\nHier soir, j'ai eu la chance de voir l'excellent Teenage Sex and Death at Camp Miasma de la réalisatrice Jane Schoenbrun au cinéma après l'avoir manqué lors de son passage à Fantasia.
\nSur fond de slasher un peu méta et de comédie camp, on y voit la quête de la jeune réalisatrice Kris (Hannah Einbinder) pour enfin assumer ses désirs. Elle sera aidée (la maudite chanceuse) par Billy, une scream queen devenue recluse, interprétée par une Gillian Andersen qui, elle, assume à 100 % les éveils queer qu'elle a suscités.
\nTrop anxieuse, trop dans sa tête, à force de tout intellectualiser, Kris n'arrive pas à faire cette chose qui semble si naturelle pour la majorité des gens : avoir du sexe. Du bon vieux sexe décomplexé, parfois un peu awkward, mais toujours plaisant. En visionnant le film (et en étant triste que Gillian Andersen n'était nulle part pour m'apprendre ces choses quand j'étais jeune), j'ai beaucoup pensé à l'article que notre collaboratrice en or Myriam Daguzan Bernier m'avait soumis plus tôt pendant la journée. \n
\nDans cette nouvelle chronique, elle parle d'anxiété de performance chez les hommes. Selon la sexologue, un peu comme Kris, les hommes seraient un peu trop dans leur tête pour pleinement habiter leur corps. Mais contrairement à Kris qui éprouve du dégoût face à ses désirs, les hommes, eux, ressentiraient surtout une profonde anxiété à performer leur genre, une injonction qui prend malheureusement le pas sur leurs désirs. À lire, peu importe votre identité de genre. Parce que la bienveillance et le bien-être, c'est pour tout le monde. \n
Parlant de bien-être, Jean Bourbeau a fait un tour à bord d'une Mustang recouverte d'autocollants. Au risque d'en surprendre plusieurs, j'adore les Mustangs, mais ce n'est pas pour ça que ce texte m'a franchement mis la larme à l'œil.
\nPuisque vous semblez avoir bien aimé mon texte (🥰) que je vous ai partagé lundi sur l'importance d'être cringe et d'un peu moins sortir son cell dès que quelque chose attire notre attention, voici Jasmin Lavoie qui réitère en ce sens. Veut-on vivre des expériences ou simplement les montrer?
À méditer,
\nAudrey,
Adjointe à la rédaction et grande prêtresse des infolettres URBANIA
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