URBANUIT : 5 scènes de film sexy qui ont défié la censure hollywoodienne

À l'époque du code Hays, il fallait redoubler de créativité pour montrer la sexualité dans les films

Appliqué de 1934 à 1966, le code Hays était un ensemble de règles déterminées par Martin Quigley, éditeur catholique, Daniel A. Lord, prêtre jésuite, et Joseph Breen, antisémite notoire, afin de déterminer ce qu’il était acceptable et inacceptable de montrer dans les films hollywoodiens. Alors qu’on se permettait quelques tétons dans le cinéma muet des années 20, ce code établit de nouvelles règles sévères de bienséance cinématographique. 

À partir de 1934, les studios ne doivent plus jamais montrer l’adultère, la séduction, le blasphème, le sexe, l’homosexualité, les baisers de plus de quelques secondes, les décolletés, la présence d’un homme et d’une femme dans le même lit, et tout ce qui s’en approche.

Betty Boop avant et après le code Hays.

Forcés à devenir créatifs s’ils souhaitaient suggérer l’amour physique, certains réalisateurs nous ont offert quelques bonnes scènes coquines. Parfois, suggérer est encore plus chaud que montrer.

Le baiser de Grace Kelly et Cary Grant dans To Catch a Thief

Alfred Hitchcock était un maître des métaphores coquines. Dans To Catch a Thief et North by Northwest, il crée du sexe à partir de rien : un train, un tunnel, un baiser, des feux d’artifices. C’est simple et ça fonctionne!

Le train qui rentre dans le tunnel à la fin de North by Northwest (1959)

Some like it hot (1959)

En plus de ne pas se gêner pour aborder l’homosexualité et montrer des hommes habillés en femmes, Certains l’aiment chaud nous offre cette scène de baiser vraiment torride entre Marilyn Monroe et Tony Curtis. Ce film est sorti sans licence et fut un succès retentissant. On le crédite souvent pour avoir annoncé la mort du code Hays.

Phantom Lady (1944)

Film noir moyennement intéressant, Phantom Lady nous offre néanmoins un petit solo de drum éffrontément érotique. Notez à quel point Elisha Cook Jr. sue en jouant du drum et en fixant Ella Raines comme un pervers.

The Fountainhead (1949)

Dans The Fountainhead, Gary Cooper fait des travaux manuels au grand délice de Patricia Neal. Est-elle en train de s’imaginer en train de se faire driller sauvagement contre la roche? Je pense que oui!

The Outlaw (1943)

The Outlaw a été produit en se moquant bien du code Hays. Jane Russell y revêt un décolleté absolument sans compromis, elle frenche quasiment la caméra, et se fait menotter de façon sexy. Le film a eu énormément de misère à apparaître au cinéma, mais depuis, personne n’a jamais oublié de personnage sensuel de la belle Rio.

 A Streetcar Named Desire (1951)

Le jeune Marlon Brando, tous biceps sortis, qui sue et miaule en se foutant bien de quelles règles il enfreint : c’est plus sexuel que n’importe quelle scène sur Pornhub.

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