\nÀ voir mon fil d’actu, tout le monde était à Baie-Saint-Paul ce week-end. Moi, j’ai plutôt assisté aux premières virées de ma fille sur vélo à deux roues. Et c’était autrement plus gratifiant.
Des moments comme ça, et l’âge, font que le FOMO s’estompe peu à peu. Ne perdez pas espoir, les jeunes.
\nDans mes nombreuses vies de journaliste, je travaillais en Mauricie il y a 20 ans. Une fin de jeudi de janvier 2007, on a reçu le courriel du webmestre d’une petite municipalité appelée Hérouxville. Il nous présentait un « code de vie » destiné aux immigrants (à peu près inexistants là-bas) pour leur intimer de ne pas lapider les femmes sur la place publique. Entre autres.
\nC’était une réponse maladroite à la pseudo-« crise des accommodements raisonnables », qui divisait l’opinion publique. Notre couverture s’est bornée à un bref texte le vendredi, relégué à la fin des nouvelles.
\nMais quand l’histoire a fait la une de La Presse le lendemain, c’est devenu une affaire nationale. Mon affectateur de l’époque m’a dépêché d’urgence à Hérouxville pour rattraper ce qu’il considérait auparavant comme une simple bizzarerie.
\nÇa m’a appris que les histoires de région, qu’on regarde parfois de haut à Montréal, recèlent parfois de vraies pépites. Mon collègue Jean Bourbeau revient aussi de Mauricie, avec un reportage sur l'affrontement entre le citoyen Éric Turgeon et le maire de Shawinigan.
Et je vous préviens, ça se lit comme un (excellent) roman.
Jean-Philippe
Directeur éditorial d'URBANIA
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