Courrier recommandé
Dominique Fils-Aimé et Ariane Roy
« La musique, c’est donné à tous. N’importe qui peut fredonner une chanson, taper du pied. »
L’émotion comme moteur de création
À l’opposé d’un art formaté, elles revendiquent une pratique artistique qui reflète leur état d’âme sans chercher la perfection ni l’approbation. Et c’est justement dans leur refus du consensus qu’elles trouvent la liberté. « J’ai pas envie que ce que je fais soit dicté par une envie d’être consensuelle. Ce serait une trahison envers moi-même », souligne Ariane Roy.
Créer, c’est aussi déranger
Déranger, dans cette conversation, prend tout son sens. Il ne s’agit pas de choquer gratuitement, mais de troubler les lignes établies pour faire apparaître quelque chose de vrai. Dans leur parcours, cela passe entre autres par le choix d’un genre musical souvent perçu comme élitiste : le jazz.
L’amitié comme ancrage
Et dans cet espace intime, les liens d’amitié peuvent même remplacer les liens familiaux traditionnels. Comme le dit Ariane Roy : « Mes chums de femmes, j’ai l’impression qu’à cause d’elles, je suis la personne que je suis. »
Vers un art accessible… et nécessaire
Cet échange laisse entrevoir une vérité essentielle : l’art n’a pas besoin de permission. Et exister, c’est parfois déranger — en douceur, mais avec fermeté. Pour celles qui prennent la parole ici, déranger n’est pas une provocation vaine, c’est une conquête de soi. Une façon non négociable d’habiter pleinement le monde.
Alors, à vous qui créez, dansez, écrivez ou simplement cherchez votre voix : autorisez-vous à déranger. Parce que dans le fond, c’est peut-être là que commence la liberté.

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