Balado URBANIA
Saison 02 - Ép. 05
Marier son meilleur ami gai, tout le monde est addict et une date avec Apéro Sexo
Saison 2 | Épisode #5
Cette semaine, Flo s’intéresse au retour des lavender marriage, Gab se demande si tout le monde est pas en train de devenir addict, et pour la Saint-Valentin, elles accueillent Rozi et Andrée d’Apéro Sexo pour parler du rapport des jeunes au dating.
Florence : 🌸 les lavender marriages
Un lavender marriage, c’est une pratique qu’on a un peu découvert dans les années 1920, pis c’était essentiellement quand un couple se formait entre femme et un homme, et que soit l’un ou l’autre, ou même les deux personnes étaient homosexuelles. À l’époque, ça permettait à certaines personnes (surtout des célébrités) de cacher leur orientation sexuelle tout en profitant de tous les avantages qu’offre notre société aux couples.
Aujourd’hui, ce serait la Gen Z qui se ressaisirait de ce concept-là et qui étendrait la définition du lavender marriage pour inclure toutes sortes d’accords entre deux personnes qui veulent faire vie commune, mais pas coucher ensemble. La tendance serait-tu à l’amour platonique? On dirait que oui!
Pis pour vrai, je comprends un peu pourquoi :
Parce que premièrement, bin la vie coûte fucking cher (se loger tout particulièrement) pis qui dirais non à splitter une facture en deux ou à avoir accès à plus de prêts et bourses?
Pis finalement, bin les jeunes adultes ne priorisent pas leur vie sexuelle comme le font les générations qui les précèdent, pis certains pratiquent carrément l’abstinence.
Bref, dans ce contexte-là, splitter une hypothèque avec son meilleur ami qu’on aime trop mais qu’on toucherait jamais même avec un bâton, ça devient une option alléchante pour certains jeunes.
Gabrielle : 🫥 nos dépendances
Cette semaine, j’ai beaucoup réfléchi sur l’addiction.
Avant de t’en parler, je te fais un cours éclair : l’addiction c’est une condition chronique qui nous pousse à répéter compulsivement une action malgré ses conséquences négatives sur notre santé ou notre bien-être. Les exemples évidents ici c’est des grands classiques comme l’alcoolisme, le jeu compulsif ou la toxicomanie.
Dans le fond, notre cerveau devient accro au rush de dopamine, donc au sentiment intense de plaisir créé par le geste ou la consommation.
Mais est-ce que c’est grave pour autant ?
Ma question là, c’est qu’est-ce qui se passe si on développe des addictions qui ne sont pas aussi « graves » que la dépendance à l’alcool, par exemple ? On a beaucoup d’études sur les dépendances classiques, mais aucune sur la dépendance à TikTok ou à Sephora.
Je t’annonce rien de nouveau, mais on est surstimulés, pis ben c’est un problème, parce que cette recherche constante de plaisir et de dopamine-là est nocive pour notre santé mentale. Pis en sachant ça, c’est difficile de départager « affaire qui me fait du bien » et « geste nocif pour ma santé ».

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