Y a-t-il trop de féministes dans Urbania  ?

Je ne fais pas qu'écrire dans Urbania. Je le lis aussi.

Je ne vous parlerai pas du nouveau magazine lancé hier et que je n’ai pas encore eu le temps de lire, vous savez comment ça se passe dans les partys de lancement… blablabla, glouglou… Mais je peux déjà vous dire que c’est (encore une fois) un numéro historique.

J’ai plutôt envie de vous parler des articles et des chroniques de féministes enragées et d’anti-zizi engagées qu’on voit de plus en plus souvent ici et même ailleurs.

Quel média, à part Urbania, peut critiquer le monde, l’univers, les autres et lui-même en même temps?

Mettons tout de suite les choses au point. Je suis un homme blanc pourvu d’un organe qui a déjà reproduit mais aussi d’un cœur et d’un cerveau. J’aime les femmes, surtout la mienne. J’ai déjà écrit un texte sur la femme la plus importante de toutes nos vies. Et, si je suis pour l’égalité, je ne suis pas pour l’uniformité et encore moins pour la conformité.

Après des siècles, que dis-je, des millénaires de patriarcat, les choses se sont précipitées en Occident. Les femmes ont eu le droit de vote. Elles ont eu des jobs comme les hommes. Elles se sont retrouvées à la tête des entreprises. On en a même vues devenir Premières ministres. Elles ont gagné, presque, le même salaire. Et elles peuvent maintenant faire du saut à ski aux Jeux Olympiques. Si c’est pas le progrès, ça!

Il en a fallu du temps pour que, sortie de la côte d’Adam, Ève devienne son égal.

Même si les femmes n’ont pas encore tout à fait la place qu’elles méritent dans la société, les percées qu’elles ont faites au cours des dernières années sont phénoménales. Il ne faut pas l’oublier.

Le Québec est certainement l’endroit au monde où les femmes ont pris le mieux leur place. Pourtant, c’est aussi au Québec qu’on voit le plus de féministes appliquées qui prennent toutes les occasions pour brandir le spectre de l’homme vil, obsédé, exploiteur, profiteur, violeur, batteur, esclavagiste, j’en passe.

Je fais partie de ces gars qui commencent à en avoir assez de lire les tribunes déchaînées contre les mâles et les maux dont ils seraient la cause à chaque fois qu’on voit une pitoune dans une pub de char ou qu’un photographe publie la photo d’une nymphe sans burka. Est-ce qu’on monte aux barricades quand on voit un douche bag en bedaine dans une pub de pain tranché?

Il y a des abrutis de tous les âges, de tous les milieux, de toutes les couleurs et même, désolé de le souligner, de tous les sexes.

Mesdames, j’aimerais que vous changiez parfois de disque parce qu’il est non seulement lassant, mais, surtout, ce n’est pas la meilleure manière de gagner les hommes (qui forment, si je ne me trompe, l’autre moitié de l’humanité) à votre cause.

Vous voulez qu’on vous aime? Soyez aimable.

J’aimerais tant vous lire ici, dans Urbania, ou ailleurs, sur les hommes que vous admirez, sur les hommes qui vous émeuvent, sur les hommes qui vous séduisent, sur les hommes qui vous touchent, sur les hommes qui ont changé votre vie, sur les hommes qui vous interpellent, sur les hommes qui vous inspirent, sur les hommes que vous aimez.

Des féministes qui aiment les hommes, il n’y en aura jamais trop.

Si vous voulez suivre mes commentaires machistes sur Twitter, c’est par ici @pascalhenrard

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