Discrimination à la sauce SPVM

Aussi, Legault fâché contre les écologistes et contre le cannabis.

Je me doute que certains d’entre vous n’en peuvent plus d’entendre parler de la campagne fédérale, mais je vous jure que ça achève; encore 10 jours et c’est fini. 

Mais si vous avez besoin d’une pause en ce lendemain de débat, j’ai pensé à vous: l’article de cette semaine ne parle d’aucun événement de la scène fédérale. 

Un petit cadeau pour vous tous. 

Le SPVM et le racisme

Je suis privilégié: je suis blanc. 

Ainsi, je n’ai eu affaire au SPVM qu’une seule fois en 5 ans de vie à Montréal, et c’est quand j’ai reçu un ticket pour excès de vitesse dans une zone scolaire. Le policier m’a appelé monsieur et m’a souhaité une bonne journée. 

Malheureusement, certains ne vivent pas la même expérience que moi.

Un rapport dévoilé cette semaine révélait que les Noirs, les Autochtones et les jeunes Arabes sont victimes d’un biais racial important de la part du SPVM.

Sylvain Caron, a déclaré qu’ils n’ont pas de policiers racistes, peut-être juste un peu biaisés. Nous voilà rassurés. 

Les jeunes Arabes auraient environ quatre fois plus de chances de se faire interpeller, alors que cette proportion monterait à quatre, voir cinq fois plus pour les Noirs et les Autochtones. Les femmes autochtones quant à elles auraient 11 FOIS PLUS de chance de se faire arrêter que les femmes blanches.

1100% plus de chances. 

Criss.

Pis comme si ce n’était pas assez, ces chiffres ne comptent que les interpellations officiellement enregistrées. Impossible de mesurer le nombre de fois où les policiers arrêtent des groupes de jeunes personnes racisées sur le bord du chemin pour poser des questions « juste comme ça » sans nécessairement enregistrer leur intervention. 

Comment  s’est défendu le SPVM? 

Son patron, Sylvain Caron, a déclaré qu’ils n’ont pas de policiers racistes, peut-être juste un peu biaisés. 

Nous voilà rassurés. 

Pour ma part, je vais me contenter de laisser ça ici comme ça, sans raison:

Legault fâché contre les méchants écologistes

Mardi matin, trois manifestants associés à Extinction Rebellion ont escaladé le pont Jacques-Cartier, bloquant la circulation pendant quelques heures.

Évidemment, alors que les manifestants exhortaient la classe politique à réaliser qu’on s’approche de la fin de la civilisation, les politiciens ont retenu que ça dérangeait le monde qui écoute Arcand dans leur auto en allant travailler. 

Sauf Québec Solidaire, qui a refusé de condamner l’action. 

C’était parfait pour le premier ministre, qui avait quelqu’un à accuser pour changer de sujet. 

Pour se défendre, les autres partis disent que c’est important de parler d’environnement, mais il faut le faire d’une façon qui ne dérange personne. 

Dans un remix grotesque de 2012, le gouvernement a exhorté Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé à condamner la désobéissance civile, au lieu de parler de changements climatiques. 

Un vent de fraîcheur, ce gouvernement caquiste. 

Pour se défendre, les autres partis disent que c’est important de parler d’environnement, mais il faut le faire d’une façon qui ne dérange personne. 

Pourtant, c’est ça qu’on fait dpuis des années, et regardez où ça nous a menés: les émissions de GES ont augmenté au Canada dans les dernières années. 

C’est peut-être pas si extrême que ça de ralentir le trafic, dans le fond. 

Le gouvernement ne veut pas que vous fassiez pousser votre propre cannabis!

J’en ai parlé il y a quelques semaines: partout ailleurs dans le Canada, les citoyens peuvent faire pousser leur propre cannabis. 

Sauf au Québec. 

On se demandait si le gouvernement mononcle caquiste allait contester cette décision. Nous avons maintenant la réponse: oui. 

Par contre, la Cour supérieure du Québec a récemment statué que le Québec n’avait pas le droit de restreindre ce droit, si le fédéral le permettait. 

On se demandait si le gouvernement mononcle caquiste allait contester cette décision. 

Nous avons maintenant la réponse: oui. 

Le gouvernement croit que de permettre la culture irait à l’encontre de leur approche de prévention, et qu’elle banaliserait la consommation. 

À ça, je répondrai que mon oncle faisait son propre vin dans son sous-sol, et ça ne m’a pas donné le goût de boire plus de vin. 

C’est l’affaire la plus infecte que j’aie jamais bue. 

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