Daphné Caron

Vendre la peau de l’ours

Si on doit aux trappeurs un grand bout de l’histoire de notre colonie, ils sont pas mal moins nombreux à courir les bois aujourd’hui. Malgré les coûts et les préjugés, une poignée de passionnés perpétue toujours la tradition. On en a suivi deux, alors qu’ils partaient sur les traces de l’ours des Laurentides. Le traîneau à chien a beau avoir été remplacé par un pick-up, certaines choses ne changent pas…

« Je suis mieux d’apporter ma flasque de bourbon. »

C’est ce que je me dis en faisant ma valise. Parce que c’est évidemment moi, le gars qui fait des plaques dès qu’il n’y a pas de 3G, qu’on envoie rejoindre deux trappeurs super expérimentés pour comprendre comment on attrape un ours en 2015.

S’il y a une chose que je retiens de mes cours d’histoire – et aussi de mes nombreuses visites scolaires au seul pseudo-musée de ma ville natale, le Lieu Historique du Commerce-de-la-Fourrure du Canal Lachine -, c’est que le Canada s’est bâti sur la traite de la fourrure. Bon, c’était surtout celle du castor et de la loutre, on s’entend, mais dès 1580, les autochtones et les Français ont négocié ensemble. Une peau contre une paire de pantalons ou un mousquet. Je ne vous mentirai pas : après quelques recherches sur l’ours noir, j’ai vraiment travaillé fort pour essayer de repousser la sortie du magazine, question d’avoir le temps de faire un reportage sur le piégeage du castor (dont ce n’est juste pas la saison). Parce qu’un castor, on va se le dire, c’est pas mal plus gérable qu’un ours noir de 200 lb. C’est gros, un ours. Pis ça mord pas mal plus qu’un castor.

Pas moyen… Me voilà donc en route avant le lever du soleil vers la gare Centrale en compagnie de Daphné Caron, ma photographe attitrée pour le voyage. Elle me confie avoir eu quelques faiblesses la dernière fois qu’elle a vu un animal mort. C’était pendant la dissection de sa grenouille en secondaire III. Au départ du train, on a tous les deux l’impression de laisser notre zone de confort à Montréal.

L’HOMME QUI A VU L’OURS

C’est à Ste-Foy que nous embarquons dans le pick-up d’Antoine Martineau-Rousseau, 25 ans, biologiste, enseignant, étudiant à la maîtrise en environnement à l’Université de Sherbrooke et membre en règle de la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec. Comme environ 60 000 personnes au Canada, il pratique le piégeage d’animaux à fourrure. Antoine a l’air d’un jeune homme tout à fait normal. Sauf qu’il conduit un camion du type pub avec une voix rauque qu’on voit pendant la Soirée du Hockey, qu’il porte des vêtements de gars de shop et qu’il trappe depuis qu’il a 12 ans. « Quand j’étais jeune, j’étais vraiment fasciné par la chasse. C’est pas venu de mes parents. Eux, ils ne chassaient pas du tout. Mais j’ai commencé quand même et, de fil en aiguille, c’est vraiment devenu une passion. Maintenant, tout ce que je fais – les études en biologie, le travail avec la Fédération, les cours que je donne aux étudiants pour qu’ils sachent ce qu’est le piégeage et comment ça fonctionne – tout ça vient de cette passion-là. Et vous allez voir, aujourd’hui, vous êtes avec deux crinqués ! »

Justement, nous voilà arrivés au stationnement du Home Depot de Québec, où nous attend Claude. Claude a 50 ans et il piège depuis 25 ans. Entrepreneur général en construction, il correspond plus à l’image qu’on se fait d’un gars qui passe ses hivers en ski-doo à arpenter la forêt en posant des pièges à renard. Lui aussi porte une casquette de la Fédération. Il nous dit qu’on est chanceux qu’il fasse beau aujourd’hui, parce que même si on est au début juin, il a neigé dans le parc en fin de semaine. Je ne prends pas de chance et décide quand même de mettre des bottes. Parce que trapper l’ours noir en souliers de skate Vans, c’est pas très sérieux.

