\nCe week-end, pour une raison que j'ignore complètement, certains politiciens se sont dit choqués de voir une bande de néonazis dérouler une bannière arborant un slogan raciste à Shawinigan.
Attention, mon hébétude ne provenait pas du fait que je suis d'accord avec ce groupe. Loin de là.
\nPlutôt, j'ai envie de demander à ces politiciens à quoi ils s'attendaient, au juste. En anglais, nous avons cette fantastique expression qui me frise le bout de la langue chaque fois que je vois quelqu'un récolter exactement ce qu'il a semé : fuck around and find out. Ainsi, à force de parler des taux d'immigration qui signeraient l'arrêt de mort de la culture québécoise et d'insister pour que les femmes qui achètent la même nuance de fond de teint que moi fassent plus d'enfants, ce qu'on a vu en Mauricie, c'est exactement ce qui devait se passer. À force de prononcer des discours riches en dog whistles, on ne peut pas siffler comme un épais quand la meute accourt. \n
Pour décortiquer le phénomène, la téméraire Salomé Maari s'est entretenue avec un expert en radicalisation et extrémisme. Un article plus que nécessaire vu l'ampleur que prennent ces mouvements.
\nEt parlant d'hommes qui manquent de loisirs, Benoît Lelièvre vous fait son compte rendu du film Obsession, un long métrage qui obsède sans doute votre entourage à l'heure où on se parle. Je l'ai moi-même vu et laissez-moi vous dire qu'il ne laisse personne indemne et que je suis heureuse de voir les débats enflammés qu'il suscite.
\nMettez-vous au frais et lisez ces contenus bouillants faits par des journalistes qui ont la rage au cœur. La rage de vous informer, oui.
Audrey B.,
Adjointe à la rédaction et grande prêtresse des infolettres URBANIA
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