Urbania

URBANIA débusque l'incongru, magnifie l'ordinaire et porte son regard au-delà des lieux communs et des sujets galvaudés. Avec un sourire en coin.

    Plaque d’immatriculation 2.0

    Deux vis, une fleur de lys, trois lettres, trois chiffres et une devise dont personne ne comprend la signification. Chaque jour, au Québec, la plaque d’immatriculation est vue par des millions de personnes. Pourtant, son design est certainement l’un des plus insignifiants du paysage québécois : on a beau la retourner dans tous les sens et la fixer sur la Porsche de Guy Laliberté, elle n’en demeure pas moins… vraiment plate.LE DÉFIPour son édition estivale sur le design, Urbania vous propose de redesigner et repenser la sacro-sainte plaque d’immatriculation.L’OBJECTIF ?  Embellir le paysage visuel québécois. Rien de moins.LA RÉCOMPENSE ? Voir les fruits de votre travail dans notre prochain numéro sur le design.LES RÈGLEMENTS• Vous devez conserver les trois chiffres et les trois lettres, ainsi que le nom de la province.• Vous pouvez modifier toutes les autres composantes (la devise, la forme, les couleurs…).• Dans la mesure du possible, la plaque doit être réalisable et doit pouvoir s’installer à l’arrière d’un véhicule.• La date limite pour la remise du matériel est le 15 mai 2009.Deux vis, une fleur de lys, trois lettres, trois chiffres et une devise dont personne ne comprend la signification. Chaque jour, au Québec, la plaque d’immatriculation est vue par des millions de personnes. Pourtant, son design est certainement l’un des plus insignifiants du paysage québécois : on a beau la retourner dans tous les sens et la fixer sur la Porsche de Guy Laliberté, elle n’en demeure pas moins… vraiment plate.Deux vis, une fleur de lys, trois lettres, trois chiffres et une devise dont personne ne comprend la signification. Chaque jour, au Québec, la plaque d’immatriculation est vue par des millions de personnes. Pourtant, son design est certainement l’un des plus insignifiants du paysage québécois : on a beau la retourner dans tous les sens et la fixer sur la Porsche de Guy Laliberté, elle n’en demeure pas moins… vraiment plate.

    Ça parle de sexe

    Deux filles avec des voix de Laure Waridel qui parlent de soft porn et de sexe dans les toilettes universitaires à l'émission de Christiane Charette, ça fait toujours de l'effet. Surtout quand il s'agit de notre rédactrice en chef et de la star du tease, Ariel Rebel. En voici la preuve.

    Place Ville-Marie

    Depuis 1962, la Place Ville-Marie veille sur Montréal, du haut de ses 45 étages. Véritable pont entre les labyrinthes sous-terrain et le ciel plein de smog, c’est plutôt difficile de la manquer. Chaque jour que le bon Dieu fait, son imposante ombre cruciforme se charge de bénir les hommes d’affaires en complet, les commerçants et les touristes.

    Place Ville-Marie en chiffres

    Située au 1, Place Ville-Marie (tiens donc, original), la Grande Dame abrite plus de 80 restaurants et boutiques, trois ou quatre robineux et des centaines de milliards de dollars virtuels. Elle aurait bien voulu mesurer plus de 617 pieds, mais elle a dû se soumettre à quelques réglementations limitatives. Ce n’est pas grave, on la trouve pas mal sexy de même.

    Place Ville Marie – Les courriers à vélo

    Enfants mal-aimés de la grande famille de la Place Ville-Marie, les courriers à vélo ne sont pas toujours appréciés à leur juste valeur. Comme leurs cuissards et leurs souliers sales jurent un peu avec les complets Armani et les bottillons cirés des occupants du building, on leur demande gentiment de rester dehors s’ils n’ont pas de colis à livrer. Leur quartier général se résume donc à un simple banc de parc.

    Place Ville Marie – Michel Delisle

    Ce sont des professionnels comme Michel Delisle qui s’assurent de faire disparaître les traces de doigts, la poussière de la ville et les fientes de goéland sur les 7680 fenêtres de la Place Ville-Marie. Printemps et automne, ils effectuent le grand ménage. Mais que font les businessmen, l’hiver et l’été, devant leur immense baie vitrée toute crottée? Ils endurent.

    Place Ville Marie – Le gyrophare

    À quoi sert le gyrophare sur le toit de la Place Ville-Marie? Est-ce un point de repère pour les avions? Un rayon laser qui pourra sauver Montréal d’une éventuelle attaque extra-terrestre? Un signal de détresse pour appeler Batman? Un spot light géant utilisé lors des soirées rave et qu’on a choisi d’entreposer là? La vraie réponse est pas mal moins trippante que toutes ces hypothèses.

    Place Ville Marie – France Vanlaethem

    La Place Ville-Marie est l’une des premières grandes réalisations de l’architecte Ieoh Ming Pei, connu entre autres pour sa fameuse Pyramide du Louvre. Qualifiée d’œuvre de génie par France Vanlaethem, professeure au département d’architecture de l’UQAM, la tour en forme de croix a de quoi impressionner, y compris les néophytes qui ne connaissent rien à l’architectonique.

