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Allô les chums, je déroge de la formule habituelle parce que j’ai l’doua, mais aussi parce que je suis lâche, je l’avoue.
C’est que Kanye West, l’enfant terrible du rap (although ils sont nombreux à s’affronter pour les honneurs) vient de lancer BULLY, son 12e album studio. Un album au titre éponyme, ai-je le goût d’ajouter tant l’attitude de marde du rappeur a tranquillement bouffé tout le reste.
Et visiblement, ce dernier en est conscient; au-delà du titre à mi-chemin entre l’introspection et la provocation, BULLY revient à plusieurs reprises sur le statut de paria de Kanye dans les 18 morceaux qui composent cet album de 42 minutes.
C’est dur d’être témoin de la dérape de Kanye. Tous ses projets, qu’il soit question de musique, de vidéoclips, de mode, de concerts plus grands que nature, ont été des happenings qui ont largement contribué à façonner la culture, avec un grand C, des 20 dernières années.
Kanye West, c’est la démesure, l’arrogance et le narcissisme au service de l’innovation. Et tant pis pour les victimes collatérales, semble-t-il s’évertuer à beugler à chacune de ses frasques dont il a le secret et qui le placent immanquablement dans la catégorie des antisémites notoires.
Kanye West aurait pu ou dû être l’artiste emblématique du 21e siècle pour son audace, sa polyvalence et la qualité de son travail qui touche à tous les genres musicaux, mais il a complètement cochonné son propre legs. Que faire d’un génie prolifique, mais toxique, que la Grande Faucheuse n’est pas encore venue chercher malgré tous ses excès?
J’ai l’impression que c’est seulement la mort qui pourra réhabiliter Kanye, mais que de son vivant, il est condamné à errer comme les fantômes de son passé.
C’est une tragédie parce que dans d’autres circonstances, BULLY aurait été bien accueilli. C’est une petite pépite après des années d’égarement pour le rappeur qui se fait désormais appeler Ye et qui nous a offert quatre albums ambitieux, mais moribonds au cours des cinq dernières années (les deux volumes de Donda ainsi que les deux chapitres de Vultures, en collaboration avec Ty Dolla $ign).
Non, cette nouvelle offrande n’est pas parfaite, mais elle est écoutable. Et intrigante. Et sans mention de Marilyn Manson dans les crédits. On va le prendre?
BULLY se consomme bien donc, mais est-ce suffisant pour que Kanye retrouve sa place au sommet? Je ne saurais dire, the bar is in hell par sa propre faute et tant qu’à moi il aurait pu y rester.
Comment parler adéquatement de l’œuvre alors sans glorifier l’homme?
Je n’avais pas envie de me débattre seule avec cette question-là, alors j’ai texté Benboubou alias Benoît Lelièvre, mon collègue attitré au beat culture chez URBANIA, qui est aussi un grand mélomane, friand de métal autant que de rap. L’idée derrière? Un texte écrit sous forme de correspondance épistolaire à partir d’un Google doc, question de s’écrire en temps réel.
Ça donne un portrait sans filtre de notre relation avec Kanye comme si vous étiez membre privilégié de notre group chat.
Bienvenue.
VAN : Kanye West, man.
BEN : Je m’attendais tellement pas à ça. En fait, je m’attendais exactement à un album comme celui-ci après YEEZUS, mais pas aujourd’hui.
VAN : Qu’est-ce que tu veux dire par « pas aujourd’hui »? Attends, d’abord, t’as-tu aimé ça, c’est quoi ton call?
BEN : C’est l’album de Kanye que j’ai préféré depuis YEEZUS et qui s’inscrit (en tout cas conceptuellement, je trouve) dans sa continuation. Une sorte de retour sur Terre, comme si les 10 dernières années avaient été un mauvais rêve où il était un edgelord de secondaire 3 aussi cruel que niaiseux, sauf que ça s’est passé pour vrai.
Entre une chanson qui fait l’éloge d’Adolf Hitler et qui se termine sur un extrait de discours de ce dernier ou encore une toune où le rappeur raconte comment il a agressé sexuellement son cousin quand ils étaient enfants… je veux dire, le brasier est pris pis on peut juste le laisser se consumer.
