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Voici ce que le futur train à grande vitesse Québec-Toronto vous permettra de vivre en un week-end

Carnet de voyage d’une fin de semaine rêvée.

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URBANIA et Alto vous font miroiter toutes les belles aventures qu’on pourra vivre grâce au train à grande vitesse.

Vous avez bien lu : il y aura un train à grande vitesse dans le corridor Québec-Toronto! Grande vitesse comme dans 300 km ou plus à l’heure, ce qui permettra de réduire de moitié la durée des trajets.

Imaginez une fois que le réseau sera complété: plus besoin de conduire en hiver ni de prendre l’avion pour atteindre certaines grandes villes du pays. On pourra s’asseoir les fesses dans le mou et se connecter au Wi-Fi en regardant défiler le paysage.

Inspirée, j’ai eu envie d’imaginer une fin de semaine hivernale parfaite avec mon amoureux… J’ai inventé ce carnet de voyage de toutes pièces, d’accord, mais si un train à grande vitesse est possible, on peut bien rêver!

Les gares sont prévues dans quelques centres-villes : Québec, Trois-Rivières, Laval, Montréal, Ottawa, Peterborough et Toronto. C’est où, Peterborough? C’est une ville ontarienne située entre Toronto et le parc provincial Sandbanks. Tiens, pourquoi ne pas y aller en train pour vos vacances?

Non seulement cette année marque-t-elle le 40e anniversaire de l’inscription du Vieux-Québec au patrimoine mondial de l’UNESCO, mais Québec est aussi une Ville de littérature de l’UNESCO! Avant le souper, on fait honneur à sa réputation bibliophile en visitant dans le Vieux la Maison de la littérature et son exposition permanente sur la littérature québécoise. On en profite pour proposer une pensée au Poématon, une installation participative qui immortalise les appels littéraires à l’action.

Au cours des dernières années, la bibliothèque a été entièrement rénovée et son architecture est à couper le souffle, en plus de préserver l’esprit du bâtiment original, la première église de style néogothique à Québec (1848).

Pour le souper, on est à côté de la rue Saint-Louis et, vu qu’il ne fait pas chaud, notre choix se porte sur le restaurant d’inspiration cabane à sucre La Bûche. Des murs en pierre et de la bonne cuisine « queb » dans un décor de trappeur, ça donne du cœur au ventre.

Pour digérer, direction la Discoglace du Port de Québec, où on se loue des patins pour le plaisir de tomber sur les fesses au son de la guitare d’un chansonnier. Une fois notre énergie dépensée, on dort à l’Hôtel AtypiQ, minuscule, adorable et abordable, dans lequel il faut tirer notre lit du plafond. On trouve ça drôle cinq minutes, et puis on ronfle.

Le lendemain matin, on déguste sur place des crêpes pour le déjeuner. C’est bien pratique : le mélange se trouve dans le frigo de la cuisine commune, et on n’a qu’à les faire cuire avant de les noyer dans le sirop (et le café!).

Ensuite : direction Trois-Rivières à bord du train à grande vitesse. On y sera en moins d’une heure : le temps d’une petite sieste collés dans le confort des bancs douillets!

Voulez-vous une idée de la durée (estimée) des trajets en train à grande vitesse, question de rêver avec moi?

Montréal - TorontoEnviron 3h
Montréal - OttawaEnviron 1h
Montréal - QuébecEnviron 1h30
Montréal - Trois-RivièresEnviron 0h30

Trois-Rivières est la deuxième ville francophone à avoir été fondée en Amérique du Nord. C’est dire s’il y a de l’histoire sur place! On commence par se promener dans le quartier historique, téléphone à portée de main, pour y capturer la magie de l’hiver, puis on s’arrête au Café Morgane pour se réchauffer autour d’une boisson chaude.

Ensuite, on monte le gigantesque escalier qui mène au Platon afin de profiter de la vue sur le Saint-Laurent. Comme chaque marche retrace un pan de l’histoire de Trois-Rivières, on prend le temps de lire, puis on pousse la porte de la Galerie d’art du Parc pour admirer sa collection. Ce n’est pas pour rien que Trois-Rivières détient le titre de capitale culturelle du Canada depuis 2009 (on l’a lu sur la dernière marche du Platon!).

