Scheer est pour ou contre le droit à l’avortement ?

Aussi, Bolsonaro n'est pas pressé d'éteindre les feux, et une compagnie pharmaceutique obligée de payer.

On a beaucoup parlé cette semaine de la crise des médias. Même notre patron, Philippe Lamarre, a témoigné en commission parlementaire sur la situation des médias québécois.

Il y a aussi eu beaucoup de boucan autour de la question de Catherine Dorion dirigée vers PKP. Comment pouvait-il assurer que les journalistes seraient libres de s’exprimer s’il rachetait les journaux régionaux?

Il n’a pas répondu grand-chose.

Je n’ai pas non plus grand-chose à ajouter là-dessus, sinon qu’URBANIA est toujours indépendant, et personne ne m’empêche de dire ce que je pense, ici. 

Checkez, la preuve: Heille, URBANIA, un chien qui fait caca comme logo, pas très mature. Ça me fait rire, là. Mais on peut-tu avoir un chat qui fait caca aussi, question de parité? [NDLR : non.]

Come on, on est en 2019.

Andrew Scheer prend la porte du droit à l’avortement en pleine face

À l’aube de cette nouvelle élection fédérale, les conservateurs ont réussi à faire parler d’eux, mais pas nécessairement pour les raisons qu’ils auraient espérées. 

On a tous été surpris quand la candidature de la plongeuse Sylvie Fréchette a été annoncée. Cette femme, qui ne s’affichait pas nécessairement politiquement, a dit avoir été rejointe par les valeurs du parti conservateur qui lui ont été présentées. 

Elle a également spécifié que le lieutenant québécois des conservateurs, Alain Rayes, lui avait garanti que le débat sur l’avortement était clos et que la question ne serait jamais ramenée si Andrew Scheer devenait premier ministre. 

C’est une position un brin ambiguë. Reste à voir à quel point le monde est tanné de Justin Trudeau. 

Sauf qu’ils ont été obligés de se rétracter quand il s’est avéré que la vraie position du parti, c’est que les conservateurs ne rouvriront pas officiellement le débat, MAIS que les députés auront la liberté de présenter des projets de loi à cet effet si le coeur leur en dit. 

C’est gênant, parce que Rayes a recruté beaucoup de candidates féminines au Québec, notamment en promettant que le débat sur l’avortement ne serait pas rouvert. 

Andrew Scheer a finalement pris la parole jeudi, lui qui s’était fait discret. Scheer, un catholique notoire, s’est déjà affiché contre le mariage gai et contre le droit à l’avortement. 

Il a dit que, comme sous le gouvernement Harper, il n’empêcherait pas ses députés de présenter des projets de loi sur la question, mais qu’il voterait contre une restriction du droit à l’avortement ou du mariage gai. 

Reste que c’est une position un brin ambiguë. Reste à voir à quel point le monde est tanné de Justin Trudeau. 

Y’a pas le feu par rapport aux feux pour Bolsonaro

Vous en avez sans doute entendu parler, la forêt amazonienne est en feu, et c’est un peu un désastre. 

Mais malheureusement, le président du Brésil, qui abrite la majorité de cette forêt, ne semble pas partager ce constat. 

Il a même refusé l’aide de 20 millions offerte pas le G7, préférant plutôt insulter Emmanuel Macron avec qui il a passé la semaine à se chicaner. 

Entre autres choses, le président Jair Bolsonaro accuse la France d’afficher des tendances colonialistes en offrant son aide monétaire. 

Même si je n’adhère pas DU TOUT aux idées du président brésilien, je peux comprendre son point. 

C’est qu’Emmanuel Macron a proposé de conférer à l’Amazonie un statut international, question de protéger l’environnement. 

On peut comprendre que les Brésiliens n’ont pas spécialement envie de céder une partie de leur souveraineté aux Européens en échange de 20 millions de dollars. 

L’intention peut paraître louable, mais c’est un peu maladroit dans un pays comme le Brésil qui a souffert de la colonisation de l’Europe. On peut comprendre que les Brésiliens n’ont pas spécialement envie de céder une partie de leur souveraineté aux Européens en échange de 20 millions de dollars. 

Mais l’heure est grave, et on espère pour le sort de la planète qu’une solution soit vite trouvée. 

L’Amazone, c’est ma glissade préférée au Village Vacances Valcartier.

Johnson & Johnson doit payer des millions & millions

Vous connaissez probablement Johnson & Johnson comme une compagnie qui vend de la crème hydratante et de la poudre pour bébés. 

Mais c’est aussi une gigantesque multinationale qui oeuvre dans le domaine pharmaceutique. 

Et cette semaine, l’entreprise a été condamnée par le tribunal de l’Oklahoma (un petit état au nord du Texas) à payer 572 millions pour sa responsabilité dans la crise des opiacés. 

C’est quoi le rapport? 

À l’annonce du jugement, l’action de l’entreprise a MONTÉ, parce que les actionnaires s’attendaient à une pénalité ben pire que ça, entre 1 et 2 milliards. 

Les opiacés, c’est une famille de médicaments dont fait notamment partie le Fentanyl. Ces médicaments prescrits contre la douleur ont des effets accoutumants, et ont causé des ravages terribles aux États-Unis (et on est pas à l’abri ici non plus).

Juste en Oklahoma, on parle de 4653 morts en dix ans. 

Et selon le jugement rendu, la compagnie, qui produit des opiacés, aurait minimisé les effets néfastes et exagéré les bénéfices de ses produits. 

Si comme moi vous vous êtes dits « Quin toé! » en lisant cette nouvelle, calmez-vous. 

Tout d’abord, à l’annonce du jugement, l’action de l’entreprise a MONTÉ, parce que les actionnaires s’attendaient à une pénalité ben pire que ça, entre 1 et 2 milliards. 

Cette amende ne représente même pas 1% de leurs ventes annuelles… 

La bonne nouvelle là-dedans, si vous avez l’âme justicière, c’est que ce jugement ouvre la porte à des milliers de jugements qui pourraient être rendus ailleurs, parce que plusieurs autres juridictions intentent en ce moment des poursuites contre la multinationale. 

Au pire, si ça leur donne mal à la tête tout ça, ils prendront une p’tite pilule. 

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