Ah shit, j’ai fait une réponse interminable pis j’ai encore rien dit sur la musique.
Lol, ça va être long.
En date d’aujourd’hui, lundi 30 mars, la couverture culturelle se fait rare. Pas d’anticipation ou de hype avant ni d’enthousiasme après.
Personne ne ressent l’urgence de commenter cet énième comeback, c’est fou. C’est un non-événement, genre.
On dit souvent que le contraire de l’amour, ce n’est pas la haine, mais bien l’indifférence. Et cette indifférence, c’est probablement ce qui va venir à bout d’un narcissique comme Kanye. Et il l’aura bien cherché.
Encore une fois, on est dans le décryptage ici. Jeff Yates (!) pis toute la patente.
J’ai l’impression que BULLY pose plutôt la question : est-ce qu’on est prêt à potentiellement lui pardonner? C’est très habile.
VAN : Mais a-t-il réellement changé? On n’en a aucune idée. Ses fameuses « excuses » ont été tellement tardives et tellement timides par rapport à la quantité phénoménale de marde qui est sortie de sa bouche et de son fil Twitter au cours des cinq dernières années que c’est passé dans le beurre. J’ai vu son petit mea culpa random, j’ai haussé les épaules pis j’ai juste continué ma journée.
Je trouve qu’il semble encore super instable. Et il est tellement loose cannon qu’il pourrait rapidement retomber dans ses niaiseries pis son pattern d’autodestruction.
Pourquoi on aime ça de même, BULLY, Benboubou?
BEN : Je sais pas s’il a changé non plus et je crois que c’est par design. C’est l’auteur Chuck Palahniuk qui disait dans ses cours d’écriture: « ton protagoniste n’a pas à être sympathique, il peut être la pire personne au monde, mais tant qu’il est intéressant, c’est correct. »
Sinon, BULLY c’est musicalement juste un estie de bon album qui reconnecte avec les versions passées de Kanye qu’on a aimé et qu’on aime encore passionnément.
Y’a peut-être un peu de manipulation musicale à l’œuvre ici. Au-delà des paroles, au-delà de la démarche, y’a un aspect nostalgique à BULLY qui rend l’album difficile à ne pas aimer.
Fin de la parenthèse sur Chuck Palahniuk même s’il y a un lien évident à faire entre ce que l’auteur met en scène dans ses livres et le quotidien de Kanye fait de combats invisibles contre ses propres démons.
I see what you did there, Benboubou.
Pour revenir à la musique, j’ai eu le frisson durant quelques morceaux, en particulier ceux qui incorporent des éléments de gospel. Kanye, c’est le roi de l’échantillonnage, cet homme est une médiathèque à lui seul – un peu comme Gregory Charles lolilol. C’est la perte d’accès à cette vaste culture musicale que je déplore quand je le regarde s’enfoncer. C’est la bibliothèque d’Alexandrie qui brûle.
Ye a contribué à raffiner mon palais et j’aurais voulu continuer de le travailler à ses côtés. C’est un artiste que je voulais voir vieillir et devenir encore meilleur avec le temps, comme un bon vin, parce que son amour de la musique rejaillit sur son public qui sort plus averti après l’écoute de ses albums.
Et je pense que c’est un rappel fugace de tout ce qu’il a été et de tout ce qu’il aurait pu être que j’ai ressenti en écoutant BULLY. Voilà, je viens de mettre le doigt dessus.
Blustre (un autre critique que j’aime beaucoup) disait que les choses que Kanye a faites, c’est pas avec des excuses qu’il va les faire oublier. Ce qu’il nous reste, c’est cette déconstruction. Cette introspection dont on ne connaît pas encore la nature. Est-ce un spectacle? Est-ce Kanye qui se parle à lui-même dans les tréfonds des internets? Il nous tient en haleine, le maudit.
BEN : Ouin.
Le pire c’est qu’il a probablement encore assez de loyalistes pour remplir au moins un aréna par ville. Comme le monde qui vont voir Buckcherry ou Three Days Grace jouer dans un parc de glissades d’eau au Kentucky parce que la musique était donc meilleure dans le temps.