On dîne au restaurant Le Bette, à quelques minutes à pied, puis on remonte dans le train à grande vitesse pour rentrer à Montréal. On débarque au centre-ville : pratique!

On se dirige vers le manoir Ezkapaz, où on choisit la salle inspirée d’un salon de barbier du 19e siècle. On échoue lamentablement et, la queue entre les jambes, on se console en se disant que c’est l’heure de l’apéro.

Direction le Quartier latin, qui rappelle toujours de beaux souvenirs estudiantins aux nostalgiques comme moi. On jette notre dévolu sur la microbrasserie Brasseurs du monde, et on s’installe pour jaser et goûter à des bières infusées. On est tellement bien qu’on décide de rester pour le souper.

En terminant notre burger, on constate qu’on n’est pas bien loin du Village. Allez : un petit tour au Cabaret Mado, question de s’émerveiller devant les chorégraphies de Gisèle Lullaby, grande gagnante au Canada’s Drag Race, et de rire des blagues de Marla Deer.

En quittant le Cabaret, on est dangereusement de bonne humeur et on se sent mûrs pour pousser des notes discordantes au bar à karaoké situé à un coin de rue de là, le Normandie.

Le train à grande vitesse offrira un service quotidien fréquent comprenant plusieurs départs par jour. Il sera assez fiable pour qu’on sache exactement quand on part et quand on arrive, le tout sans craindre de voir nos plans bousculés par le trafic! Imaginez : il serait donc tout à fait envisageable d’aller faire une surprise à un ami de Québec pour un souper après le travail, puis de revenir dormir à la maison!

Croyez-le ou non, on a encore de l’énergie! Après nos rôties au miel et au beurre d’arachide, on saute dans le train à grande vitesse en direction de la capitale du pays et de ses musées. On tire au sort pour choisir entre le Musée canadien de la nature et le Musée des beaux-arts du Canada : c’est la nature qui gagne.

Le sort a bien choisi! À l’exposition Papillons en vol, je regarde, fascinée, de magnifiques papillons sucer le jus de tranches de pamplemousse avec leur petite trompe. Il y en a même un qui vient se poser sur le nez de mon chum, et je me dis que c’est peut-être la plus belle chose que j’aie vue de ma vie.

Après avoir examiné des fossiles de dinosaures, des mille-pattes vivants et des minéraux brillants, on se dirige vers le fameux Marché By pour y dîner.

Et maintenant, allons voir Toronto – toujours en train à grande vitesse.

Bien motivés, on se dit qu’on pourrait prendre un abonnement au Ballet national du Canada ou des billets de saison pour assister aux matchs des Maple Leafs. Correction : je ne vois pas pourquoi on prendrait des billets de saison pour les Maple Leafs, je dis juste qu’avec le train, ce serait possible.

Pas question de bouder notre plaisir : on est à Toronto pour quelques heures seulement, autant en profiter pour visiter la Tour CN dès notre descente du train. Après nous être amusés à imaginer que nous sommes des géants, on se dirige vers Little Canada.

Le musée nous présente pas moins de 45 000 pieds carrés de paysages et de villes canadiennes miniatures. La Tour CN y est aussi, deux fois grande comme mon chum! On passe beaucoup de temps à admirer la version miniature du Vieux-Québec, puisque nous y étions nous-mêmes l’avant-veille (grâce au train à grande vitesse!).

Étant donné qu’il ne fait pas encore tout à fait noir, on fait un détour par la Graffity Alley, qui nous donne le goût de peindre une fresque dans la ruelle derrière chez nous. Dans la même rue, on mange un shish-taouk au Alpha’s Shawarma.

Comme il nous reste encore de l’énergie, on assiste à un spectacle d’impro au Second City avant de repartir vers 21 h après avoir bien rigolé. Grâce au train, on va arriver à Montréal avant les derniers métros, fatigués mais ravis!

Quelle fin de semaine d’amoureux de rêve!

***
Pas besoin de rêver : visiter Québec et Toronto dans la même fin de semaine sera bientôt possible. Rendez-vous sur le site d’Alto pour constater vous-même que je ne nage pas en plein délire.

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