parenthèse.

Malgré le sursis, le mot d’ordre demeure le même : réduire notre dépendance aux États-Unis. Je prêche par exemple.

Mon sevrage des réseaux sociaux est pour l’instant l’épreuve la plus tough à traverser. TikTok ne parvient pas à combler mon sentiment de vide.

Au moins, l’algorithme fait de son mieux pour me nourrir avec du contenu sur la crise en cours, dont des extraits des discours de Justin Trudeau ou de Mélanie Joly à Tout le monde en parle (Québec). Il y a aussi une entrevue un peu paresseuse de la gang de Rad (Québec) avec Gérald Filion, payée avec MES TAXES (Québec).

Le sandwich à la crème glacée d’Élise Jetté

J’ai un rendez-vous à la clinique pour une histoire de kyste sur le poignet. Je placote avec l’infirmière pimpante en attendant le doc. Mère de deux enfants, celle-ci n’a pas les moyens de boycotter les États. « Et même si je décidais de ne pas aller au Walmart, ça n’aiderait pas les employés qui travaillent là », raconte-t-elle.

Le médecin me donne une prescription pour une prothèse visant à asphyxier le kyste qui lui asphyxie ma dignité.

Le physio m’installe le gadget de la compagnie Boa (Canada).

Après vérification, l’entreprise appartient à un Américain qui a des bureaux au Colorado. Comme je refuse de tricher, je procède à l’amputation de mon bras droit.

Désormais manchot, je reviens au bureau après un pit stop chez Esso (Canada NDLR : paraît que c’est américain, finalement). Je me donne « bonne conscience » en achetant des trucs au Couche-Tard attenant à la station-service, même si ce fleuron québécois se comporte comme Amazon ou Walmart dès que le mot « syndicat » est prononcé.

Au bureau, ma boss Rosalie a pitié de moi et m’offre généreusement un bref survol de ce que je rate sur Meta.

En rafale :

– Le Elle Québec vient de publier sa une avec Mélissa Désormeaux-Poulin.

– Bernie Sanders est en direct sur Instagram.

– Élise Jetté (collègue et amie commune) a trouvé des sandwichs à la crème glacée d’une marque canadienne.

– Safia Nolin tricote pour ramasser des dons pour des organismes communautaires.

– Pierre-Yves Roy-Desmarais va à nouveau animer l’ADISQ.

Aurais-je pu vivre une vie entière sans savoir tout ça?

Bar à pain

On est juste mercredi.

On dirait que ça fait mille ans qu’on est en 2025. La veille, je me suis couché tard, ayant été faire du karaoké chez une amie.

OK, j’ai chanté des tounes américaines, mais via Karafun, une société française créée en 2005 à Lille, donc ça s’annule.

J’ai bu un Brouilly (France) et un Parés Baltà (Espagne), en plus d’avoir encouragé la SQDC (Canada).

Un vrai militant.

Ah, et j’ai soupé au restaurant Pacini (Québec), une chaîne reconnue pour son bar à pain à volonté. Paraîtrait qu’ils ont aussi un menu. À vérifier.

En me levant, je triche en prenant deux Tylenol (USA) avant de me rendre à l’ouvrage, non sans un énième arrêt au Tim Hortons. « Oui, je boycotte les USA moi aussi, mais je ne sens pas qu’on a plus de clients parce que les gens vont moins au McDo », constate à chaud l’employé du service au volant en me tendant un bagel tiède.

À la radio, une dame au micro de Pénélope explique que tous mes efforts sont vains. « Le boycott n’a jamais été une bonne solution! », plaide-t-elle.

On dirait que j’ai envie de lui donner raison. Avec Donald Trump qui fantasme de transformer Gaza en station balnéaire, on dirait que mon expérience ne fait plus aucun sens. Je suis hangover et tanné du café du Tim.

JE VEUX SAVOIR CE QUI SE PASSE SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX.

Devant mon ordinateur au bureau, j’éclate de rire en lisant sur le site de La Presse (Canada) que des députés québécois se sont désabonnés de Netflix. Une annonce transpartisane, en plus.

De leurs cellules éparpillées aux quatre coins du globe, des milliers de prisonniers politiques injustement incarcérés par des régimes totalitaires ont aussitôt applaudi le geste, saluant leur courage de bouder la huitième saison de la très cérébrale série Love is Blind.

Oui, cette expérience m’a rendu cynique*.

*Faux, je l’ai toujours été.

J’ai par contre ressenti un frisson de fierté en lisant que Valérie Plante s’engage à revoir ses liens avec des fournisseurs américains.

Une rechute avant la fin

L’expérience tire à sa fin.

Avant d’aller au travail, je prends un café chez ma mère qui m’annonce fièrement avoir remplacé son crock pot américain par une mijoteuse Ricardo. Activiste de mère en fils.

Sur le chemin du travail, je reçois un texto d’une employée d’un concessionnaire Tesla de Laval me proposant un essai routier après une demande effectuée au début du mois dans le cadre d’un autre reportage qui a bousculé les esprits et changé le cours de l’histoire du Québec pour toujours.

« Musk + Tesla = BOYCOTT X 1000! », que je réponds en majuscules, sentant le regard fier et ému du fantôme de Che Guevara se poser sur moi.

« Soyons réalistes, exigeons l’impossible! », clamait le monsieur qui orne les t-shirts des poteux qui glandent dans les corridors d’un cégep près de chez vous.

Mais cet impossible, il l’a atteint en menant une guérilla contre le dictateur Batista, et non en refusant de partager ses statistiques sur Strava (USA).

Je relativise la portée de cette expérience, qui au final, m’aura privé de quelques likes, des kudos de ma collègue Gabrielle, d’un film de série B ou deux et de quelques souhaits de bonne fête sur Facebook.

Quand même, j’ai eu l’impression de participer à un mouvement qui me dépasse, une action collective spontanée qui se traduit depuis une semaine par quelque chose de complètement inattendu : la fierté nationale.

Sans le vouloir, Donald Trump a réussi, avec un seul décret de cabochon, l’exploit d’unifier les deux solitudes.

Trudeau père et fils, le sirop d’érable, le hockey, Jean Chrétien, les Rocheuses, la poutine ou le programme des commandites n’ont jamais même frôlé un tel succès national.

Ô Canada

Pour cette raison, je m’engage à continuer mes efforts pour consommer local et y penser à deux fois avant de donner un chèque en blanc aux États-Unis. Je compte par exemple boycotter le Super Bowl, et ce, pour la quarante-sixième fois en ligne.

En jetant les gants contre Trump, j’ai néanmoins senti le pays se mobiliser pour faire son entrée dans les ligues majeures.

Mais je me suis vite senti renvoyé dans le club-école en voyant la CAQ déposer un projet de loi pour faire du hockey le sport national du Québec.

Why, la CAQ? Pour une fois qu’on avait de l’envergure.

Sur ce, ne me reste qu’à conclure cette expérience en levant mon verre de Harfang des Neiges à tous ceux qui se serrent les coudes pour la nation.

¡Viva la revolución!