Urbania

URBANIA débusque l'incongru, magnifie l'ordinaire et porte son regard au-delà des lieux communs et des sujets galvaudés. Avec un sourire en coin.

    Place Ville Marie – Le gyrophare

    À quoi sert le gyrophare sur le toit de la Place Ville-Marie? Est-ce un point de repère pour les avions? Un rayon laser qui pourra sauver Montréal d’une éventuelle attaque extra-terrestre? Un signal de détresse pour appeler Batman? Un spot light géant utilisé lors des soirées rave et qu’on a choisi d’entreposer là? La vraie réponse est pas mal moins trippante que toutes ces hypothèses.

    Place Ville Marie – France Vanlaethem

    La Place Ville-Marie est l’une des premières grandes réalisations de l’architecte Ieoh Ming Pei, connu entre autres pour sa fameuse Pyramide du Louvre. Qualifiée d’œuvre de génie par France Vanlaethem, professeure au département d’architecture de l’UQAM, la tour en forme de croix a de quoi impressionner, y compris les néophytes qui ne connaissent rien à l’architectonique.

    Marché Maisonneuve – Jean-Guy Ranger

    Depuis 31 ans, de manière complètement bénévole, Jean-Guy se charge de donner des conseils horticoles et un petit coup de pouce vert aux membres du jardin communautaire Maisonneuve – « Mets-donc un peu d’engrais. », « Arrête de les arroser, tu vas les noyer! » Etc., etc. Grâce à lui, les récoltes sont toujours bonnes et le soleil brille de mai à octobre.

    Marché Maisonneuve – Attention Marcel !

    Depuis 25 ans, Reine Jetté-Collerette s’occupe de divertir les personnes âgées du quartier Hochelaga-Maisonneuve. Les exercices d’étirement et les jeux de ballon qu’elle propose aux aînés ne sont qu’une excuse pour les faire sortir de la maison et socialiser. Si grâce à ces activités, certains ont développé leurs réflexes et leur motricité, d’autres ont encore un petit bout de chemin à faire…

    Marché Maisonneuve – La légende de Hoché

    Des rumeurs urbaines prétendent que le vieux clocher du marché Maisonneuve serait hanté par un dénommé Hoché. Quand on demande aux enfants du quartier si la présence de ce fantôme les inquiète, on se fait revirer de bord assez vite. Ah! les jeunes d’aujourd’hui, y’a plus rien qui leur fait peur.

    Marché Maisonneuve – Ronald Lacoste

    Les 6000 dalles du marché Maisonneuve se font piétiner jusqu’à deux fois semaine par des centaines de petits vieux venus se dégourdir les mollets, le temps d’un cours de danse en ligne en plein air. Ronald Lacoste, leur professeur, témoigne avec fierté de l’assiduité de ses élèves. Paraît que Monsieur Lamotte s’est beaucoup amélioré depuis ses débuts dans la troupe.

    Marché Maisonneuve – Vox pop

    Des mémés qui traînent leur chariot à roulettes, des jeunes sur leur skateboard, des moins jeunes au volant de leur marchette : le marché Maisonneuve offre toute une variété de fruits et de légumes, mais également de spécimens humains. Que sont-ils donc venus faire ici?

    Marché Maisonneuve en chiffres

    On s’en va au marché et on met dans le petit panier : une liste d’épicerie, 2 barres tendres (au cas où la faim se ferait sentir en route), 3 cartes de BINGO, un costume de danse et l’horaire des cours prénataux. C’est que y’a toute une ribambelle d’activités à faire au marché Maisonneuve, mises à part les courses pour le souper.

    Marché Maisonneuve

    Bien avant que les gens cool se mettent à appeler ce quartier HO-MA, Hochelaga-Maisonneuve pouvait se vanter d’avoir un des plus beaux marchés publics de Montréal. Le marché Maisonneuve, c’est beaucoup plus qu’une rangée de kiosques à tomates et deux ou trois tables de vendeurs de blé d’inde; centre culturel, piscine et jardin communautaire en font le point de rendez-vous de tous les habitants de l’est de l’île.

