Notre-Dame du Stand-up
Saison 4
Sam Boisvert : L’art de perdre avec style
« Est-ce que tu dors? » C’est la question existentielle (et un brin désuète) que Sam Boisvert a eu envie d’écrire à son amoureuse, plume à la main, dans un élan de romantisme nocturne. Entre deux réflexions sur la fin du monde et les frites qui ne sont pas vraiment « maison », l’humoriste a profité de sa soirée à Notre-Dame du Stand-up pour explorer les méandres du rejet et de la nostalgie.
L’automne, la saison où « tout meurt »
Sam Boisvert ne cache pas son affection pour l’automne, une préférence qu’il partageait avec sa grand-mère. Mais là où certains voient des couleurs chatoyantes et des lattés à la citrouille, son aïeule y voyait une poésie plus sombre : « J’aime l’automne parce que tout meurt ». Une phrase réconfortante qu’elle lui lançait avant de lui souhaiter une bonne nuit.
Cette lucidité un peu grinçante semble avoir déteint sur l’humoriste, qui aborde la scène avec une humilité désarmante. Face à un public qu’il juge excellent, il se remémore ces spectateurs stoïques dont le seul but est de ne pas rire, comme pour le détruire. Sa parade ? « Si tu veux vraiment me détruire, fais-moi tomber en amour… charme ma famille, promets-moi un enfant, puis laisse-moi pour quelqu’un qui conduit une Dodge Charger ».
La médaille d’argent de l’amour
Pour Sam Boisvert, aimer sans être aimé en retour n’est pas une tragédie, c’est simplement « la médaille d’argent de l’amour ». On perd la course, certes, mais on finit quand même sur le podium avec un bouquet de fleurs que l’on peut garder pour soi.
Entre lettres d’amour et piscines « olympiques »
Aujourd’hui, l’humoriste tente de renouer avec des formes de communication plus nobles, comme l’écriture de lettres, inspiré par sa mère qui lui en a envoyé une détaillée. Son père, fidèle à lui-même, s’est contenté de signer en bas : « Je suis d’accord ».
Le combat des guillemets et de l’espagnol
La quête de vérité de Sam Boisvert se poursuit jusque dans son assiette. Il s’interroge sur les menus de restaurants qui affichent des frites « maison » entre guillemets. Un aveu de culpabilité de la part du restaurateur qui signifie, selon lui : « Les frites sont faites façon maison, mais pas ici maison ».
Finalement, il nous raconte ses efforts pour maîtriser l’espagnol dans un restaurant latino, où il répète inlassablement sa commande d’empanadas. Tout se déroule à merveille jusqu’à la question fatidique : « Para llevar ? » (Pour emporter ?). Sa réponse, un « Gracias » un peu trop assuré, trahit sa confusion, prouvant que même avec de la pratique, la communication reste un terrain miné.
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