\nLe 24 avril dernier, ma collègue Salomé Maari publiait un article sur un regroupement de travailleuses du sexe qui prévoyait faire la grève lors du week-end de la F1, un événement si dommageable pour l'environnement qu'il justifie à lui seul qu'on ait éliminé les pailles en plastique des cinémas et cafés. \n
Réjouissez-vous : chaque fois que vous mâchez votre matcha latté à travers une paille en carton, un millionnaire peut regarder quelqu'un faire des vroums vroums en rond sur l'île Notre-Dame avant d'aller se payer une travailleuse du sexe, le soir. C'est un effort de groupe, OK?
\nEn réponse à cet article, Salomé a cette fois-ci rencontré le collectif Pleasers on the Ground, formé majoritairement de danseuses racisées, queer et trans, soient les plus vulnérables du milieu. Celles-ci s'opposent à la grève et à l'élimination du fameux « service bar » dont on vous avait parlé le mois dernier. Selon elles, ce montant à payer permet une certaine égalité entre les différentes danseuses. Comme quoi, chaque médaille a ses deux côtés. \n
Aussi au menu : une entrevue avec la militante Léa Clermont-Dion, le journaliste Jasmin Lavoie vous explique les conséquences funestes des nouvelles applications de paris en ligne et un plaidoyer pour revoir notre définition de la famille.
Comme ça prend un village pour élever un enfant, notre village à nous fait du maudit bon contenu.
Audrey B.,
Adjointe à la rédaction et grande prêtresse des infolettres URBANIA
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