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Montréal-Nord se soulève contre le racisme policier

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Montréal-Nord se soulève contre le racisme policier

16 juin 2026

« Police partout, justice nulle part. » Ce slogan, scandé à pleine voix dans les rues, résume à lui seul le cri du cœur et la colère qui grondent, à la suite de l’enquête visant 16 policiers du poste 39, soupçonnés de gestes racistes. Certains auraient coupé les dreadlocks de citoyens pour les garder comme des « trophées de guerre ».

Dimanche soir, dans le quartier de Montréal-Nord, la tension et l’incompréhension face au profilage racial ne s’essoufflent pas. Entre l’anxiété quotidienne des conducteurs racisés et l’attente interminable de réponses après des drames, les citoyens et citoyennes prennent la parole pour dénoncer un système qu’ils jugent profondément brisé.

Une humiliation quotidienne au volant

Pour plusieurs personnes de la communauté, le simple fait de monter à bord d’un véhicule est devenu source d’angoisse. Les témoignages recueillis lors de la manifestation traduisent une détresse concrète, qui change radicalement les trajectoires de vie.

-Le choix de renoncer : Un intervenant explique l’impact direct du harcèlement policier sur son quotidien : « En fait, moi personnellement en 2019, j’ai décidé de laisser ma voiture parce que j’étais trop souvent arrêté. »

-La peur pour la relève : Ce sentiment d’insécurité se transmet désormais aux générations futures. Un père de famille partage son anxiété face à l’avenir : « Mon fils a 16 ans, il pourrait commencer à conduire mais j’ai peur. J’ai peur qu’il conduise et […] qu’il subisse justement le profilage racial. »

-L’angoisse des contrôles : Même pour ceux qui continuent de conduire, chaque interaction policière s’accompagne d’une charge mentale lourde. Un conducteur confie : « Chaque fois je me fais interpeller en auto, je fais de l’anxiété. » Il ajoute se demander constamment s’il a commis une faute ou ce qui risque de lui arriver s’il descend de son véhicule.

Cette peur viscérale ne touche pas seulement les adultes, mais englobe toute la cellule familiale. Une mère exprime sa profonde inquiétude pour la sécurité de ses enfants qui grandissent à Montréal-Nord.

Le mythe des caméras corporelles

Face aux promesses de transparence des institutions, les manifestants se montrent extrêmement sceptiques, notamment concernant l’implantation des caméras corporelles pour les policiers. L’argument technologique ne convainc plus personne sur le terrain.

« Rien ne prouve la pertinence des caméras corporelles. On a vu plusieurs morts en direct. »

Pour illustrer cette faille, une participante évoque la mort de George Floyd, survenue il y a six ans. Elle dénonce l’hypocrisie du système en affirmant qu’un policier capable de dérives graves saura exactement comment éteindre son équipement pour prétendre ensuite à un problème technique.

L’humiliation et la déshumanisation subies par les communautés rendent les appels au calme et au civisme particulièrement difficiles à accepter pour les victimes de traumatismes.

Une justice qui se fait attendre

Le sentiment d’impunité de la police alimente le cynisme des citoyens. Beaucoup dénoncent un mécanisme d’auto-évaluation biaisé où les policiers enquêtent sur leurs propres collègues pour finalement conclure à l’absence de faute.

Les statistiques évoquées par les manifestants dressent un bilan sombre : des centaines d’enquêtes menées par le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) se sont soldées par l’absence d’accusations contre les policiers impliqués.

Ce résumé a été rédigé en partie avec l’aide de l’intelligence artificielle.

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