Donald Trump s’organise une parade

Aussi, Legault n’est pu sûr de vouloir tenir un référendum et les agents à la frontière américaine font des memes racistes.

T’sais, ça fait quelques semaines que je vous dis: «Vous allez voir, l’été arrive, l’actualité va tomber au ralenti, ça va être un peu plate». 

Ben, c’est cette semaine que l’été est arrivé. 

Ma plus grosse nouvelle, c’est que Trump s’est mis en vedette dans sa propre parade. 

Imagine. 

Bon, soyons honnêtes, il s’est sûrement passé une ou deux choses plus importantes, genre une guerre en Afrique ou un attentat au Moyen-Orient, mais je suis ben trop niaiseux pour avoir quelque chose de pertinent à dire là-dessus.

Donc c’est ça. 

Je vais parler de la parade de Trump. 

Trump prend le contrôle de la parade

Chaque année, les États-Unis font un défilé pour célébrer le 4 juillet, le jour de leur fête nationale. 

Jusque-là, c’est plutôt normal. Même si je trouve ça un peu niaiseux, tous les pays font ça, pour célébrer le fait que beaucoup de gens sont nés dans le même pays. 

Ce qui est inhabituel, par contre, c’est que cette année, Trump a décidé de donner une dimension militaire à l’événement. 

Lorsqu’il est allé voir le défilé national en France, il a vu que l’armée paradait pendant l’événement, et il a CAPOTÉ.

Il a donné 5000 billets à des militaires, il a fait venir des chars d’assaut par train, il a même fait passer des avions de chasse en haut de Washington. 

Donc cette année, il a décidé de mettre toute la gomme pour les États-Unis. Il a donné 5000 billets à des militaires, il a fait venir des chars d’assaut par train, il a même fait passer des avions de chasse en haut de Washington. 

Soyons honnêtes, ce n’est pas vraiment la fin du monde. Oui, c’est un gros ego trip pour Donald Trump, mais il y a-tu vraiment quelqu’un ici qui est surpris d’apprendre que Donald Trump a un gros égo? 

Et oui, ça va leur coûter cher, mais les États-Unis gaspillent leur argent sur pas mal d’autres affaires, encore une fois c’est leur problème. 

Mais il reste que c’est inquiétant que des milliers d’Américains se déplacent pour applaudir un homme qui montre ses gros tanks.

Et tous ces gens qui trippent à voir un semi-dictateur faire l’étalage de sa puissance militaire, ils ne disparaîtront pas, même si Trump n’est pas réélu…

Un groupe Facebook dégueulasse pour les agents à la frontière

Je vous parlais la semaine dernière des conditions de vie épouvantables dans les camps de détention à la frontière entre le Mexique et les États-Unis. 

Si vous vous demandiez comment ça se fait que des gens puissent être témoins de ça sans rien dire, on a eu un début d’explication cette semaine; en effet, un groupe Facebook regroupant des agents frontaliers a été découvert, et ce n’est pas joli joli.

On y trouvait entre autres des suggestions de gens qui proposaient de lancer des burritos aux politiciens latinos qui visiteraient la frontière, des images représentant Alexandria Ocasio-Cortez faisant une fellation à un réfugié ou encore des discussions banalisant la mort d’un réfugié de 16 ans détenu par les États-Unis.

Ça serait facile de dire qu’il ne s’agit que de quelques niaiseux extrémistes, mais ce groupe rassemble 9500 membres (sur un total de 20 000 employés). S’il ne s’agissait que de cas extrêmes, ceux-ci seraient rares et dénoncés. 

Mais ce n’est pas le cas. Le racisme et le sexisme semblent au contraire être encouragés. 

Ça va ben mal, maudit. 

Legault tiédit sur la réforme du mode de scrutin

Quand j’ai dressé le bilan de cette première session de la CAQ, j’avais indiqué qu’il faudrait surveiller François Legault sur sa promesse de réforme du mode de scrutin. 

D’une promesse ferme de changer le mode de scrutin lors de son élection en octobre 2018, François Legault s’est mis à promettre de maintenir le cap malgré l’hésitation de certains membres de son parti qui réclament un référendum. 

Aujourd’hui, François Legault ne promet même plus ça. Celui qui disait fermer la porte à tout référendum l’envisage aujourd’hui. 

Évidemment, je ne suis pas contre la démocratie. Mais le problème avec un référendum sur une question aussi complexe que le mode de scrutin, ben c’est que c’est une question vraiment complexe. 

Le problème avec un référendum sur une question aussi complexe que le mode de scrutin, ben c’est que c’est une question vraiment complexe. 

Demander aux gens s’ils veulent maintenant que les élections soient tenues sous un système proportionnel mixte, ce n’est pas aussi clair que de demander si on veut que le Québec soit un pays, par exemple (et même ça, c’était pas très clair). 

Ça ouvre la porte à plein de gens plus ou moins bien intentionnés qui peuvent partir une campagne de peur, pour s’assurer de garder leur siège de député, ou d’entretenir un système qui les avantage. 

Bref, va falloir continuer à surveiller tout ça, mais je ne suis pas très rassuré.

Du même auteur

Vous n'allez pas rester là sans rien dire ?
Faites-vous entendre...

mode_comment Afficher les commentaires keyboard_arrow_down keyboard_arrow_up