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Notre-Dame du Stand-up
Saison 3

Alex Hamel et Saint-Tite, les photos de phallus et l’intimidation

On espère que vous avez mis vos plus beaux habits parce que c’est au tour du très élégant Alex Hamel de bénir les planches de Notre-Dame du Stand-up.

Versatile, Alex Hamel jase d’entretien paysager, de partitions musicales et de mises en garde sur les paquets de cigarettes. Que voulez-vous, c’est si inspirant, les photos de pénis non sollicitées!

Avec un style assumé, un piercing dans le nez et quelques vannes bien tapées, Alex Hamel réussit à mêler le personnel et l’universel. Il se moque de ses intimidateurs, de son père qui le conseille de prendre des Tylenol pour « passer » sa réflexion sur sa sexualité, et surtout, de l’ignorance ambiante qui entoure souvent l’identité de genre et l’orientation sexuelle.

Une éducation sexuelle à revoir… sérieusement

Et cela va encore plus loin. L’artiste s’attarde sur son propre manque de connaissances : avant une conversation impromptue avec son amie dans une voiture, il ignorait ce qu’était un stérilet. Les moyens de contraception? Il en connaissait à peine deux ou trois. Et Alex n’est pas un cas isolé. Cette ignorance, il la dénonce comme un reflet d’un système d’éducation défaillant et sexuellement analphabète.

Tatouages inspirants ou clichés gravés en peau?

Dans la dernière partie de sa performance, Alex s’attaque à un autre phénomène courant chez les millénariaux : les tatouages aux phrases toutes faites. Du classique « Live Laugh Love » jusqu’à « Forever Young » tatoué sur une cuisse vieillissante, il dénonce les messages creux qu’on choisit de rendre permanents. Pour lui, la peau ne devrait pas devenir un bloc-notes existentialiste ni un panneau publicitaire de nos blessures.

Sa critique est hilarante, mais aussi douloureusement vraie : nous nous faisons tatouer non pas ce que nous sommes, mais ce que nous aspirons à être — ou pire encore, ce que nous voulons que les autres perçoivent. Un coup de gueule déguisé sous une avalanche de punchlines.

Rire, réfléchir, exister

À travers cette performance livrée sans tabou sur la scène d’Urbania, Alex Hamel se révèle comme une voix aussi drôle que nécessaire. Son regard sur les rapports humains, les préjugés et les absurdités contemporaines fait mouche. Il jongle avec l’autodérision, le malaise et la critique sociale avec une dextérité déroutante.

Rire avec Alex Hamel, c’est accepter de pointer les travers d’une société qui bâcle encore trop souvent ce qui devrait être fondamental : l’éducation, le respect du consentement, l’identité. Et en passant, si vous avez un tatou « Dream Big » et que vous bossez au dépanneur du coin — il vous aime quand même. Mais il vous regarde un peu de côté.

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