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Les 11 pires comportements de gestionnaires, selon leurs employés

Est-ce que c’est le HEC qui leur apprend à être aussi casse-pied?

8 septembre 2026
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Parmi les personnes qui ont le pouvoir de pourrir nos journées, nos gestionnaires sont sans doute parmi les mieux placés. Alors que (selon la légende) certains d’entre eux brillent par leur leadership positif, d’autres prennent un malin plaisir à imposer leurs trips autoritaires, à ralentir le groupe ou à forcer leur incompétence sur leurs employés. Le pire, c’est qu’on ne peut pas les ignorer, car ce sont eux et elles qui approuvent nos vacances et qui sont responsables de notre évaluation annuelle.

Ai-je un problème non résolu avec l’autorité depuis mon adolescence? Peut-être bien. Alors, par pur esprit de vengeance envers les boss qui m’ont cassé les pieds tout au long de ma carrière, j’ai demandé à des employés de différents milieux de me raconter, anonymement, les comportements de gestionnaires qui leur donnent le plus envie de fermer leur ordinateur et de partir élever des chèvres.

Ils en avait long à dire.

1. Utiliser « l’esprit d’équipe » pour obtenir du travail gratuit

« Je suis payée jusqu’à 16h. Demande-moi pas de rester pour aider la nouvelle à 16h10 alors que j’ai aucun overtime autorisé. J’ai déjà eu des gestionnaires qui me faisaient passer pour la méchante sans esprit d’équipe. Désolée, mais ça m’horripile, qu’on m’impose de faire du bénévolat pour une corporation. » – Isma, réceptionniste

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2. Microgérer des adultes compétents

« Mon gestionnaire exige d’approuver chaque décision, chaque publication et chaque horaire de dîner. Veux-tu que je te demande la permission avant d’aller aux toilettes, aussi? Je sais que je suis jeune, et il considère peut-être que j’ai encore mes preuves à faire. Mais ça ne me donne franchement pas le goût de donner mon meilleur si je sens qu’on ne me fait pas confiance. » – Kim, gestionnaire de communauté

La microgestion (ou micromanaging), c’est le meilleur moyen de démotiver un.e employé.e. Si vous avez embauché quelqu’un pour ses compétences, laissez-le la utiliser.

3. Ne jamais reconnaître qu’on a tort

« Mon boss peut prendre une mauvaise décision, voir que ça ne fonctionne pas, puis trouver une manière de nous faire prendre le blâme ! » – Laurent, technicien de son

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Personne ne s’attend à ce qu’un gestionnaire soit parfait. Par contre, un minimum de courage et d’humilité, c’est jamais de trop.

4. Donner de la rétroaction uniquement quand quelque chose va mal

« Je peux travailler pendant six mois sur des projets qui se déroulent sans embûches et ne jamais recevoir un seul commentaire. Mais, à la seconde où je fais une erreur, je reçois un message sur Teams dans les quatre minutes qui suivent. » – Claire, coordinatrice de production

Les commentaires positifs ne sont pas que de petits nananes qu’on distribue pour plaisir au personnel, ils font aussi partie d’une gestion saine. Sinon, le feedback servirait seulement à donner l’impression aux employés qu’ils sont en probation permanente…

5. Dire « on est une famille »

« Quand mon boss dit qu’on est une famille, je sais qu’il va bientôt nous demander de sacrifier notre santé mentale et notre vie de famille. Pitié, arrêtez-moi l’hypocrisie! » – Malik, vendeur

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Désolée aux gestionnaires, mais une entreprise est loin d’être une famille. Cette formulation est à la limite de la manipulation émotionnelle et ne vous vaudra pas l’amour inconditionnel de vos employé.e.s.

6. Faire semblant d’être ouvert aux idées des employés

« Il nous demande notre opinion, on passe une heure à réfléchir ensemble, tout le monde propose des solutions… puis, il fait exactement ce qu’il avait décidé avant de nous consulter. Le pire, c’est que je l’apprécie beaucoup! Mais pourquoi est-ce qu’il fait ça? » – Mireille, prof au secondaire.

7. Faire les horaires à la dernière minute

« Ça me gosse tellement de devoir m’adapter à la dernière minute parce que ma cheffe d’équipe n’est pas capable de s’y prendre d’avance pour faire les horaires! » – Carole-Anne, barista

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Bonus si le ou la gestionnaire se plaint que les employé.e.s ne se présentent pas à leurs quarts de travail qu’il ou elle a programmé la veille.

8. S’attribuer le mérite pour le travail de son équipe (et blâmer son équipe pour ce qui va mal)

« Pendant trois semaines, on travaille sur un dossier. On présente le résultat à la direction. Mon boss prend la parole et dit : “J’ai travaillé fort là-dessus avec mon équipe.” Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il n’a jamais touché au dossier. » – François, analyste

Étrangement, si le projet prend une débarque, on verra rarement les mêmes gestionnaires dire que tout est de leur faute.

9. Être joignable 24/7 et s’attendre à ce que les employés le soient aussi

« Elle répond à ses courriels à n’importe quelle heure, même quand elle est en vacances, peu importe si c’est urgent ou non. En revanche, elle me texte des questions en dehors de mes heures [de travail] et me fait sentir coupable si je ne réponds pas. » – Isma, réceptionniste

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Certain.e.s gestionnaires semblent oublier que leurs employé.e.s n’ont pas les mêmes responsabilités ni le même salaire qu’eux.elles!

10. Ne jamais se porter à la défense de son équipe

« Quand je vendais du linge, on avait des consignes assez strictes pour les remboursements. Ça arrivait que je me fasse donner de la merde par des clients, qui exigeaient de parler à ma boss. Sans faute, elle prenait le bord du client, alors qu’elle connaissait très bien les consignes que je devais respecter. Elle faisait le remboursement comme si de rien n’était, et ne venait jamais m’en reparler après. » – Lucia, qui a maintenant changé de carrière

11. Vouloir plaire à tout le monde

« Pour moi, devenir gestionnaire, c’est aussi accepter de parfois devoir être le méchant. Ça fait partie du leadership. Si on essaie de plaire à tout le monde, on ne peut pas prendre les meilleures décisions pour l’équipe. Par exemple, approuver les vacances de tout le monde, exactement aux mêmes dates. C’est pour leur faire plaisir, mais ça ne fait aucun sens. » – Malik, vendeur

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À travers ces témoignages, on voit bien qu’en tant que gestionnaire, c’est impossible de plaire à tout le monde. Alors, pourquoi ne pas simplement considérer ses employé.e.s comme des collègues et des humains, qui méritent du respect et de la considération?

Peu importe la qu’on occupe dans une hiérarchie, on est tous là pour faire notre travail.

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