On embarque dans le pick-up de Claude, et c’est parti pour une ride de camion qui fera 400 km et qui durera à peu près dix heures. Alors qu’on prend la route, direction la réserve faunique des Laurentides – dans le but, on se rappellera, de trapper des ours noirs -, la radio diffuse la joyeuse Uptown Funk de Mark Ronson et Bruno Mars. Ça vaut un échange de regards entre Daphné et moi. Disons que du Ted Nugent ou du rock des seventies à la ZZ Top aurait probablement moins clashé avec le décor que « Cause uptown funk gon’ give it to you ». Cette phrase reviendra souvent au cours de la journée: « on ne savait pas vraiment à quoi s’attendre, mais sûrement pas à ça! »

PATTES D’OURS

En chemin vers le premier piège, Claude nous explique la logistique derrière le partage des terrains. Il possède les droits sur deux territoires de piégeage, des TP. Ce sont des zones d’environ 75 km2 chacune, où lui seul est autorisé à poser des pièges (à moins qu’il n’autorise un autre à y trapper). Les permis sont renouvelés annuellement et coûtent environ 1,73 $ par km2, soit environ 260 $ dans son cas. La veille, il s’est rendu sur chacun des TP pour placer des pièges à différents emplacements. Aujourd’hui, nous ferons la ronde de tous les pièges pour voir si l’un d’eux a depuis séduit un ours. J’ai quand même un peu peur d’avoir fait tout ce déplacement pour rien : « Alors vous pensez qu’on va en voir un ? » Antoine et Claude se regardent : « Hier, on en a eu deux et avant-hier, trois. »

Ah oui, tant que ça ? « Le quota normal est de deux ours par personne, mais nous, on a un permis ZEC [zone d’exploitation contrôlée], émis dans le cadre d’un projet-pilote du gouvernement pour aider les caribous des bois. Les ours prennent pas mal de place et ça nuit à leur population, alors on nous offre un incitatif financier pour en trapper plus », explique Claude.

Et c’est juste pour aider les caribous, tout ça ? Antoine embarque – mais on est loin de la cassette. J’entends plutôt un gars qui sait pertinemment qu’il aura toujours à justifier sa passion pour des gens qui la trouvent inhumaine, cruelle, inutile et dépassée. « Tu sais, au Québec, il y a 6 000 accidents routiers impliquant un chevreuil, un ours ou un caribou, par année. Souvent, ces accidents-là sont mortels, parce que ce sont de grosses bêtes. Avec l’étalement des villes et des chalets, les humains prennent de plus en plus de place, et les animaux en ont de moins en moins. C’est pour ça qu’on se retrouve avec des ours à Saint-Sauveur et des caribous dans des stationnements de centre d’achats à Québec. La job des trappeurs et chasseurs, c’est oui d’avoir du plaisir – parce qu’on aime ça -, mais aussi d’éviter qu’il y ait surpopulation d’une espèce ou d’une autre. »

Claude en rajoute: « Dans les parcs nationaux, personne n’a le droit de chasser ou de trapper les animaux. Regarde le résultat : dans le parc de la Gaspésie, il y a tellement de caribous qu’ils ont presque mangé toute la végétation. C’est un problème ! »

La route est dure. On rigole : une chance qu’on est en pickup, c’est pas le genre de trail qu’on pourrait faire en Car2Go, disons. Le paysage est absolument spectaculaire. C’est toujours impressionnant pour un « gars de la ville » de prendre conscience, physiquement, de la grandeur inimaginable du territoire qui existe hors de l’axe de la Transcanadienne. On a déjà vu des cartes géographiques, on sait que le Québec est gigantesque, mais c’est autre chose de monter sur une crête pour se retrouver devant un paysage composé de lacs d’un bleu clair et de montagnes couvertes d’épinettes. À perte de vue.