    Marché Maisonneuve – Jean-Guy Ranger

    Depuis 31 ans, de manière complètement bénévole, Jean-Guy se charge de donner des conseils horticoles et un petit coup de pouce vert aux membres du jardin communautaire Maisonneuve – « Mets-donc un peu d’engrais. », « Arrête de les arroser, tu vas les noyer! » Etc., etc. Grâce à lui, les récoltes sont toujours bonnes et le soleil brille de mai à octobre.

    Marché Maisonneuve – Attention Marcel !

    Depuis 25 ans, Reine Jetté-Collerette s’occupe de divertir les personnes âgées du quartier Hochelaga-Maisonneuve. Les exercices d’étirement et les jeux de ballon qu’elle propose aux aînés ne sont qu’une excuse pour les faire sortir de la maison et socialiser. Si grâce à ces activités, certains ont développé leurs réflexes et leur motricité, d’autres ont encore un petit bout de chemin à faire…

    Marché Maisonneuve – La légende de Hoché

    Des rumeurs urbaines prétendent que le vieux clocher du marché Maisonneuve serait hanté par un dénommé Hoché. Quand on demande aux enfants du quartier si la présence de ce fantôme les inquiète, on se fait revirer de bord assez vite. Ah! les jeunes d’aujourd’hui, y’a plus rien qui leur fait peur.

    Marché Maisonneuve – Ronald Lacoste

    Les 6000 dalles du marché Maisonneuve se font piétiner jusqu’à deux fois semaine par des centaines de petits vieux venus se dégourdir les mollets, le temps d’un cours de danse en ligne en plein air. Ronald Lacoste, leur professeur, témoigne avec fierté de l’assiduité de ses élèves. Paraît que Monsieur Lamotte s’est beaucoup amélioré depuis ses débuts dans la troupe.

    Marché Maisonneuve – Vox pop

    Des mémés qui traînent leur chariot à roulettes, des jeunes sur leur skateboard, des moins jeunes au volant de leur marchette : le marché Maisonneuve offre toute une variété de fruits et de légumes, mais également de spécimens humains. Que sont-ils donc venus faire ici?

    Marché Maisonneuve en chiffres

    On s’en va au marché et on met dans le petit panier : une liste d’épicerie, 2 barres tendres (au cas où la faim se ferait sentir en route), 3 cartes de BINGO, un costume de danse et l’horaire des cours prénataux. C’est que y’a toute une ribambelle d’activités à faire au marché Maisonneuve, mises à part les courses pour le souper.

    Marché Maisonneuve

    Bien avant que les gens cool se mettent à appeler ce quartier HO-MA, Hochelaga-Maisonneuve pouvait se vanter d’avoir un des plus beaux marchés publics de Montréal. Le marché Maisonneuve, c’est beaucoup plus qu’une rangée de kiosques à tomates et deux ou trois tables de vendeurs de blé d’inde; centre culturel, piscine et jardin communautaire en font le point de rendez-vous de tous les habitants de l’est de l’île.

    Coin Saint-Laurent / Ste-Catherine en chiffres

    Nommée en l’honneur de Laurent de Rome, pauvre martyr mort en 258 après J.-C., la rue Saint-Laurent est loin d’être un endroit fréquenté par des enfants de chœur. Frontière imaginaire entre l’Est et l’Ouest, s’étalant sur 11km, c’est pour son point chaud, situé entre le Vieux Port et la rue Sherbrooke, que la Main est devenue célèbre…

    Coin Saint-Laurent / Ste-Catherine – Rosario Demers

    Le faubourg Saint-Laurent a ses défauts, certes, mais il reste un lieu où il fait bon vivre, selon Rosario Demers. Quartier de toutes les célébrations, où chaleur humaine, sens de la fête et bouillonnement culturel se déploient, la Main et ses alentours, c’est bien plus que des ruelles bourrées de sacs poubelles éventrés et de saoulons en train de dégriser.

    Coin Saint-Laurent / Ste-Catherine – Édith

    À 19 ans, Édith, Attikamekw originaire de l’Abitibi, débarquait à Montréal. La Main, pour elle, c’était l’endroit où aller quand elle avait besoin de s’évader. Saint-Laurent, c’est aussi ça : des gens blessés, exilés, coupés d’eux-mêmes. Le béton usé des trottoirs fait écho à leur cœur peuplé de cicatrices.

    Coin Saint-Laurent / Ste-Catherine – Daniel Proulx

    Dans les années 40, Saint-Laurent connaissait son heure de gloire : salles de billard pleines à craquer, maisons closes tout aussi débordantes et néons brillant de tous leurs feux, peu importe l’heure de la journée. Retour dans le temps en compagnie de Daniel Proulx.

    Coin Saint-Laurent / Ste-Catherine – Joey Saganash

    Joey est un des intervenants du projet Ka'wahse, mis sur pieds par le Centre d’amitié autochtone de Montréal. Son boulot : distribuer des vêtements, de la nourriture, mais aussi et surtout des petites tapes dans le dos, question de faire sentir aux laissés pour compte du quartier qu’on ne les a pas complètement oubliés.