La Presse Canadienne/Ryan Remiorz

Retour vers le futur : Crise à Oka

Aussi, Trump part sa campagne ben raciste et Ottawa offre de l'argent aux soldats victimes d'inconduites sexuelles.

Des fois, j’essaie de me faire croire que je n’écoute pas les nouvelles parce que je manque de temps. 

Mais depuis deux semaines, je suis vissé à mon sofa parce que je me suis cassé une jambe en trottinette (oui, j’ai une vie très glorieuse) et je me rends compte que même si j’ai RIEN d’autre à faire, je n’écoute quand même pas les nouvelles. 

J’ai réessayé d’écouter les nouvelles, évidemment (j’ai aussi passé des heures à écouter Drôles de vidéos, j’ai vraiment rien à faire), mais ça ne passe pas. 

Je pense que ce qui m’agace, c’est que les lecteurs de nouvelles ne peuvent pas s’empêcher de donner leur opinion.

Pis moi, le monde qui pense que ça nous intéresse ce qu’ils pensent de l’actualité, j’haïs ça. 

Voici mon opinion sur trois nouvelles. 

La crise d’Oka : la re-vengeance

Vous savez ce qu’on dit; l’enfer est pavé de bonnes intentions. 

Un promoteur immobilier a décidé de céder une partie du territoire pris aux Mohawks de Kanesatake, dans un voeu de réconciliation. 

Évidemment, ça ne pouvait pas être si simple. Le maire d’Oka, Pascal Quevillon, s’est opposé à cette rétrocession. Il pense que les Mohawks mettent en péril la survie d’Oka en reprenant le territoire.

Oui, c’est très ironique.

Il craint aussi que le développement autochtone fasse baisser la valeur des maisons d’Oka. 

Le maire d’Oka, Pascal Quevillon, s’est opposé à cette rétrocession. Il pense que les Mohawks mettent en péril la survie d’Oka en reprenant le territoire. Oui, c’est très ironique.

C’est quoi les horreurs que les Mohawks veulent développer? « On pense notamment à construire un aréna, mais pas un bâtiment laid. On veut quelque chose avec une belle signature visuelle, qui intègre les énergies solaires, où non seulement nos enfants pourront jouer au hockey, mais également ceux des résidents d’Oka » a déclaré le grand chef Simon au Devoir.

Évidemment, le maire d’Oka s’est fait taper sur les doigts par les gouvernements provinciaux et fédéraux, mais c’est trop tard, le feu a pris. 

Des Mohawks se sont installés sur le bord de la route 344 en protestation, et des rumeurs parlent de blocage de route. 

C’est pas simple, faire la paix, hein?

Trump est raciste (surprise!!!)

La semaine dernière, Donald Trump a suggéré dans un tweet qu’on devrait retourner quatre élues démocrates dans leurs pays, ce qui n’est pas sans ironie quand on réalise que 3 des 4 femmes ciblées sont nées… aux États-Unis. 

Mais évidemment, avec la base électorale extrêmement hostile de Donald Trump, ce tweet a été l’équivalent de lancer un youtubeur dans une foule d’adolescentes; ça a été la folie furieuse. 

Depuis, ses rassemblements politiques sont ensevelis sous des chants de « Send her back! », ce qui n’est pas sans donner froid dans le dos. 

Si vous aviez encore des doutes, vous voilà fixés : la campagne présidentielle 2020 va être très raciste. 

Trump se défend en disant qu’il n’aime pas ces chants, et qu’il a tenté de les arrêter. 

Ce qu’il n’a pas pris en compte, c’est que nous sommes en 2019 et que les caméras vidéo existent. Voici comment il a « tenté » d’arrêter les chants:

C’est l’équivalent du gars qui trompe sa blonde avec une danseuse, mais qui dit à sa blonde: « J’voulais pas, c’est arrivé  tout seul ».

Ottawa offre 900 millions aux victimes d’inconduites sexuelles dans l’armée

Si vous pensez que les journalistes ne servent à rien pis que les bloggeurs, ça fait ben la job, permettez-moi de vous présenter cet article

Ainsi, chaque victime ayant pris part au recours collectif pourra recevoir de 5000$ à 155 000$.

Il y a 5 ans, Noémi Mercier et Alec Castonguay, de L’Actualité, ont publié ce dossier qui révélait que 5 soldats PAR JOUR étaient victimes d’agression sexuelle dans l’armée canadienne. 

Depuis, un recours collectif a été entamé par des employés des Forces canadiennes, et hier, le gouvernement canadien a accepté de verser 900 millions aux victimes. 

Ainsi, chaque victime ayant pris part au recours collectif pourra recevoir de 5000$ à 155 000$.

Il faut encore que la Cour fédérale approuve la proposition du gouvernement, mais c’est déjà un pas dans la bonne direction. 

Venez me dire que le journalisme sert à rien.

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