COMME UN OURS EN CAGE

On arrive au premier TP. Ce n’est pas balisé : il n’y a que les coordonnées GPS pour nous situer et la mémoire de Claude – qui sait visiblement très exactement où il s’en va. Il y a cinq sites de trappe sur chaque TP, chacun à une trentaine de kilomètres du suivant, et tous comportent deux pièges. C’est loin du dispositif rouillé et coupant qu’on a tendance à imaginer. On parle plutôt d’un cercle de métal avec un petit levier relié à un ressort, qui, lorsqu’actionné, tire sur un fil de fer pour immobiliser la patte de l’ours. Les pièges sont cachés avec un peu de mousse et rendus attirants grâce à un baril d’appât posé juste devant. Quand l’ours s’approche pour manger le mélange (constitué de gâteaux Vachon, de sirop de maïs et d’arôme de vanille artificiel)… hop!

Premier, deuxième, troisième site : rien à signaler. Un brin de fébrilité s’installe dans le camion. On trompe l’attente en comptant le nombre de porc-épics croisés sur la route.

Puis, arrivés au quatrième site de trappe, le visage d’Antoine s’illumine : il nous pointe des traces de pattes, grosses comme des rondelles de hockey et profondes de deux pouces dans la terre pourtant bien tassée. « Ça, c’est un gros. Restez ici, on va aller voir. »

On n’avait pas fait le voyage pour rien.

Un ours noir, ça fait entre 100 et 300 lb. La veille, Antoine et Claude en ont trouvé un qui dépassait même les 340 lb. Armés que nous sommes d’un téléphone intelligent (pour moi) et d’un Nikon (pour Daphné), il ne serait pas très prudent de nous amener à proximité d’un ours piégé, nerveux et agité. Les pièges sont fiables, mais il vaut mieux ne pas prendre de chances. Quand l’animal sera bien mort, nous pourrons sortir du camion et pénétrer dans la forêt.

Deux coups de feu résonnent. Cinq minutes plus tard, Claude nous fait signe de venir. On entre dans la forêt boréale vierge. On n’a pas fait dix mètres qu’on aperçoit Antoine, souriant comme un gamin. « On vous l’avait dit. C’est un beau. » Et il a raison : l’animal est posé, immobile, grandiose. Sa fourrure est épaisse et luisante.

Daphné et moi restons silencieux, impressionnés. C’est tout sauf le carnage qu’on appréhendait. Il n’y a presque pas de sang.

Avec la route qu’il reste à faire pour visiter tous les pièges, si on met l’ours dans le camion tel quel, sa viande aura le temps de s’avarier. Il faut donc l’éviscérer sur place. Les deux hommes sortent la bête de la clairière pour l’apporter au bord du chemin, sur une petite pente. Avec son couteau en forme de griffe, Antoine pratique une incision au milieu du tronc, puis fait glisser la lame vers le bas. La fourrure se détache un peu, et on voit apparaître l’épaisse couche de graisse beige, qui contraste avec la peau noire. Un autre couteau et on ouvre le ventre de la bête. De la vapeur s’élève de l’ouverture béante. Antoine élargit la fente pour retirer les abats. Les intestins, le foie, puis le reste : estomac, cœur, poumons. Le spectacle est fascinant, mais le son est difficilement tolérable. Quelques incisions expertes détachent les entrailles fumantes de la carcasse. Elles sont ensuite jetées plus loin. Dans deux jours, il ne restera plus rien : les corbeaux et les insectes se seront régalés.

Antoine s’empare d’une bouteille d’eau congelée de 4 litres et l’insère directement dans le ventre de l’animal, maintenant vidé. Ça gardera la chair assez froide pour être comestible une fois rentrés. Claude recule le camion près de la butte, et nous les regardons embarquer la carcasse de l’ours dans la boîte du pick-up, la gueule remplie de lichen pour absorber le sang qui reste. Nous avons désormais un nouveau passager arrière.

