Balado URBANIA
Saison 04 - Ép. 10
Humaniser la mort avec Hugo Meunier
« Est-ce que c’est le début d’une atomisation de ce genre d’alternative-là? Est-ce qu’on va laisser les gens mourir de manière un peu moins générique qu’auparavant? ».
C’est la question fondamentale posée par Jean Bourbeau à son collègue Hugo Meunier dans le dernier épisode du balado URBANIA. Au cœur de leur discussion : le Micromag « Humaniser la mort », un reportage qui suit des familles ayant choisi l’accompagnement en fin de vie à domicile grâce à l’organisme Aux trois sentiers.
Mourir dans ses meubles
Pour Hugo Meunier, l’idée de ce reportage est née d’un constat simple : la fin de vie à l’hôpital manque souvent d’« humanité » et de « finition ». Il évoque le traumatisme de nombreuses familles durant la pandémie, séparées de leurs proches dans des moments critiques.
« Si je peux finir mes jours couché quelque part où je me sens chez moi, et qu’il n’y a pas un petit rideau qui me sépare d’une personne à côté, et que je ne mange pas du manger mou pas bon d’hôpital, je pense que je vais être zen et que je vais être capable de laisser aller » – hugo meunier
L’organisme Aux trois sentiers propose justement cette alternative : permettre aux gens de s’éteindre dans le confort de leur foyer, entourés de leurs souvenirs et de leurs proches. Pour Hugo, c’est une manière de reprendre le contrôle sur « l’affaire la plus terrifiante qui soit ».
Le cas d’André Provencher
Le reportage met en lumière l’histoire touchante d’André Provencher, une figure connue du milieu médiatique québécois et ancien collègue d’Hugo Meunier. Atteint d’un cancer du pancréas fulgurant, il a pu passer ses trois derniers mois chez lui, dans son salon, plutôt que dans une chambre d’hôpital impersonnelle.
Un système à bout de souffle, une solution concrète
Au-delà de l’aspect émotionnel, le reportage souligne un enjeu politique et social majeur. Le programme dont bénéficie Aux trois sentiers est actuellement en péril, ayant été touché par des coupes liées à la Loi 2 sur les médecins spécialistes.
Pourtant, les bénéfices sont tangibles. En plus du gain humain inestimable pour les patients et leurs familles, ce modèle permet de désengorger le système de santé. Hugo Meunier précise que ce programme a déjà permis de sauver environ 1000 jours d’hospitalisation. « C’est une solution constructive. Pour moi, c’est juste une solution tangible, concrète, ça marche », martèle-t-il.
Mourir chez soi demande toutefois une certaine logistique : il faut être volontaire, disposer d’un environnement salubre et, surtout, pouvoir compter sur des proches aidants présents au quotidien, puisque l’équipe médicale n’est pas là 24h/24.
En explorant ces « nouvelles manières de mourir mieux », le reportage d’Hugo Meunier nous invitent à réfléchir sur notre propre finitude et sur l’importance de personnaliser ces derniers rituels, loin de la standardisation hospitalière.
Pour voir le Micromag complet d’URBANIA, c’est juste ici .
Ce résumé a été rédigé en partie avec l’aide de l’intelligence artificielle.

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