Santé mentale
Annie Guglia et la santé mentale : En équilibre sur la planche et dans la tête
Comment le skate et la santé mentale vont main dans la main
Annie Guglia, skateboardeuse pro, ambassadrice de la fondation Jeunes en tête, et humaine en pleine découverte d’elle-même, a appris à gérer son anxiété comme on apprend à rouler sur une rampe : en tombant, en se relevant, et en trouvant son équilibre.
« Pendant 26 ans, j’ai juste mis ça en dessous du tapis », confie-t-elle en parlant de son anxiété. Mais vient un moment où le tapis est trop bosselé pour continuer d’ignorer ce qui s’y cache. C’est vers 26-27 ans qu’Annie a mis un mot sur ce qu’elle ressentait depuis toujours, un truc dont on parlait à peine il y a 20 ans : la santé mentale.
L’équilibre, sur la planche comme dans la tête
Pour Annie, tout est une question d’équilibre. Le skate, la vie, les émotions. Être heureux, c’est bien, mais pour l’apprécier, il faut parfois traverser des moments plus sombres. L’important, c’est d’accepter ce mouvement constant, ces hauts et ces bas qui nous rendent humains.
Le skate, ce n’est pas juste une passion, c’est un fil rouge qui relie toutes les parties de sa vie. « Ça m’aide à passer à travers la vie, peu importe si c’est facile ou difficile », explique-t-elle. Pour quelqu’un d’autre, ça pourrait être le hockey, la musique ou la poterie, mais pour Annie, c’est la planche à roulettes qui lui permet d’avancer.
D’échec en victoire
Aller aux Olympiques, c’était son grand rêve, son plus gros défi. Elle a suivi tout le processus de qualification, s’est entraînée sans relâche, mais lors de la dernière compétition, ça ne s’est pas passé comme prévu. « Ayoye, là, c’est un échec », se souvient-elle en riant, preuve qu’avec du recul, même les plus gros coups durs finissent par faire partie du parcours.
De retour à Montréal, elle se retrouve dans un skatepark face à un père et ses deux filles :
— « C’est quand que tu pars pour les Olympiques? »
— « Ah, j’y vais plus… »
— « Ben, si ça peut être une consolation, mes filles ont commencé à skater parce qu’elles t’ont vue à la télé. »
Et c’est là qu’Annie réalise que son impact dépasse largement ses propres ambitions. Peut-être qu’elle n’a pas atteint son objectif ce jour-là, mais elle a inspiré une génération à monter sur une planche. Des jeunes filles, des personnes LGBTQ+, qui se sentent plus à l’aise dans un skatepark parce qu’elles l’ont vue, elle, occuper cet espace.
« Finalement, je suis allée aux Olympiques », ajoute-t-elle avec un sourire en coin. Comme quoi, la vie trouve toujours un moyen de nous faire rouler plus loin qu’on l’aurait cru.
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