\nCette semaine, mon collègue Hugo est allé à la rencontre de jeunes cégépiens et cégépiennes pour jaser de politique en vue des élections du 5 octobre. Ce n’est rien de très surprenant, pour un média destiné aux jeunes adultes que d’aller parler à… de jeunes adultes. Pourtant, le vox pop est rapidement devenu viral et a suscité des centaines de commentaires, certains sur les propos trop wokes de ces jeunes et d’autres sur le corps des jeunes femmes allumées qui osaient prendre la parole. La section commentaires s’est transformée en un véritable dépotoir de misogynie, à un point tel qu’on a dû la désactiver, même si le mal était fait. \n
Si les propos de ces jeunes ont fait réagir beaucoup d’internautes, c’est le contenu de ces réactions qui m’a choquée. Certains diront peut-être qu’il ne s’agissait que de trolls et autres mononcles échoués du mauvais côté des algorithmes. Mais peut-être aussi qu’on est trop habitués à traiter le corps des jeunes femmes comme des objets appartenant au discours public.
Alors, j’aimerais que nos corps de jeunes femmes soient considérés pour ce qu’ils sont, soit un médium pour entrer en contact avec le monde plutôt qu’un champ de bataille politique à commenter, à analyser, à posséder et à contrôler.
\nJe vous invite donc à redécouvrir ces contenus URBANIA pour réfléchir avec nous au corps des femmes : ses exigences, ses limites et la place qu'on lui permet de prendre, même en 2026.
Adèle Décary-Chen
Coordonnatrice
URBANIA