«  True crime  »  : 5 séries documentaires pour s’initier (et ne pas s’écœurer)

Quoi « bingewatcher » ce weekend ?

Ça ressemble un peu à un tsunami. Alors que votre collègue avoue à demi-mot que « ça n’a pas de bon sens qu’un gars aussi cute que Ted Bundy ait pu tuer autant de femmes », que votre mère ne daigne même pas répondre au téléphone parce qu’elle bingewatche Le dernier soir et qu’une fille d’URBANIA (ah, allô) vous jase de la popularité montante du true crime, vous vous demandez si vous n’êtes pas en train de — solidement — manquer le bateau?

Peut-être bien. Mais il faut tout d’abord dire que le monde du true crime est vaste. Vraiment vaste. Entre l’excellence et le bien-bien-loin-de-l’excellence, on trouve des reconstitutions de meurtres très graphiques qui risquent de vous traumatiser à vie, d’horribles malheurs racontés avec un ton sarcastique et un brin judgy, du victim shaming à la pelletée et des fictions pas toujours tops. Permettez-moi de séparer le bon grain de l’ivraie pour vous. Du côté du petit écran, on commence par quoi? À mon humble avis, ces 5 séries documentaires créées dans les règles de l’art risquent de vous donner — définitivement — la piqûre.

The Jinx: The Life and Deaths of Robert Durst

À voir sur HBO

Je pense que j’ai dû me rappeler de respirer au moins cent fois tellement j’ai été emportée par cette série du réalisateur Andrew Jarecki sur la vie absolument folle du millionnaire Robert Durst. Avec un talent assez fou merci, on nous raconte la disparition de sa première femme Kathleen en 1982, la mort de sa meilleure amie Susan Berman et l’assassinat et démembrement de son voisin Morris Black.

À travers mille rebondissements et surprises (que je suis assez fine pour ne pas vous dévoiler ici), The Jinx : The Life and Deaths of Robert Durst réussit à la fois à captiver et à soulever plusieurs questions éthiques et déontologiques. Jarecki aurait-il dû dire rapidement ce qu’il a découvert à la police? A-t-il retenu de l’information pour mousser la popularité de sa série? Je vous laisse en juger par vous-même!

Making a Murderer

À voir sur Netflix

Le géant a marqué un grand coup avec cette série signée par Laura Ricciardi et Moira Demos. On y découvre l’étrange et triste sort de Steven Avery, accusé et condamné pour l’agression sexuelle de Penny Beernsten en 1985. L’affaire, c’est que l’homme en question avait un alibi. Et que son ADN ne matchait pas avec celui retrouvé sur la scène du crime.

Innocenté après 18 ans derrière les barreaux (!), Avery a décidé de poursuivre la police du comté de Manitowoc… pour se voir accusé en 2005 du meurtre de la photographe Teresa Halbach. Vérité ou vengeance des autorités? Disons que l’expression être on the edge of your seat prend tout son sens quand on écoute cette excellente série américaine!

The Keepers

À voir sur Netflix

Qu’est-il arrivé à la sœur Catherine Cesnik? Survenue dans les années 1960, la mort de l’enseignante d’anglais et de théâtre fait encore frissonner la ville de Baltimore (et moi aussi, j’avoue). À partir de plusieurs témoignages de ses étudiants on découvre tranquillement pas vite que tout n’était pas rose (vraiment pas) à la Seton Keough High School…

Le prêtre de l’école, A. Joseph Maskell, a-t-il commis des agressions sexuelles? Est-ce que Catherine Cesnik était au courant? A-t-elle été tuée pour cacher la vérité? Que de questions mes amis, que de questions. Et que d’heures fascinantes d’écoute aussi!

Conversations with a Killer: The Ted Bundy Tapes

À voir sur Netflix

Pour en savoir plus sur Ted Bundy, vous pouvez bien sûr vous taper le film Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile avec Zac Efron… Mais je vous conseille tout d’abord de vous lancer avec Conversations with a Killer : The Ted Bundy Tapes.

Mise en ligne pour souligner le 30e anniversaire de son exécution (drôle de fête, me direz-vous), la série américaine retrace le parcours et le procès de Bundy à partir d’une tonne d’images d’archives et d’entrevues avec le meurtrier, son entourage, des victimes et des femmes qui ne peuvent tout simplement pas croire qu’un homme aussi joli puisse commettre de telles horreurs. Fascinant et enrageant de voir à quel point le charme et une belle petite face peuvent toujours jouer en faveur d’une personne… Même s’il est un tueur en série sanguinaire.

The Staircase

À voir sur Canal + et Netflix

Et si un hibou était en fait un dangereux criminel? Ou bon, un animal un peu stupide qui attaque violemment une pauvre dame qui a eu le malheur de passer par là? C’est une des thèses mises de l’avant dans The Staircase (originalement Soupçons) de Jean-Xavier de Lestrade. Après la chute de Kathleen Peterson dans l’escalier de sa maison en décembre 2001, son mari Michael Peterson est accusé de meurtre.

Le romancier est-il vraiment coupable? Sa femme est-elle simplement tombée? Était-elle sous l’influence de la drogue ou de l’alcool? A-t-elle été attaquée par le fameux hibou? La série sur le premier procès de Michael Peterson, diffusée initialement sur Canal + en 2004, a eu droit à une suite après quelques développements. Flairant la bonne affaire, Netflix en a profité pour mettre à jour cette histoire dans une série hyper bien accueillie par les fans de true crime en 2018. Je vous laisse découvrir le reste!

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