Vin, vélo et bambis dans les Cantons – Partie 1

Récit d'une aventure à deux… sur deux roues !

URBANIA et Garneau s’unissent pour vous donner le goût de l’aventure… en vélo!

« Hamza, ça te dit d’aller faire du vélo, boire du vino du terroir, dormir dans un hôtel 4 étoiles, te prélasser dans un spa, monter à bord d’un bateau-croisière, explorer les Cantons-de-l’Est, etc,  tout ça sur un vélo flambant neuf de Garneau? » euhh…. laisse-moi y réfléchir deux secon….DUHHHH!!!

L’idée de déambuler de vignoble en vignoble sur les routes de campagnes loin des nids de poule montréalais m’enchante. J’accepte l’offre illico et j’attends avec la même excitation qu’un enfant la veille de Noël ma nouvelle bicyclette que je baptiserais en hommage à Louis Garneau  LL Cool G.

Ode au vélo

La bicyclette est une invention sublime : deux roues, un guidon, un pédalier et des cuisses qui n’ont besoin que de volonté. Aucun moteur n’est requis, aucun gaz non plus, sauf peut-être un peu d’eau (ou de vin en l’occurrence). On peut aller où on veut avec un vélo, suffit de l’enfourcher et de partir.  Il est là le véritable symbole de la liberté, il n’est pas dans une décapotable six cylindres.

Jour J

Dimanche matin, je vais chercher mon amie Ève, une Sagittaire téméraire (pléonasme) qui a sauté sur cette occasion en or de m’accompagner. On démonte nos vélos que l’on entasse dans ma minuscule Camry, on se prend un bagel déjeuner, du café et on décolle direction les Cantons-de-l’Est!

Première halte : le vignoble La Grenouille. C’est dans ce site champêtre à l’écart de la grande route sur le Chemin Plouffe à Cowansville que l’on décide de jeter l’ancre. Ce vignoble familial est tenu par « quatre inconscients » qui ont eu l’idée de se lancer dans la grande histoire du vin en 2007.  C’est le très aimable Maurice St-Amour, responsable de la vinification qui nous reçoit… évidemment avec du vino. On se jette sur le Granota, un rosé, on goute au Rana, un blanc sec et on finit ça avec le Zaba, 100 % Vidal.  Fun fact, tous les noms de leurs vins veulent dirent grenouille en différentes langues!

Un brin éméché, on va se dégourdir un peu dans les champs qui regorgent de raisins et de scarabées japonais qui copulent allégrement, une calamité selon Maurice. L’heure avance, il faut aller à l’étape 2 : Vignoble de la Bauge.

Vignoble de la bauge

On délaisse nos vêtements de ville pour enfiler nos cuissards et nos chandails futuristes de cycliste qui laissent passer la sueur. (Suis convaincu qu’en 2050, on s’habillera tous ainsi). J’enfourche LL Cool G et nous voici partis vers un autre vignoble situé à Brigham, à environ 30 minutes à vélo de La Grenouille. À notre arrivée, un repas digne des rois nous attend : mousse de foie de sanglier avec pleurotes et calvados, terrines de cerf rouge à la flambée et aux canneberges, saucissons de yack fumé, fromage de la région, oui on bave. Grands amateurs de jeux de mots, on se délecte aussi des vins et des noms qui les désignent : le Fraîche-Heure (un vin blanc de soif), le Douce-heure (un rosé fruité qui descend bien) et le Rassemble-heure (un rouge léger qui se boit comme un tit jus). S’il y avait plus de bon vins et plus de jeux de mots, il n’y aurait certainement plus de guerre dans le monde! 

La panse bien pleine, il nous faut attaquer la route sous une chaleur écrasante en direction du spa Balnéa. PAUVRE DE NOUS. La route est toutefois magnifique, on en oublie la sueur qui dégouline sur nos fronts. On croise des animaux dits sauvages, mais comme de vrais citadins, impossible de trancher : ce sont des cerfs ou des gazelles? On se dit que ça doit être la race « Bambi ».  Après 18 km à sillonner les routes, on a hâte d’aller se prélasser dans nos peignoirs blancs.

Nous arrivons au spa, après une montée vertigineuse de quasi 90 degrés. Devant nous, l’Eden. Sanctuaire au bord du lac Gale, le Balnéa est l’endroit propice pour récupérer nos forces (perdus quelque part en bas de la côte). Havre propice à la méditation, on peut réellement se déconnecter, littéralement, car il y a une politique anti-cellulaire très stricte. Excités comme des gamins, on a envie de se lancer dans le lac en hurlant « kawabooga », mais le calme monastique qui règne nous incite plutôt à la relaxation et à la contemplation.

Alors que le soleil menace de disparaitre de l’autre côté des collines, on doit activer nos corps mous. Il faut repartir en vélo avant la tombée de la nuit vers Magog pour notre croisière-souper sur le lac Memphrémagog à bord du Bateau Grand Cru. PAUVRE DE NOUS (bis). La promesse d’un tartare de saumon et d’une bavette de bœuf est un bel incitatif pour reprendre la route. Le retour est d’ailleurs plus facile. Nous découvrons que « ce qui monte redescend » et que de toute évidence, il s’agit du principe physique préféré des cyclistes. À bord du bateau, on peut traîner sur le pont supérieur, faire des clins d’oeil au capitaine (ou le dessiner au fusain), trinquer avec les autres passagers, mais surtout, admirer la beauté tranquille du lac et observer d’un point unique les paysages qui défilent. 

Nous avons droit à une chambre INCROYABLE dans l’hôtel l’Espace 4 saisons. Fatigués comme des bébés, on se cale sur le sofa, on s’allume le feu de foyer en s’ouvrant une bière de microbrasserie et on attend le sommeil en regardant Mission impossible 3 à la télévision. Intellectuellement tout ce que nos cerveaux amorphes peuvent digérer après cette virée haute en couleur.

Mais même crevé, je sais que j’ai déjà hâte de retrouver mon boï LL Cool G pour d’autres aventures.

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