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5 dépenses qu’on oublie de prévoir à la rentrée scolaire
Vous avez pensé aux 28 duo-tangs, 83 crayons et 9 marqueurs, mais peut-être pas à ceci.
Entendez-vous? C’est le bruit des enfants qui regagnent les cours d’école pour une autre année afin de découvrir le plaisir d’utiliser 17 duo-tangs de couleurs différentes.
Oui, c’est bel et bien la rentrée, au cas où votre algorithme Instagram ne vous ait malheureusement pas poussé 497 photos d’enfants avec leur sac d’école, leur boîte à lunch et une expression mi-sourire, mi-« kill me now » au visage tandis qu’ils regardent la caméra du téléphone de leur parent, si fier.
Le retour à l’école, ça veut aussi dire l’achat d’une multitude d’effets scolaires repertoriés sur une liste sacrée, dont la complétion peut rapidement se transformer en épreuve digne de Survivor Québec quand le crayon en bois de couleur ocre # 7 658 est en rupture de stock. Et ça, c’est sans parler de toutes les dépenses connexes qui surprennent les parents au cours de l’année et qui peuvent vite s’accumuler.
En voici quelques-unes à ne pas négliger dans votre budget.
Les activités de journées pédagogiques
Ah, les journées pédagogiques. Cette douzaine de congés parsemés ici et là à travers le calendrier scolaire et qui compliquent la vie des parents, surtout quand on n’a pas le luxe de prendre congé soi-même ou de travailler de la maison. Heureusement, il est tout de même possible d’envoyer son petit trésor à l’école pour une journée plus ou moins mémorable, selon le budget.
Si vous en êtes à vos premiers pas comme parent d’écolier, vous découvrirez le système de journées pédagogiques à deux vitesses : la journée « activité » (onéreuse) et la journée « maison » (abordable). La première option implique souvent une sortie au zoo, à un centre de plein air ou au Beachclub. La deuxième consiste en des activités de bricolage, dessin, cinéma et jeux à l’école.
Il va sans dire que les parents qui souhaitent que leurs enfants participent aux sorties organisées par le service de garde doivent s’attendre à payer un montant substantiel. Par exemple, l’année passée, une sortie au zoo nous a coûté 45 $. Une autre, dans un centre d’hébertisme, était offerte à 160 $ pour deux jours ; une somme non négligeable.
Les repas traiteur
La préparation des lunchs d’enfants d’âge scolaire est l’un des pires fléaux qui affligent nos sociétés modernes, à égalité avec Cocomelon. Si vous êtes un parent avec beaucoup de broue dans le toupet ou une charge mentale déjà loadée au maximum, il est toujours possible de commander des repas préparés par un traiteur, un service habituellement offert par un fournisseur externe.
Si cette offre est intéressante – autant pour l’économie de temps, la variété des repas offerts et la facilité de la procédure – pour se délester de cette responsabilité quotidienne pas particulièrement enrichissante, elle représente une dépense additionnelle. On parle d’environ 10 $ par repas.
En comptant seulement les 180 journées de classe par année, ça fait un total de 1 800 $ par enfant.
Oui, un lunch préparé à la maison a aussi un coût, mais il peut être réduit d’au moins 50 % avec un peu d’effort. C’est pas mal moins fâchant quand votre enfant vous dit qu’il n’a pris que deux bouchées de son repas « parce que ça me tentait pas de manger ça » à son retour à la maison.
Vive les sandwichs au jambon!
Les activités parascolaires
Tous les parents souhaitent que leurs petits s’épanouissent et aient du plaisir tout en faisant des apprentissages. Quand ils ne capotent pas à l’idée de connaître leurs tables de multiplication par cœur, il peut être intéressant de les inscrire à une activité parascolaire, sur l’heure du midi ou après les classes, pour leur faire apprécier davantage leur temps à l’école.
Cours d’échecs, de karaté, d’initiation à la cuisine, de science… La liste de l’offre parascolaire est longue. La facture aussi peut devenir longue si on souhaite que sa progéniture vive sa best life en prenant part à plusieurs de ces cours. Sauf qu’à 160 $ pour 10 séances de karaté (sans compter l’achat de l’uniforme), et à 175 $ pour 8 séances de laboratoires de science, ça commence à faire mal au portefeuille.
Ça fesse presque plus qu’un mawashi-shuto-uchi (coup du sabre de la main en rond au karaté) en plein ventre.
Les objets perdus
Votre enfant effectue sa grande rentrée à l’école et vous avez identifié 100 % de toutes ses possessions avec une petite étiquette afin que tout lui soit retourné? Petite nouvelle pour vous : il va quand même perdre ses affaires.
Un crayon à mine par-ci, un cahier d’exercices par-là, 82 petites mitaines à travers ça ; tous les élèves du primaire finissent par égarer quelque chose dans l’autobus, la cour de récré ou sur le chemin du retour à la maison. Ça arrive, c’est la vie, mais c’est sûr que c’est un peu plus fâchant quand c’est un iPad qu’une gomme à effacer.
Une portion du budget devra donc être consacrée au remplacement des objets perdus (et des centaines de dollars pour acheter des Airtags si vous voulez vraiment ne plus jamais rien perdre).
Faudra juste trouver le moyen d’attacher ledit Airtag à l’aiguisoir de Laurie-Julie.
Les campagnes de levées de fonds
Les campagnes de levées de fonds et le milieu scolaire, c’est comme un politicien qui chante et le malaise : indissociable. Que ce soit pour acheter du matériel dernier cri, payer un séjour dans une grande ville ou financer le cadeau de retraite de madame Diane, la gentille dame à l’accueil du service de garde qui a toujours voulu avoir une moto à trois roues, toutes les occasions sont bonnes pour récolter des dons auprès des proches des enfants.
Vaut mieux prévoir un peu d’espace dans ses finances pour se procurer des palettes de chocolat, des bouteilles d’huile d’olive et des fidget spinners (les stocks devraient finir par s’épuiser), question d’aider Slayden à atteindre la somme minimum pour faire son voyage scolaire de rêve à Lévis.
Il restera juste à payer un local d’entrepôt pour stocker tout ça.
Varia
Ah, et n’oubliez pas de prévoir de l’argent pour les projets spéciaux, les cadeaux des profs et des éducatrices du service de garde, les traitements contre les poux (et possiblement l’incinération de votre maison en dernier recours), les achats de costumes et autres gogosses pour les journées thématiques et les anniversaires des camarades d’école. Et probablement 800 autres trucs que j’ai oubliés.
Bonne année scolaire!
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