Est-il en train de devenir un legacy artist qui peut juste surfer sur ses vieux hits? Je doute que ça lui plaise, mais ça aussi c’est une possibilité.
VAN : Tu paierais-tu pour voir Kanye mettons qu’il venait à Montréal?
BEN : Absolument pas.
VAN : Bon ben c’est réglé.
***
Pièces préfs de VaVa :
FATHER feat. Travis Scott : de la bombe. Une chanson on repeat ce printemps pendant que je me secoue les foufounes…sur le tapis roulant plutôt qu’au club, métabolisme de millénariale gériatrique oblige. Il faut maintenant que je m’étire avant et après avoir twerké.
ALL THE LOVE feat. Andre Troutman : où le vocodeur qui a fait la gloire de la musique dance des années 2010 me fait revivre ma vingtaine et une vibe de fin de film qui donne l’impression que tout est encore possible.
PREACHER MAN : comme Lady Gaga, Kanye West est toujours à son meilleur quand il est vaguement catholique.
LAST BREATH feat Peso Pluma : más español en todo momento para todos, por favor.
Pièces préfs à Benboubou :
KING : Un retour vers old Kanye et un beat qui rappelle un mélange entre l’époque YEEZUS et le vieux Jay Z. Gros namedrop de Kevin Costner aussi.
SISTERS & BROTHERS : La chanson la plus moody du catalogue de Ye depuis Wolves en 2016. Une atmosphère lourde et tendue avec un back vocal clair qui semble flotter dans les ténèbres. Très réussie. Bel usage des samples aussi.
Je ne vous le cacherai pas, ce nouvel opus m’a conquise dès les premières minutes de FATHER, un single tonitruant pourtant lancé en toute discrétion dans la foulée de cet album que les fans n’attendaient plus vraiment. Le rappeur avait commencé à travailler sur ce projet quelque part en septembre 2024, lançant ici et là des concepts vidéo et des singles où sa voix, apparemment endommagée par une consommation excessive de gaz hilarant (ce n’est malheureusement pas une blague) avait été trafiquée par l’intelligence artificielle pour la rendre potable.
VAN : Fuck son vieux cul. Il me fait tellement honte. Je suis frue, ok? Je fais partie de cette catégorie de gens qui a essayé de lui trouver des facteurs atténuants pendant trop longtemps, au nom de son génie créatif (avéré et quand même bien documenté, à ma défense). Parmi les facteurs, il y a l’ascension fulgurante, son engagement politique qui détonnait à l’époque (on se rappellera de sa sortie au sujet de George W. Bush et sa gestion de l’ouragan Katrina), les déclarations tonitruantes avec un fond de vérité (Beyoncé avait vraiment un des meilleurs vidéoclips de tous les temps), la mort subite de sa mère sur une table d’opération, sa débâcle avec Amber Rose, son arrivée dans la famille Kardashian réputée pour sa fétichisation des hommes noirs, le cambriolage de Kim à Paris (on ne parle pas assez de la violence de cette histoire), la paternité, l’addiction pis la trâlée de diagnostics, autisme et bipolarité en tête, agitée comme des drapeaux blancs… Je fréquente beaucoup de forums en ligne pis ce qui ressort, c’est que tous les fans de Kanye West ont comme un « moment » où ils se rendent compte qu’ils ne peuvent plus continuer de le défendre, qu’il est essentiellement irrécupérable et que l’oeuvre est indissociable de l’artiste parce que la violence et la stupidité de Kanye s’invitent dans ses projets.
BEN : Je suis d’accord avec tout ça en théorie et en pratique, mais l’affaire qui rend cet album fascinant, c’est que Kanye n’a pas à faire amende honorable auprès de personne s’il ne veut pas. Il est riche comme Crésus, propriétaire de ses propres moyens de production, il n’a pas à se plier aux exigences de quiconque pour faire de la musique. Il peut faire des albums jusqu’à la fin des temps sans que personne écoute ou choisir de ne plus en faire du tout.