    Coin Saint-Laurent / Ste-Catherine en chiffres

    Nommée en l’honneur de Laurent de Rome, pauvre martyr mort en 258 après J.-C., la rue Saint-Laurent est loin d’être un endroit fréquenté par des enfants de chœur. Frontière imaginaire entre l’Est et l’Ouest, s’étalant sur 11km, c’est pour son point chaud, situé entre le Vieux Port et la rue Sherbrooke, que la Main est devenue célèbre…

    Coin Saint-Laurent / Ste-Catherine – Rosario Demers

    Le faubourg Saint-Laurent a ses défauts, certes, mais il reste un lieu où il fait bon vivre, selon Rosario Demers. Quartier de toutes les célébrations, où chaleur humaine, sens de la fête et bouillonnement culturel se déploient, la Main et ses alentours, c’est bien plus que des ruelles bourrées de sacs poubelles éventrés et de saoulons en train de dégriser.

    Coin Saint-Laurent / Ste-Catherine – Édith

    À 19 ans, Édith, Attikamekw originaire de l’Abitibi, débarquait à Montréal. La Main, pour elle, c’était l’endroit où aller quand elle avait besoin de s’évader. Saint-Laurent, c’est aussi ça : des gens blessés, exilés, coupés d’eux-mêmes. Le béton usé des trottoirs fait écho à leur cœur peuplé de cicatrices.

    Coin Saint-Laurent / Ste-Catherine – Daniel Proulx

    Dans les années 40, Saint-Laurent connaissait son heure de gloire : salles de billard pleines à craquer, maisons closes tout aussi débordantes et néons brillant de tous leurs feux, peu importe l’heure de la journée. Retour dans le temps en compagnie de Daniel Proulx.

    Coin Saint-Laurent / Ste-Catherine – Joey Saganash

    Joey est un des intervenants du projet Ka'wahse, mis sur pieds par le Centre d’amitié autochtone de Montréal. Son boulot : distribuer des vêtements, de la nourriture, mais aussi et surtout des petites tapes dans le dos, question de faire sentir aux laissés pour compte du quartier qu’on ne les a pas complètement oubliés.

    Coin Saint-Laurent / Ste-Catherine – Vox Pop

    À chaque passant sa raison de fréquenter le quartier. Besoin d’un joint, d’une pipe ou d’un t-shirt souvenir de la ville? Le coin Ste-Catherine / Saint-Laurent a tout ça à vous offrir, et bien plus encore.

    Coin Saint-Laurent / Ste-Catherine

    Du red light au red carpet : c’est le projet que Montréal caresse pour sa chère rue Saint-Laurent. Repère des danseuses de cabaret et des truands, on veut en faire la plaque tournante du milieu culturel. Mais les subventions, les pelletées de terre et la bonne volonté réussiront-elles vraiment à donner un nouveau visage au coin de rue le plus dépravé de Montréal?

    Le Ritz-Carlton – Dr Adrian Waller, journaliste

    Dans son livre No Ordinary Hotel, Adrian Waller retrace l’histoire du Ritz-Carlton, joyau du Golden Square Mile. Urbania a rencontré le journaliste afin de potiner un peu sur ce qui a poussé 6 joyeux et richissimes industriels montréalais à vouloir construire ce qui allait devenir le plus somptueux hôtel de la métropole.

    Le Ritz-Carlton – Le gérant des banquets

    Depuis 27 ans, Monsieur Payant met ses talents d’organisateur et son petit côté paternaliste au service des couples qui convolent en justes noces au Ritz-Carlton. Il veille à ce que tout soit parfait lors du grand jour. Que ce soit la coiffure de la mariée, la démarche de celle-ci lorsqu’elle fera son entrée ou la propreté des nappes, rien n’échappe à son œil d’expert.

    Le Ritz-Carlton – Mrs Todd

    L’histoire de Madame Todd et celle du Ritz semblent être liées. Née la même année que celle de l’ouverture officielle de l’hôtel, la sympathique Rosanna prévoyait finir ses jours dans une des prestigieuses suites de l’endroit. Décédée le 14 mars 2009 aux Bahamas, sa prédiction ne s’est pas concrétisée. Mais il y a fort à parier que le fantôme de la grande dame reviendra bientôt hanter les salons de thé du Ritz.

    Le Ritz-Carlton – M. et Mme Battah, clients

    La mission du Ritz-Carlton : faire en sorte qu’on s’y sente encore plus chez-soi que dans sa propre maison. Selon Mme Battah, cliente satisfaite, qu’on s’appelle Élizabeth II, reine d’Angleterre, ou Monsieur Cousineau, retraité en vacances, l’hôtel traite tout le monde avec la même attention.