Entre moi et moi
Entre moi et moi : L’alopécie avec Charles Pellerin
Vous l’avez probablement vu sur scène ou à l’écran. Charles Pellerin, humoriste au sourire contagieux, a récemment ouvert son cœur dans une vidéo intitulée Entre moi et moi : L’alopécie avec Charles Pellerin. Avec une bonne dose d’autodérision et une honnêteté touchante, il partage son parcours face à une maladie auto-immune qui a transformé son rapport à lui-même et à son apparence.
Une histoire de boucles… et de trous
Dans sa vingtaine, Charles avait une chevelure bouclée qu’il avait fini par adorer. Mais en juin 2021, tout bascule : des plaques de poils disparaissent sur sa barbe. Quelques mois plus tard, en vacances en Gaspésie, des trous apparaissent dans sa moustache. Il immortalise ce moment devant le rocher Percé, son sourire presque aussi large que le trou béant dans la roche… et dans sa moustache.
Après une visite chez son médecin, le verdict tombe : il s’agit de pelade, une forme d’alopécie. Une maladie auto-immune où le corps décide que les poils sont des ennemis à éliminer. Au départ, Charles se rassure : ça repoussera. Mais la maladie ne s’arrête pas là. Elle s’attaque à ses sourcils, les amincit au point de lui donner un air de grand-mère adepte des lignes bien trop fines.
La chute (de cheveux)
À Noël en 2021, il ne reste que quelques plaques de cheveux. Charles prend une décision radicale : sa conjointe lui rase la tête dans leur bain. Ce moment intime est suivi d’un souper chez ses beaux-parents, où on lui répète qu’il est beau. Une remarque censée être réconfortante, mais qui le touche différemment. Ce qu’il aurait voulu, c’est juste passer inaperçu, être ordinaire.
Le plus difficile pour Charles, c’est de devoir expliquer encore et encore ce qu’il traverse. Certains collègues ne le reconnaissent même pas. D’autres lisent son nom sur l’affiche d’un spectacle après lui avoir serré la main, comme si son apparence l’avait rendu invisible.
Trouver du sens (et de l’humour)
Malgré les remarques maladroites – comme ce commentaire sur la « pauvre blonde » de Charles – il réussit à transformer cette épreuve en force. Aujourd’hui, il ne s’identifie plus à son apparence. Il a appris à prendre soin de lui, entouré par une famille et des amis qui ne l’ont jamais fait sentir différent. Sa conjointe, d’ailleurs, a été une alliée sans faille.
L’année dernière, il a incarné M. Net pour l’Halloween. L’an prochain ? Le Blue Man Group, pourquoi pas ! Même les costumes deviennent une blague. Plus important encore, sa créativité a explosé. En perdant ses poils, il a aussi perdu un filtre qui l’empêchait d’explorer certains sujets.
Inspirer sans repousser
Un jeune a fait le trajet de Montréal pour venir le voir en spectacle à Tadoussac, simplement parce que l’histoire de Charles résonnait avec lui. Ces moments de connexion sont une des raisons pour lesquelles il ne voudrait pas d’une solution miracle pour faire repousser ses poils. Aujourd’hui, Charles est fier de ce qu’il est devenu : un humoriste qui se reconnaît dans son matériel, et un humain qui s’accepte, avec ou sans sourcils.
***
Pour d’autres témoignages tout aussi touchants (ou pour divertir un coup), abonnez-vous à notre chaîne YouTube et suivez-nous sur Instagram et TikTok pour ne rien manquer!
Identifiez-vous! (c’est gratuit)
Soyez le premier à commenter!