Ça donne un air de sincérité à la démarche. Il a l’air de revenir à lui-même parce qu’il en a besoin et non parce qu’il essaie de séduire une audience. Je ne mets pas de côté la possibilité qu’il s’agisse d’un autre plan de storytelling digne de la WWE, mais pour l’instant on n’a que l’album et l’étrange note d’excuse qu’il a faite paraître il y a quelques semaines pour essayer de déchiffrer la signification de ses décisions créatives et avouons-le, déchiffrer Kanye, c’est la moitié du plaisir.
Pour reprendre tes mots, j’ai l’impression qu’il veut lui-même éteindre le feu et revenir à une ancienne version de lui. Je pourrais me tromper bien sûr, mais on est loin des délires nazis, du gars avec un masque de rubber à la consistance d’une fleshlight sur la tête en entrevue et beaucoup plus près du Kanye que j’ai connu de College Dropout à YEEZUS. La démarche de BULLY m’a l’air personnelle et intime et ça, je trouve ça wild. Il a encore fait de moi un spectateur contre mon gré.
VAN : Le premier paragraphe de ta réponse précédente me fait capoter parce que c’est vrai. Kanye c’est le Anne Robillard du rap. Tsé la madame derrière Les Chevaliers d’Émeraude? Deux multirécidivistes de l’autoédition que rien ne semble pouvoir arrêter. Cela étant dit, je sens les remords dans sa musique. Il sait que plus personne ne l’attend. Le monde continue de tourner sans lui ou plutôt malgré lui. Si tu savais le nombre de personnes autour de moi qui ont fait le saut en apprenant qu’il venait de sortir un album complet seulement pour réaliser qu’ils s’en crissaient de toute façon.
Sinon, je sais pas pour la sincérité. Sérieux, je suis d’avis comme toi que ça reste une démarche égocentrique, qu’il s’ennuie et qu’il ne sait rien faire d’autre que faire de la musique. Ce projet-là est plus pour lui que pour les fans pis c’est ben correct, mais voilà, j’ai l’impression qu’il veut surtout continuer d’écrire son propre mythe, pour faire oublier ses moments moins glorieux des dernières années. Je veux dire, j’ai eu du fun en écoutant BULLY, mais Kanye m’énerve pareil. C’est comme s’il croyait qu’un bon album allait nous faire oublier le reste. Ça va en prendre plus pour nous amadouer. Déjà, juste le fait d’utiliser son fils Saint comme prop, sur la couverture de l’album… Il y a un essai à écrire sur les hommes problématiques qui se rangent derrière une façade de papa impliqué pour redorer leur image publique. Un homme adulte qui se cache derrière ses enfants, ici Saint, mais aussi North West, son aînée, productrice sur la pièce Punch Drunk, ça ne m’incite ni au respect ni à l’admiration, sorry not sorry.
BEN : J’ai aussi l’impression que ça fait partie de son feuilleton mythologique, mais je crois qu’on pense trop loin. On est tous d’accord qu’un album n’altérera pas la trajectoire d’un artiste qui s’autodétruit professionnellement avec autant d’efficacité depuis bientôt 10 ans. Après avoir consulté les paroles, c’est clair qu’il ne demande pas pardon et qu’il dresse plutôt un inventaire des façons dont sa vie est partie en couille depuis The Life of Pablo.
C’est patient et bizarrement humble vu les circonstances aussi, mais je dis ça dans le sens où il a clairement quelque chose à gagner si le public passe l’éponge sur ses transgressions. Dans une optique plus large, cet album pose la question: quand est-ce qu’on pardonne aux gens qui décident de changer? J’haïs ce que je m’apprête à dire, mais c’est fucking intéressant comme manière de poser une question à laquelle tout le monde peine à répondre depuis dix ans. MAUDIT KANYE, C’EST DUR DE T’AIMER, MAIS C’EST BIZARREMENT DUR DE T’HAÏR AUSSI.
