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Je me rends compte que souvent, je suis négatif par rapport à l’actualité québécoise. Je me plains que tout va mal, que c’est décourageant, que rien n’ira jamais mieux… bref, j’agis comme un ado qui vient de découvrir le emo en 2006. Mais des fois, quand on se compare, on se console. Voici le titre d’une nouvelle Mexicaine datant d’hier:

Vous voyez, ça va pas si mal que ça.
Mais quand même un peu. Je vous résume ça ici.
Vous savez, la semaine dernière, je vous racontais les excès de colère de l’ex-chef du PQ, ex-mari de Julie et ex-gars qu’on trouvait normal, sur Twitter. Eh bien, il songe sérieusement à revenir en politique.
Cette semaine, le président a annoncé qu’il était prêt à permettre à 1,8 million de «dreamers» de devenir officiellement des citoyens américains. Les dreamers, ce sont ces habitants des États-Unis qui sont arrivés au pays avec leurs parents alors qu’ils étaient encore jeunes, et à qui Obama avait permis de rester légalement au pays.
Cette semaine, des leaders chrétiens, musulmans et juifs ont uni leurs voix dans une lettre commune. Toutes les religions qui s’unissent pour parler ensemble main dans la main: on dirait que c’est peut-être le début de la paix dans le monde… mais non, ils réclament le droit de discriminer les gais.
C’est que le gouvernement Trudeau a imposé une condition à tous les camps d’été: s’ils veulent avoir des subventions, leur mission première ne doit pas aller à l’encontre des droits de la personne. Juste ça.
Et on ne parle même pas de changer la mission de l’organisme au complet. L’Église catholique peut bien continuer à être anti-avortement. On leur demande juste de ne pas faire un camp d’été avec des activités genre: «Aujourd’hui on va aller faire un feu de camp pour brûler des dépliants sur l’avortement» «On va aller se baigner mais en gardant nos chandails parce qu’on est pas gais.»0
Il semble que c’est trop pour les organisations religieuses. Oh well. Ça fera plus de subventions pour les camps d’été «d’immersion anglaise» avec ton moniteur qui a grandi à Québec et qui parle anglais avec l’accent de Georges St-Pierre.