Beau comme un ours (oui, oui, ça se dit)

On reprend la route. Les trappeurs sont satisfaits : « Il était beau, hein ? », « Mets-en. Eh qu’il était beau. Il doit faire probablement 250 lb. » L’humeur est bon enfant, et jusqu’au prochain site, on en rajoute : « Quel bel ours ! Ah, il était beau. » Tellement que, pendant que les deux trappeurs vont inspecter les prochaines trappes, Daphné et moi on décide que cet ours, « si beau » avec son épaisse fourrure noire lustrée, n’a d’autre choix que s’appeler Joey Scarpellinours.

Les derniers pièges du terrain sont vides, on se dirige vers le deuxième TP. Il est passé midi, ça fait déjà plus de trois heures qu’on se promène dans la forêt. On a croisé plus de martins-pêcheurs et de porcs-épics que d’humains. On mange notre lunch sur la banquette arrière du pick-up en se rappelant qu’il y a une centaine de kilos de viande d’ours à quelques centimètres de nous.

Retour sur l’autoroute, direction nord. À moins de 500 mètres de la route 175 vers Chicoutimi, le camion arrête. « J’en vois un ! » s’écrie Antoine, le sourire fendu jusqu’aux oreilles. Daphné et moi avons beau essayer de le trouver à travers les branches, on ne voit rien. Faut savoir où chercher… Même si les deux trappeurs cumulent des décennies d’expérience, leurs yeux brillent à l’annonce d’une trappe réussie. Soudainement, leurs visages sont ceux d’enfants de huit ans le matin de Noël.

Pour cet ours-là, l’attente dans le camion est un peu plus longue. Claude revient chercher quelque chose et nous annonce que celui-ci est plus petit, mais coriace. (On l’appellera donc Claude Legours.) Cinq coups de feu sont nécessaires pour l’abattre. Puis, on nous appelle. Le même spectacle que plus tôt, la même sérénité et le même calme dans la clairière, sauf qu’ici on entend encore le bourdonnement de l’autoroute. Même manœuvre, même bruit des organes internes qu’on extrait, et donc même petit moment où Daphné et moi devenons un peu plus pâles. C’est difficile à décrire… Imaginez un melon d’eau vidé à mains nues, mais un melon d’eau avec des viscères. Ça sonne visqueux. On retrouve nos esprits quand vient le temps de loader Claude Legours dans la boîte du pickup avec Joey.

La journée n’est pas finie : il nous reste encore quatre sites, donc huit pièges. On parle avec Antoine de la situation du trappage au Québec. « En 1980, on était 20 000. Aujourd’hui, il y a environ 8 000 trappeurs inscrits. C’est rendu tellement cher : une journée comme celle-là, on dépense au moins 100 $ en essence pour le camion, puis il faut obtenir les droits de piégeage du gouvernement, et acheter les pièges et les appâts. » C’est cher, un piège à ours ? « Ça coûte environ 100 $ l’unité. » Le calcul mental n’est pas ma force, mais je vois quand même le topo: 100 $ d’essence, 250 $ de permis et 1200 $ en pièges, sans compter les appâts. Avec deux ours dont la peau se vendra environ 300 $ chacune, ça revient quand même cher la fin de semaine.

Vers 17 heures, on arrive à un autre site. Claude et Antoine disparaissent longtemps avant de revenir. L’ours piégé était très petit – à peine 40 lbs -, ils ont décidé de le libérer. (On appellera celui-là Paul Cagelours.) Mais l’animal a quand même été piégé, il ne va pas mourir ? « Le Québec est un leader mondial dans la conception de pièges pour toutes sortes d’animaux. Les pièges Bélisle, entre autres, sont vendus énormément en Europe et en Russie. On a développé ici des trappes qui sont “cruelty free”. Ça veut dire que les ours ne sont pas blessés, ils n’ont pas de fracture. C’est sûr qu’ils sont stressés, mais ils n’ont pas mal. C’est très important et il faut que les pièges qu’on utilise soient certifiés par le gouvernement. Ailleurs dans le monde, ce n’est pas le cas, même si ça s’en vient. L’ours qu’on laisse repartir aujourd’hui va probablement être plus méfiant à l’avenir, mais il n’aura pas de séquelles. »

