Pascal Henrard

    J’ai été con

    Moi aussi j’ai eu 16 ans, 18, 21, 33,... J’ai eu les cheveux longs, les idées courtes. J’ai manifesté pour toutes les causes. Je suis descendu dans la rue. Je suis monté aux barricades. J’ai signé des pétitions, j’ai crié des slogans. J’ai arboré des calicots contre la guerre, contre le nucléaire, contre le gouvernement, contre le racisme, contre les cons… J’ai beaucoup été contre, parfois pour, mais jamais indifférent.

    Qui a peur de PKP ?

    Pierre Karl Péladeau, le magnat de la convergence, l’artisan de la staracadémisation, notre Berlusconi à nous, a encore essayé de nous donner des leçons.

    Essence : on se fait encore rouler

    TVA a dépêché ses plus brillants journalistes à Montréal, Québec, Rimouski, Saguenay, Trois-Rivière, en Estrie et en Outaouais pour débusquer l’info du jour, je veux parler des derniers soubresauts du prix de l’essence à la pompe. C’est dire qu’après une période débridée de printemps rouge au carré et d’été en campagne électorale, les choses sont revenues à la normale.

    Incitation à la violence

    Ce printemps, les tribunes de certains médias, un certain genre de lignes ouvertes et les discours d’une poignée de politiciens en pré-campagne se sont montés la tête contre la violence, le vandalisme primaire, des vitres brisées, des manifestants masqués et même, tenez vous bien, une paire de lunettes cassées…

    Aux 18 % d’indécis

    Vous êtes près d’un cinquième de la population à ne pas savoir pour qui vous allez voter mardi prochain. Ce sont les sondages qui l’affirment. Et 56 % des gens pensent qu’il faut se fier aux sondages. Un sucre? Deux laits? Noir? Cappuccino? Filtre? Déca?

    Pourquoi pas François Legault ?

    Il se démène le bougre. Il s’acharne. Il ne lésine pas sur le travail et l’effort pour gagner des votes. Il a mis les bouchées doubles pour lancer des promesses et des bonbons aux électeurs indécis, aux fédéralistes déçus, aux anglophones sacrifiés, aux souverainistes ramollis, aux parents stressés, aux grand-mamans chancelantes,…

    La campagne n’aime pas la ville

    Nos politosaures en campagne font peu cas de Montréal. Et quand ils en parlent, c’est pour piler dessus comme un chien écrase un parterre de fleurs avant de faire ses besoins. Il est vrai qu’ils sont convaincus que ce n’est pas dans la métropole du Québec qu’ils vont gagner leurs élections…

    Moustache, bourrelets et idéaux

    Deux fois en deux jours, on a parlé ici de l’apparence de nos politiciens. L’obésité de Barrette, la vedette caquiste, et la moustache de la candidate de Québec Solidaire dont je ne me souviens déjà plus du nom. Come on!

    Élections : merci Jean

    Jean Charest, le premier ministre le plus satisfait de l’histoire du Québec, vient de déclencher des élections à la date et à l’heure qui fittaient le mieux avec son agenda caché. Si je me fie à ses dernières déclarations, c’est plutôt l’ouverture de la chasse qu’il vient d’inaugurer. Mais on ne va pas ergoter maintenant qu’on a enfin l’occasion de le remercier.

    Leçon d’espagnol

    On a eu droit, ces dernières années, aux jérémiades à répétition d'un consortium de «lucides» replets sur le manque de grandeur de certains projets.

    Regarder de travers

    Lundi dernier, j'étais au concert de Beirut. Magnifique de simplicité, touchant de sincérité. Mais ce n'est pas de ce qui s'est passé sur la scène dont je veux vous entretenir, c'est plutôt d’un phénomène qui prend de plus en plus de place dans les salles de spectacles, dans les foules des festivals et dans la vie de tous les jours: l'invasion des caméramans amateurs et des photographes dilettantes.

    Le 4 septembre. Ou pas.

    Or, donc, genre que comme qui dirait que si Jean Charest daignait se décider et parler franchement, nous aurions des élections aussi tôt que le mardi 4 septembre, au lendemain de la fin de semaine de la fête du travail, en pleine course de la rentrée, l’achat des livres pour le petit dernier, les inscriptions aux cours de yoga, la reprise de la saison de hockey, le retour de vos séries télé préférées et alors que les restants de l’été nous chatouillent encore un peu dans le maillot.

    De feux et d’artifices

    Que fait la police? Qu’attend le premier ministre pour faire une déclaration teintée de partisannerie aveugle et dictée par son commando de communicateurs patentés? Et l’Anti-émeute? Elle est où? Au chalet? Au camping des Flots Bleus? En vadrouille? Certains soirs, depuis la fin du printemps, les rues de la ville sont encore bondées de piétons désœuvrés qui marchent au milieu de la rue par groupe de bien plus que 50. Un pont est même régulièrement bloqué dans les deux sens. Et, comble de désordre, des pièces pyrotechniques sont lancées.

    18 ans et plus

    Pouvez-vous croire qu’en 2012, dans nos contrées dites civilisées, des pans entiers de culture sont interdits aux jeunes?

    On n’a pas fini de se lever

    Le printemps vient officiellement de s’achever quelque part entre hier, aujourd’hui et ce soir. Demain, à 14 heures, on commence l’été par une immense manifestation. Un 22. Comme les manifs du 22 mars, du 22 avril, du 22 mai…

    L’envers du Canada

    Imaginez que le Canada ait élu, à la place du Team Harper, un parti de gauche majoritaire, un parti socialiste, disons, un parti centré sur l’humanisme et le bien commun, un parti qui n’existe même pas dans les rêves les plus fous des électeurs Canadiens les plus progressistes. Mais pour le plaisir de l’exercice, imaginons.

    À la défense des riches

    Les millionnaires ne sont pas tous des mafieux. N’en déplaise aux manifestants et aux branleurs de casseroles, on peut très bien être riche et être honnête.

    Plein le cul du désordre  ?

    Il y en a qui en ont plus que marre de tout ce tintamarre. Je l'ai lu quelque part. Ça leur casse les pieds, les couilles, les oreilles, alouette. Manifestement, ils n’aiment pas plus les manifestations, les négociations et toutes ces réunions qui finissent ou non par des gnons.

    Où est Jean Charest  ?

    D’habitude, quand une ville ou un pays est le théâtre d’une catastrophe, d’un cataclysme, d’un chaos quelconque, leurs dirigeants vont sur le terrain rassurer les citoyens, panser les bobos, calmer les esprits. Dans les cas extrêmes, on sort la reine de la naphtaline pour qu’elle aille embrasser les blessés dans les hôpitaux et caresser les cheveux de la jeunesse fébrile.

    Merci Elizabeth

    S’il y a une chose qu’on aime au Québec chez la Reine du Canada, c’est bien sa fête.