Une pièce québécoise s’invite à la Comédie-Française
On a eu accès aux coulisses de «Lumières, lumières, lumières», d'Évelyne de la Chenelière.
Pour la première fois en un quart de siècle, une pièce québécoise franchit les portes de la mythique Comédie-Française à Paris. Évelyne de la Chenelière, accompagnée du metteur en scène Florent Siaud, nous transporte dans l’univers de Virginia Woolf pour une création qui allie poésie, féminisme et fragilité de l’existence.
Une Première Historique
Le Souffle de Virginia Woolf
Un Dialogue entre les Époques
La force de cette proposition réside dans sa capacité à faire résonner le passé avec le présent. Aymeline Alix, qui interprète Lily Briscoe, souligne la pertinence actuelle du propos : « Ça parle de la condition des femmes à l’époque de Virginia Woolf, mais ça résonne aussi énormément aujourd’hui. » Lily est cette artiste luttant pour son émancipation dans un monde qui lui refuse sa place de créatrice.
Le metteur en scène Florent Siaud décrit son approche comme un « va-et-vient impressionniste dans les couloirs du temps », offrant au public parisien une expérience intime et flottante. En s’installant à deux pas du Louvre, cette production crée un pont magnifique entre Montréal et Paris, célébrant une écriture d’une « délicatesse rare ».

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