La tournée est terminée. Le pick-up roule à une quarantaine de km/h sur le chemin de terre. Au détour d’un virage, on aperçoit un ours adulte courir (Bruny Surours). On essaie de se rapprocher, mais il est trop rapide. « Un ours noir, précise Claude, ça peut atteindre 60km/h. On a tendance à voir ces grosses bêtes comme des animaux patauds et lents, mais c’est très agile – et ça grimpe vite. » Je note.

LA PEAU DE L’OURS

C’est le moment de se rendre chez Claude, qui possède une jolie maison sur une immense terre de l’île d’Orléans. C’est là qu’on procèdera au dépeçage de la viande et au dépiautage. Au quoi ? « C’est le mot technique pour dire enlever la peau. »

On attache d’abord chacune de nos prises sur une balance suspendue à un chariot élévateur. Le premier ours pèse 220 lb, le deuxième, 150 lb. Puis, on entre dans le garage et on installe les bêtes sur une table. On garde la porte ouverte – probablement pour ne pas que ça sente bizarre. Éclairés par des lampes halogènes et armés de leur couteau, les hommes se lancent dans le dépiautage. Il n’y a pas de sang. En dix minutes, la fourrure est complètement retirée. Elle sera tannée puis vendue à l’encan dans quelques mois, à moins qu’un particulier ne la réclame. Antoine a à peine le temps de terminer sa phrase que je réserve la peau de Joey pour le bureau et celle de Claude Legours pour chez moi.

Étrangement, l’image des carcasses ne nous dérange pas particulièrement. C’est plutôt le son des scies à os utilisées pour couper les pattes qui nous arrache un frisson. Vient ensuite le temps du découpage de la viande. Antoine saisit son couteau comme un chirurgien son scalpel et commence à couper d’une main experte.

C’est alors que je me rends compte d’une chose: la trappe, c’est la convergence de plusieurs talents et connaissances. Il faut connaître les habitudes de vie des animaux pour savoir où placer les pièges (une réponse : près d’un plan d’eau, parce qu’ils se déplacent généralement en suivant les ruisseaux). Il faut connaître l’environnement et savoir naviguer sans se perdre (avant que des entreprises forestières ne bâtissent des chemins de terre pour se rendre à leurs territoires, une grande partie des terrains de piégeage de Claude était quasi inaccessible).

Il faut connaître la biologie de l’animal pour savoir où et comment couper, puis ce qu’on doit garder. Faut être un peu boucher, aussi, pour maitriser les coupes de viande. Faut savoir comment on tanne les peaux pour les préparer adéquatement…

Il faut surtout être passionné. Parce que les trappeurs professionnels, de nos jours, ils n’existent plus. Au Canada, il y avait 80 000 trappeurs dans les années 1980 et ils sont maintenant environ 60 000 (dont 25 000 Autochtones). Moins de 500 personnes au pays pratiquent le trappage comme source de revenus principale. C’est un hobby. Mais de retour à l’hôtel à minuit et demi, je me dis que c’est surtout une manière de plus en plus rare de vivre et d’habiter notre territoire.

Le Québec continue à s’urbaniser, et c’est grâce à des gens comme Antoine et Claude qu’on peut vivre à Sainte-Anne-des-Lacs sans avoir peur de se faire scalper par un ours noir affamé parce que l’endroit où il trouvait son snack est devenu une piscine creusée. Certains peuvent crier à la cruauté et exiger l’abolition de la chasse et du trappage, mais j’ai été témoin aujourd’hui d’un respect sans borne pour les animaux et la nature. Certainement quelque chose que je méditerai en mangeant mon tofuburger, bien assis sur la terrasse d’un chalet perdu au milieu de la forêt.

Pour voir les photos de l’expédition, c’est par ici! 

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