Pascal Henrard

    Un Québécois refait sa vie dans un paradis fiscal

    Qu'est-ce que le canal de mauvaises nouvelles continuelles essayait de me faire comprendre avec son titre racoleur qui barrait la moitié de l'image du téléviseur? Qu'on est mieux ailleurs? Qu'on paye trop d'impôts ici? Que le paradis existe sur terre? Qu'on peut refaire sa vie, comme on refait ses seins?

    L’ère des crétins

    Notre civilisation est tellement obnubilée par la célébrité instantanée qu'elle préfère la fréquentation des cruches et des caves à celle des penseurs et des sages.

    La fin du tout à l’égo ?

    On vient de vivre quelques décennies intenses de je-me-moi-mon-petit-confort-et-mon-gros-char. On voit encore ici ou là quelques nombrils surdimensionnés et des comiques individualistes préoccupés uniquement par le monologue lancinant de leur petite existence. Mais ça achève. Nous entrons dans une nouvelle ère de partage, d’altruisme et de générosité.

    Le goût de l’eau

    Hier, à Montréal, la population jouait dans un remake de «Panique au robinet». C’est l’occasion de se rappeler la vulnérabilité de notre confort et la fragilité de notre vie.

    Le plaisir de lire une carte

    On ne peut plus se perdre. On ne peut plus prendre les chemins de traverse et se retrouver par hasard ailleurs sans l'avoir espéré. On ne peut plus tourner délibérément à gauche alors qu'on devait aller à droite, revenir en arrière alors que la destination est en avant, s'arrêter au lieu de continuer. C'est la faute au GPS.

    Nids-de-poule : l’invention du mouvement perpétuel

    À chaque printemps, les rues de Montréal présentent le même paysage de désolation qui rappelle plus facilement les champs de bataille de la guerre de sécession ou les tranchées de 14-18 que les artères d'une ville dynamique du XXIe siècle.

    Denis Coderre : le parti de l’ambition

    Le nom d'un parti politique en dit long sur ses intentions.

    Le terrorisme invisible

    Au sursurlendemain de l’attentat de Boston et au surlendemain de l’arrestation spectaculaire du dernier survivant du duo de terroristes amateurs qui a causé tant d’émois et de peur dans le monde civilisé, la royale canadienne gendarmerie a mis la main au collet de deux présumés terroristes basanés suspectés de fomenter un mauvais coup contre Via Rail.

    Attention : les bixistes sont de retour !

    Le Bixi est un véhicule comme les autres. Au même titre que l’Audi A4, la Toyota Echo 2001, le Dodge Ram de l’année, la Ford Granada 1974, la Harley Davidson Fat Boy ou la Vespa vintage. Et le bixiste est un usager de la route au même titre que l’automobiliste, le camionneur, l’ambulancier, le cycliste du dimanche ou le chauffeur d’autobus.

    Système de santé : c’est quoi le problème ?

    Quand ça urge, c’est efficace. Quand ça urge pas, faut être patient. N’est-ce pas normal?

    La liberté en prend plein la gueule

    Ces temps-ci, il ne fait pas bon partager tout et n’importe quoi sur Instagram, Twitter, Facebook, Pintechose, Tumbltruc, name it… je n’ose même plus vous entretenir ici des sujets qui me préoccupent tant j’ai peur que ce soit mal interprété et, surtout, que ça passe à travers le filtre déformant de tel règlement, loi spéciale ou autre libellé débilo-légal que je ne comprends pas sans la présence de mon avocat.

    Si c’est pas toi, c’est qui  ?

    Le carton de pizza tout gras, le paquet de chips chiffonné, la bouteille de bière cassée, le vieux linge détrempé, les restes à moitié digérés d’une poutine écrasée, le gobelet Tim Horton cabossé, tout ces détritus qui traînent dans les rues, si c’est ni toi ni moi qui les avons jetés, c’est qui ?

    Pierre Lapointe a les mêmes initiales que le Parti Libéral

    Cette semaine le chanteur Pierre Lapointe a avalé son gruau de travers en apprenant qu'une de ses chansons avait été entendue par des libéraux en liesse pendant le conseil d'administration le congrès du Parti Libéral du Québec.

    Mon coming out

    Je crois en Dieu.

    Et si le problème de l’avenue Mont-Royal ce n’était pas Ferrandez  ?

    Et si tous les maux dont les aigris du Plateau se plaignent étaient plus complexes que ce qu’ils en disent à longueur de réseaux sociaux ? Et si le déclin prévisible du commerce sur « l’Avenue » était dû à ceux qui ont fait son succès ?

    Manger du cheval enragé

    Le scandale de la boulette de bœuf à la viande de cheval qui fait ruer l’Europe entière cache peut-être un trafic nauséabond qui risque un jour de nous rattraper au galop.*

    Le printemps à l’envers

    Il y a un an, et un peu moins... Rappelez-vous... Les prémisses d'un printemps hâtif, des étudiants en ébullition, Line Beauchamp en mode écoute, un gouvernement autoritaire en perte de contrôle, une police sur les charbons ardents, le maire de Montréal dépassé par les événements, des bouffées de chaleur avant l'heure, des leaders étudiants inspirés, une équipe de hockey en perdition, des fans sur le bord de la dépression... Et aujourd'hui?

    Le bruit d’un baiser dans le cou

    S'il y a un jour où je n'offre pas de fleurs, je n'invite pas ma blonde au restaurant et j'évite le chocolat, c'est bien aujourd'hui. La Saint-Valentin*.

    Marre de faire ma part  !

    Lassitude. Février sans doute. Retour des taxes municipales. Saison des REÉR. Impôts qui pointent à l'horizon. Désir de Sud. Rêve de printemps. Il y a des jours et des moments où on en a assez de se casser le cul, assez de se dépenser, assez de vider sa vie alors que de toute façon, c’est la mort qui nous attend. Envie de farniente. Envie de se laisser aller. Envie de laisser faire, envie de ne rien faire, envie de profiter. Envie. Comme les autres.

    L’abri Tempo est-il une invention  ?

    L’autre jeudi, je participais, sur les ondes de MATV, à un débat sur… l’abri Tempo. Je sais, il y a des sujets bien plus graves et drôlement plus préoccupants (mais ceux-là, c'est pas mon rayon).