\nÇa faisait plus d’un an que je traînais cette idée-là. Replonger dans un monde qui m’était devenu étrangement étranger. Le mien, mais sans Internet. Fini, le iPhone, Google, Instagram et toute la patente. Une envie de tout débrancher. Pas comme un appel à l’aide, mais pour voir ce qu’il reste quand le voile numérique tombe.
\nÀ un moment donné, je me suis dit que c’était maintenant ou jamais. Alors hop : achat d’un bon vieux flip phone, Wi-Fi débranché, et me voilà parti pour 30 jours en mode pré-MSN Messenger. Un nouveau quotidien rempli d’a priori, d’inconnu et de petits réflexes à réapprendre… Puis, tranquillement, cette étrange impression de vivre en marge du monde.
\nÇ’a été profondément plus éclairant que pénible. La sobriété numérique offre une rare occasion de prendre un pas de recul sur notre rapport aux écrans… et sur tout ce qu’on finit par accepter comme normal, jusqu’au moment où on s'arrête vraiment et réalise à quel point on est rendus loin. Peut-être même plus qu’on aimerait l’admettre.