Les entrevues d’Hugo Meunier
Saison 02 - Ép. 20
Soraya Martinez Ferrada : une mairesse en action
Soraya Martinez Ferrada: une mairesse en action
« Je crois à l’authenticité, même quand ça va pas bien… les gens t’ont élue pour te faire confiance puis dire la vraie affaire quand c’est le moment. »
C’est avec franchise que Soraya Martinez Ferrada, élue en novembre dernier comme deuxième mairesse de l’histoire de Montréal, s’est confiée en grande entrevue. Presque 100 jours après le début de son mandat, celle qui a succédé à Valérie Plante et huit ans de Projet Montréal ne chôme pas.
Une mairesse de proximité, même dans les nids-de-poule
Cette volonté d’être « vraie » marque son début de mandat. Que ce soit pour déplorer l’état de la machinerie de déneigement ou pour annoncer que le pire est à venir avec le dégel, elle refuse de se défiler. « Je peux bien essayer de me défiler sur une situation, ils [l’ancienne administration] sont plus là. Fait que moi je peux juste m’attaquer à la tâche là maintenant. »
L’itinérance : une priorité existentielle
Au-delà de la gestion des infrastructures, c’est le dossier de l’itinérance qui occupe le cœur de ses préoccupations. Fidèle à sa promesse électorale, elle a triplé le budget alloué à cette crise. Pour elle, voir des campements sur la rue Notre-Dame chaque matin est inacceptable. « Tant et aussi longtemps qu’on a des gens qui vivent… des Montréalais qui vivent dans des tentes, ben on a échoué comme société. »
Une vision métropolitaine et solidaire
Alors qu’elle franchit le cap des 100 jours le 20 février, la mairesse mise sur la transparence totale. Lettres de mandat publiques, objectifs clairs et présence constante sur le terrain : Martinez Ferrada veut rétablir le lien de confiance avec les citoyens. Entre la gestion de la bureaucratie montréalaise et les défis sociaux criants, elle semble prête à affronter la tempête, un nid-de-poule à la fois.

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