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Les entrevues d’Hugo Meunier
Saison 02 - Ép. 23

La fabuleuse histoire de Valérie Maltais

Rencontre entre deux compétitions pour la quintuple médaillée olympique

La patineuse de vitesse Valérie Maltais rentre tout juste d’Italie où elle a décroché trois médailles aux Jeux olympiques de Milan-Cortina, en plus d’avoir été une porte-drapeau de la délégation canadienne lors de la cérémonie de clôture.

On a eu la chance de passer un moment avec, entre ses 12 000 entrevues et avant son départ vers les Pays-Bas pour les championnats du monde prévus cette semaine.

Un retour aux sources chargé d’émotion

Ce désir d’accessibilité prend racine dans son propre passé. Jeune patineuse, elle trouvait les membres de l’équipe nationale intimidants. Elle s’était alors fait une promesse, racontée par son père : « Moi quand je vais être sur l’équipe nationale, tout le monde va pouvoir me parler ». Aujourd’hui, elle honore cette parole avec une sincérité désarmante.

12 000 km de vélo

Le succès de Valérie au 3 000 mètres et au 1 500 mètres n’est pas le fruit du hasard, mais d’une restructuration complète de son entraînement. À 35 ans, elle a troqué la force brute pour une approche physiologique ultra-précise. « C’est sûr que j’ai pas besoin de m’entraîner plus fort. Il faut comprendre qu’est-ce que j’ai de besoin pour m’entraîner mieux », explique-t-elle.

Cette préparation a inclus 12 000 km de vélo l’été dernier et des blocs d’entraînement à la chaleur pour augmenter son volume sanguin de manière légale. Arrivée à la ligne de départ, le doute s’était dissipé pour faire place à une confiance absolue : « J’pense que c’était ma préparation la plus optimale de ma carrière. […] Je me suis entraînée comme une championne olympique avant d’avoir le résultat ».

Plus qu’une athlète : une mentore engagée

Au-delà des podiums, Valérie Maltais s’implique dans le débat sur le financement du sport d’élite au Canada. Elle appuie les cris du cœur de ses collègues comme Laurent Dubreuil concernant le sous-financement chronique qui menace la relève. Pour elle, la fierté nationale ne devrait pas reposer uniquement sur les sacrifices personnels des athlètes.

Alors qu’elle remplit son journal intime — une habitude qu’elle cultive depuis ses débuts — Valérie prépare déjà la suite : un projet de livre ou de biographie pour transmettre ce qu’elle a appris. Non pas pour dire « faites comme moi », mais pour montrer que derrière la médaille d’or, il y a une femme qui, chaque jour, choisit de repousser ses propres limites.

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