6 trucs pour faciliter un break d’alcool

Pour traverser le désert en restant hydraté.

Sur la photo ci-haut, on peut voir mon barman Éric et moi. Je fréquente les Verres Stérilisés depuis maintenant plus de 10 ans, c’est ma deuxième maison. Pour moi, c’est un endroit réconfortant. Ce bar est resté le même alors que ma vie partait dans toutes les directions.

Bien sûr, traîner souvent au bar implique une consommation non négligeable d’alcool, ce qui peut être dangereux lorsque la vie nous entraîne dans un tourbillon de mauvaises nouvelles. Il y a quelque temps, j’ai fait un bon break d’alcool qui m’a apporté de nombreux bénéfices.

Cette pause m’a tellement fait de bien qu’il m’est arrivé d’en refaire des plus courtes de temps à autre. J’ai quelques fois jeuné du houblon d’une à deux semaines pour me permettre de retrouver mon énergie optimale et laisser une fatigue pesante derrière moi.

Que ce soit pour réduire sa tolérance à l’alcool, pour constater l’importance de l’alcool dans notre vie ou simplement pour se faire du bien, des pauses d’alcool peuvent s’imposer dans une vie. 

Laissez-moi vous partager les trucs qui me sont utiles :

1— Être ouvert sur le processus.

« Ah non merci! Je suis en break. » Sept petits mots auxquels personne n’a jamais mal réagi. Un ami, ça veut le mieux pour son ami. Si jamais un ami est réfractaire face à votre pause d’alcool, c’est probablement qu’il a besoin d’une autre personne pour l’accompagner dans son vice. Cet ami est plus ami avec l’alcool qu’avec vous.

Aussi, ça va éviter de se faire offrir de l’alcool gratuitement ce qui, dans mon cas, est extrêmement dur à refuser. J’ai un adage qui dit : « À alcool donné, on regarde pas le goulot! »

D’ailleurs, si vous vous demandez si vous devriez prendre un break d’alcool, la réponse c’est oui si vous avez un adage qui dit : « À alcool donné, on regarde pas le goulot! »

En plus, clamer haut et fort sa pause d’alcool n’obtient pas de commentaires d’« esti que t’es faible » de personne d’intelligent. Ça fait en sorte que les gens vont le savoir et qu’on va éviter de tricher devant eux. Donc, on se sert de ces témoins comme motivation. Se servir de son propre égo contre soi, c’est toujours efficace.

2— Apprécier les bières sans alcool et les mocktails

Break pas break, je m’impose une règle que je ne bois pas d’alcool l’après-midi. C’est pourquoi même si j’ai un podcast qui s’appelle 3 Bières, on me voit souvent avec de la bière sans alcool comme on enregistre avant souper.

J’ai aussi une règle qui m’empêche de boire avant de monter sur scène, donc même devant public, j’ai pris de la bière sans alcool parce que j’étais encore en show plus tard dans la soirée. Dans un verre, ça n’a jamais paru pour l’assistance. J’ai conservé le kayfabe comme on dit à la lutte!

Avec le temps, j’ai eu l’occasion de goûter à une variété impressionnante de bières sans alcool et je suis de plus en plus impressionné! On prend souvent le temps de tester différentes « vraies » bières, mais il y a une bonne variété de bières sans alcool qui existent et qui se défendent bien. J’ai même bu de la bonne IPA sans alcool!

D’autres options peuvent aussi s’appliquer comme des mocktails (cocktails sans alcool). Certains vont prendre des boissons gazeuses, mais comme toutes mes pauses d’alcool sont reliées à la fatigue et que les boissons gazeuses sont caféinées, je m’en tiens souvent à l’eau.

C’est bon se rappeler à quel point c’est bon de l’eau.

3— Tirer des leçons de chaque break

Si j’ai autant de règles reliées à ma consommation d’alcool, c’est entièrement dû à un processus d’essais-erreurs. Si on réussit à intégrer des apprentissages à chaque fois qu’on se prive d’alcool, on aura besoin de moins en moins de ces breaks d’alcool. Dans le fond, je fais des breaks pour continuer à boire, mais plus intelligemment.

Pour cette année, mes règles de consommation d’alcool sont plus claires que jamais. Elles sont faciles à suivre parce que je sais pourquoi je me les impose.

Donc, avant chaque pause, je me demande pourquoi je suis rendu à devoir prendre une pause. Je la fais et je m’assure de ne plus devoir en faire pour cette raison.

4— Ne pas avoir de tentation à proximité

Je suis un buveur social qui apprécie la beuverie en communauté. Dans mon cas, boire chez moi n’est pas vraiment dans mes options, mais si c’est le cas pour vous, ne pas tenir d’alcool chez soi éloignera les tentations. C’est personnellement mon cas avec les chips que j’ai dû mettre de côté dans ma vie à quelques reprises. Je parlerais de mes breaks de patates dans un autre texte. Oui, je suis souvent en break de quelque chose!

Comme je suis souvent dans les bars pour le travail, je suis toujours à moins de 15 pas de pouvoir me commander une broue. Lorsqu’on fait des shows, on a souvent des bières gratuites qui viennent avec notre cachet. En break, une des premières choses que je fais, avant même de déposer mon sac à dos, est de distribuer mes coupons de bières aux humoristes. 

Laissez-moi vous dire que ce n’est pas difficile de trouver des humoristes de la relève prêts à accepter de l’alcool gratuitement!

5— Changer ses habitudes de sorties

Un peu dans la même logique du dernier point, sortir ailleurs que dans les bars et se trouver d’autres lieux à visiter est extrêmement stimulant.

Au lieu de sortir dans des bars de drag queens avec ma femme, on va utiliser l’argent qu’on aurait dépensé pour aller se payer un bon restaurant. Et aussi parce qu’on est trop paresseux pour faire à souper.

Il ne manque pas de divertissement à l’extérieur de votre domicile. Visitez un musée, allez au cinéma, essayez un nouveau sport… Faites quelque chose! Autrement dit, évitez de faire l’association absence d’alcool = absence de plaisir parce que ce n’est pas le cas.

Aussi, en substituant nos visites au bar par d’autres activités, on redécouvre que c’est le fun de se lever tôt et en forme le matin.

Une pause implique une reprise des activités un moment donné. C’est important d’avoir une fin claire. Le plus simple est de se donner un laps de temps. Je crois qu’on doit décider la durée de l’abstention avant de la commencer. Ainsi, on aura une mesure quantitative définie et non qualitative comme « lorsque je vais mieux feeler ». 

Ainsi, on est plus porté à effectuer la vraie période de temps nécessaire et non de l’écourter parce que « Heille je me sens mieux depuis que j’ai arrêté de boire il y a 4 heures! »

Évidemment, mes breaks d’alcool ne sont pas payants pour mon barman préféré, mais en buvant consciemment, je m’assure de pouvoir le visiter pour bien des années à venir!

Ce sont six trucs qui me servent, si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à les partager en commentaire!

Du même auteur

Vous n'allez pas rester là sans rien dire ?
Faites-vous entendre...

mode_comment Afficher les commentaires keyboard_arrow_down keyboard_arrow_up

Dans la même catégorie

Chers gens, cessez de vous vanter de ne pas aimer quelque chose.

Ça en dit plus sur vous que sur ceux que vous ridiculisez.

Dans le même esprit