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Comptable à la retraite et grand-père à temps plein, Robert L. Evans est maire de Farmville, une petite ville de la Caroline du Nord qui porte le même nom que le jeu en ligne le plus populaire de Facebook. Tiens donc.
André Péloquin : D’où vient le nom Farmville??
Robert L. Evans : La ville s’appelait tout d’abord New Town. On l’a baptisée Farmville, en 1872, pour souligner ses racines agricoles.
André Péloquin : Donc, y a vraiment des fermes à Farmville?? Avec des légumes, des chevaux, pis des farm coins??
Robert L. Evans : Euh… oui… quoi??
André Péloquin : Plus sérieusement, au-delà de l’agriculture, quelle est la principale industrie de Farmville??
Robert L. Evans : Actuellement, on est en transition… On compte de plus en plus de manufactures, mais on s’oriente surtout vers le textile et le tabac.
André Péloquin : Est-ce que Farmville est une ville multiculturelle??
Robert L. Evans : Bien sûr?! On compte plusieurs nationalités ici. Pas beaucoup, mais quand même, y a des Blancs, des Noirs, des Espagnols, des Libanais, des Chinois et des… j’ai oublié le terme précis, mais… des gens de l’Ukraine.
André Péloquin : Pourquoi les gens trippent-ils AUTANT sur Farmville??
Robert L. Evans : C’est une petite communauté pour qui l’éducation et la culture sont très importantes. On a de bonnes écoles et de bons restaurants. On a aussi une troupe de théâtre amateur et un musée, installé dans une maison centenaire, qui raconte l’histoire de notre petite communauté.
André Péloquin : Qui est le membre le plus connu dans votre communauté?? Est-ce Mathurin14??
Robert L. Evans : On n’a pas vraiment de «?stars?», mais y a plusieurs personnalités connues — qui ont eu un impact sur notre pays — qui y sont nées. Y a notamment Walter Jones, qui a été membre du Congrès pendant plus de 25 ans, et son fils, qui
a suivi ses traces, au Sénat depuis 1993. [NDLR?: Blenda Gay, un joueur de la NFL qui s’est fait assassiner par sa femme en 1976, y a aussi grandi].
André Péloquin : Quel est le principal problème de votre communauté?? Les ralentissements du système, j’imagine??
Robert L. Evans : Le fait que nous sommes très unis est autant une force qu’une faiblesse. Tout le monde est au courant de ce qui se passe dans la ville. Aussi,
on est parfois trop ancrés dans la quotidienneté, dans nos petits problèmes de tous les jours. On manque un peu de vision par moments et on ne pense pas toujours à notre futur…
André Péloquin : En passant, saviez-vous qu’un jeu sur Facebook porte aussi le nom de Farmville??
Robert L. Evans : Non.
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