Ce n’est pas parce qu’on est dans une démarche d’introspection ou qu’on est suivi en thérapie qu’on est une bonne personne, engagée dans un véritable processus de transformation et déterminée à réparer des pots cassés. Kanye a 100 % le profil du gars sketch qui consulte uniquement dans le but d’instrumentaliser le langage propre à la thérapie pour se dédouaner de ses mauvais comportements et surtout de continuer de faire du mal aux autres.
Genre imagine si BULLY avait floppé, comment il aurait eu un meltdown épouvantable. Il aurait tiré à boulets rouges sur tout le monde en cherchant des coupables partout plutôt que de s’attarder au reflet de son miroir. Fort heureusement pour lui (et pour nous tous, ai-je le goût de dire dans le shitfest qu’est 2026), l’album cartonne. Il a trouvé son public. 50 millions d’écoutes le premier jour de sa sortie, ce qui le place aux côtés du britannique Harry Styles et du phénomène sud-coréen BTS dans les meilleurs départs de 2026. 50 millions d’écoutes et je suis probablement responsable de 5 millions d’entre elles tellement l’album m’a accrochée.
Je pense qu’on se trompe à analyser Kanye comme étant bon ou mauvais, du moins pour l’instant. Cet album, ces excuses, c’est un cliffhanger à la fin du premier épisode de ce qui semble être la nouvelle étape de sa carrière. Est-ce que ce le sera? Comme tu le mentionnes si bien, il vivote tellement d’un côté et de l’autre depuis 10 ans que c’est impossible à prévoir. Mais il utilise cette imprévisibilité pour construire ou reconstruire cette nouvelle version de lui. Avec une blessure au cortex frontal, je pense qu’il va toujours être volatile sur les bords. Après tout, c’est le centre décisionnel du cerveau.
VAN : Omg. Viens-tu juste de namedropper l’auteur de Fight Club dans un texte de Bitchologie comme si de rien n’était? Au secours. Fight Club c’est cringe. En fait, c’est pas le livre ou le film qui sont cringes, c’est le culte autour. Toutes les girly pops savent que si un gars te dit que son film préféré c’est Fight Club, il faut prendre ses jambes à son cou, swiper à gauche ou se promener avec une amulette contenant de l’ail. C’est synonyme d’immaturité émotionnelle ou base de lit complètement inexistante.
Pour te donner un exemple, moi, mon premier contact avec la chanson Strange Fruit de Billie Holiday, c’est via l’échantillonnage de Kanye sur Blood on the Leaves sur l’album YEEZUS. Partir d’une chanson qui parle du lynchage des Noirs dans le sud des États-Unis à un hymne que tu peux chanter dans un club, c’est peak Kanye.
Cet homme aime profondément la musique et il en était un ambassadeur important dans un genre musical, le rap, qui commençait à s’édulcorer, une conséquence directe du long chemin vers les radios commerciales. Kanye a contribué à créer cet équilibre entre le contenu revendicateur propre à la rue pis l’originalité et le travail minutieux, mais aussi le gros fun, l’humour, l’autodérision dont a besoin pour laisser une empreinte durable qui transcende la couleur de peau, les générations et les classes sociales.
BEN : Chuck Palahniuk est l’auteur de Fight Club, mais il est aussi un professeur d’écriture très réputé. Éééénéééweéééé, oui c’est un très bon album à mon avis. Je suis un gars de beat et d’atmosphère pas mal alors des tounes comme King et Sisters & Brothers m’ont énormément plu. La chanson titre aussi. Je regardais la critique d’Anthony Fantano – un hater de Kanye notoire, il a donné 6/10 à My Beautiful Dark Twisted Fantasy, le meilleur de Kanye, tsé – et il a dit de BULLY que c’était « Kanye en mode séduction ». J’ai pas trouvé ça con du tout. C’est une perspective qui se tient.
VAN : Parlant de spectacle, il y a des images qui commencent à émerger sur le web… Kanye va potentiellement partir en tournée avec BULLY et dans la mise en scène du spectacle, qui est évidemment spectaculaire en terme d’ambiance et d’éclairage, on peut voir le rappeur chanter seul sur une immense boule représentant la planète Terre, comme pour nous dire qu’il est encore le roi du monde… mais seulement dans son univers à lui.