Rencontre entre Miss Me et Isaac Larose

Elle a fait sa renommée dans le street art, il crée des chapeaux de luxe pour Larose Paris. Elle s’exprime illégalement dans les rues du monde, il court les fashion weeks. Pourtant, Miss Me et Isaac Larose ont plus d’une chose en commun… On a rassemblé les créateurs pour jaser beauté et autorité.

TEXTE  ROSE-AIMÉE T. MORIN     PHOTOS  LM CHABOT @ l’éloi

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Trois mots que vous associez à l’acte de création? 

Miss Me : Amour, grandir et respirer. Parce que si je ne créais pas, je serais peut-être morte.

Toi qui es si revendicatrice, je suis étonnée d’apprendre que tu crées dans l’amour…

M. : Le sentiment d’injustice ne veut pas dire qu’on ne tend pas vers l’amour. En
revendiquant, on aspire à quelque chose de plus beau et plus grand!

Et de ton côté, Isaac? 

Isaac : Je dirais liberté, responsabilité et joie. Je rejoins Miss Me dans l’optique où je crée pour sortir de ce qui se fait actuellement dans le monde, pour forger un univers qui m’est propre. Mais ça vient avec des responsabilités : on a le devoir de créer avec respect pour autrui et pour l’environnement. C’est un processus qui amène beaucoup de bonheur en général.

Votre domaine est-il synonyme de collaboration ou plutôt de compétition?

M. : C’est intéressant parce qu’on fait tous les deux partie de milieux en plein essor : en mode, il y a de plus en plus de designers
locaux, et on observe la même chose dans l’art qui vient des « bas-fonds », dont fait
partie le street art. Ce serait donc difficile de dire qu’on s’entraide entre artistes, parce qu’on commence à créer un réseau. Par contre, ce qui est magique, c’est que les Montréalais aiment soutenir les créateurs locaux. Et on essaie évidemment de s’entraider entre collègues aussi!

I. : C’est drôle, moi j’ai l’impression qu’on se soutient plus sur la scène internationale que locale. Avec Larose Paris, je croise les mêmes designers de fashion week en fashion week; on aime tel mec de Suède, ou tel autre de France. Mais Larose Paris a peu collaboré avec des marques montréalaises, à part Frank & Oak. Peut-être parce que le marché québécois de la mode pour homme est encore trop petit.

Isaac, on te décrit dans les médias comme un « punk rebelle ». Miss Me, ton art est illégal. Parlez-moi de votre rapport à
l’autorité…

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