Courrier recommandé
Mégan Brouillard et Charles Brunet
Mégan Brouillard et Charles Brunet, deux humoristes qui « pognent » sur le web, se sont prêtés au jeu du Courrier recommandé pour parler d’algorithmes, de Saint-Lambert et lancer des fléchettes (et non des flèches).
Un duo improbable, une conversation qui zigzague entre les anecdotes et les réflexions sérieuses, et un humour qui frappe dans le mille : bienvenue dans l’univers de Mégan et Charles. Entre une discussion sur les écoles secondaires et un débat existentiel sur ce que signifie être « humoriste de la relève », les deux comparses nous offrent un aperçu hilarant et parfois touchant de leur vie et de leur carrière.
La bataille des backgrounds
Dès le départ, Mégan et Charles mettent la table : leurs différences sont aussi flagrantes que leur complicité. Charles, qui vient de Saint-Lambert — mais préfère dire Longueuil pour éviter l’étiquette « bourgeoise » — taquine Mégan sur son alma mater, l’école publique La Poudrière, décrite par cette dernière comme « l’école la plus pauvre de Drummondville ». Le clash est léger, mais révélateur : chacun revendique ses origines avec une pointe d’autodérision.
Humoriste de la relève : un mythe?
Rapidement, la discussion dérive sur une question que tout le milieu humoristique semble poser : c’est quoi, exactement, un humoriste de la relève? Mégan se moque de l’idée qu’on « sort de la relève » comme si c’était un rite de passage officiel. Charles renchérit en pointant l’absurdité de voir Pierre-Yves Roy-Desmarais, qui a rempli le Centre Bell, toujours étiqueté comme tel. Pour eux, cette étiquette est plus une perception qu’une réalité : « Y’a pas un humoriste qui meurt pour qu’on prenne sa place », ironise Mégan.
Succès sur les réseaux sociaux : entre algorithmes et instinct
Quand vient le temps de parler des réseaux sociaux, les deux humoristes déboulonnent un autre mythe : celui du « secret » pour devenir viral. « Si tu mets de la marde récurrente à 5 h, c’est pas mieux », lance Charles, raillant les stratégies marketing trop calculées. Pour eux, la clé, c’est l’authenticité. « Je fais juste des affaires que je trouve drôles », explique Mégan. Et si ça floppe? Pas grave. « L’algorithme va arrêter de le montrer au monde. »
Parents et carrière : le choc des attentes
Les parcours de Mégan et Charles sont aussi marqués par leurs relations avec leurs parents. Pour Mégan, l’humour n’a jamais été une grande annonce. « Ma mère disait : ‘Faites juste quelque chose que vous aimez.’ » Charles, de son côté, a dû convaincre sa mère, qui, il n’y a pas si longtemps, lui envoyait encore des offres d’emploi en naturopathie. « Elle a vu que ça marchait et là, elle est ‘down’. »
Trop d’humoristes au Québec?
La question revient souvent, et Mégan et Charles n’ont pas de temps à perdre avec ce débat. « Si cette personne trouve une audience, tant mieux », tranche Charles. Pour Mégan, l’abondance de nouveaux visages sur scène pousse tout le monde à se dépasser. Et puis, tant qu’il reste des gens pour commander un café au Tim Hortons, tout va bien, non?
Entre les blagues, les réflexions spontanées et les observations parfois absurdes, ce duo nous rappelle que l’humour, comme la vie, c’est un mélange d’autodérision et de passion. Et si l’algorithme peut parfois se tromper, il y a une chose de sûre : ces deux-là, on ne veut pas arrêter de les voir popper sur nos feeds.
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