Récap de la semaine : la guerre des liquides (ark), enfantillages à l’Assemblée nationale et Trump veut montrer sa grosse… parade

Quand les politiciens reviennent au travail, les journalistes ont enfin d’autres choses à parler que des opérations déneigement.

Je sais que j’ai tendance à être négatif dans ces lignes, comme s’il ne passait jamais rien de positif dans ce monde. Mais ce n’est pas vrai. Des fois, il se passe des choses agréables. Par exemple, cette semaine, c’était le retour des députés à l’Assemblée nationale.

Bon, là, vous vous dites, «Seigneur, on n’a pu les bonnes nouvelles qu’on avait». Mais attendez. Quand les politiciens reviennent au travail, les journalistes ont enfin d’autres choses à parler que des opérations déneigement pis des cheveux de Donald Trump. Et ça, c’est pas rien.

La preuve, il s’est passé plein de choses cette semaine.

La guerre des liquides

Je sais, la guerre des liquides, c’est le pire nom de conflit de tous les temps. Dans le meilleur des cas, on dirait un remake porno de la Guerre des étoiles. Mais les enjeux sont pas mal moins excitants.

C’est que l’Alberta cherche encore une fois à faire passer son maudit pétrole vers un port, pour pouvoir l’exporter par bateau. Vu que St-Gabriel-de -Nadeau-Dubois nous a sauvé d’Énergie Est, les Albertains se tournent maintenant vers la Colombie-Britannique pour exporter leur pétrole.

Sauf que dans la province d’accueil de tous les jeunes Québécois qui veulent partir «se découvrir» (aka fumer du weed et faire du snow), on ne veut pas de cette hausse du transport de pétrole sans avant tout consulter la population.

La première ministre néo-démocrate de l’Alberta, Rachel Notley, n’est donc pas contente. Tellement qu’elle a ordonné à la régie de l’alcool albertaine de cesser l’importation de tout vin en provenance de la Colombie-Britannique, qui en exporte normalement pour 70 millions de $ en Alberta.

Qui va régler le conflit? Certainement pas Justin Trudeau, qui pour le moment, préfère se tenir loin des disputes. Moi en tout cas, ça serait pas dur de trancher; Merlot over Petro n’importe quand.

Véronique Hivon se fait snobber

À son dernier congrès, Jean-François Lisée a décidé de révéler sa dernière idée originale (pour ne pas dire désespérée) : nommer la nouvelle vice-chef du parti, Véronique Hivon. Si vous vous demandez qui était vice-chef avant Véronique Hivon, ben c’était personne, parce que c’est un poste que Jean-François Lisée a inventé tout seul v’là deux semaines. Mais bon, ils peuvent bien organiser leur structure comme ils veulent, c’est leur parti après tout. Et on comprend la stratégie : Véronique Hivon inspire beaucoup plus la sympathie que M. Lisée (en même temps, y’a à peu près juste Laurent dans District 31 qui inspire MOINS la sympathie que Jean-François Lisée).

Reste que cette histoire de vice-chef, ça a fait un peu de chicane en période de questions à l’Assemblée. Mme Hivon a interpellé le premier ministre sur la question du chantier de la Davie. Normalement, quand le chef de l’opposition s’adresse au gouvernement, c’est le premier ministre qui est tenu de lui répondre.

Sauf que Mme Hivon n’est pas vraiment la chef. Les libéraux ont donc voulu remettre le Parti québécois à sa place, et c’est le député Jean d’Amours qui a répondu à la place du premier ministre. Quand on te fait répondre aux questions de l’opposition pour les insulter, tu sais que t’es pas l’homme de confiance du premier ministre : «Hey, Jean, on a pensé à une bonne joke, quand ils vont nous parler, c’est toi qui va répondre, t’as pognes-tu?»

Trump veut s’organiser une parade

Je dis ça chaque semaine, mais un jour, je vais vraiment arrêter de parler de Trump. Mais c’est pas encore cette semaine, maudit. Donc Trump, probablement en regardant des vidéos de Kim Jung-Un sur YouTube, s’est rendu compte que dans beaucoup de pays, les militaires font des parades, pour faire démonstration de leur force.Et là, en pensant à son armée, il s’est dit, comme un gars saoûl à l’urinoir : «Ben là, c’est moi qui a la plus grosse, je devrais la montrer.» Il a donc décidé qu’il allait organiser une grosse parade pour que l’armée américaine puisse montrer qu’elle est puissante.

Apparemment, le fait qu’ils ont des bases militaires sur tous les continents, qu’ils soient mêlés à tous les conflits et qu’ils possèdent le plus gros arsenal nucléaire au monde ne suffit pas. Pour que les autres pays comprennent vraiment, il faudrait absolument que les militaires marchent en ligne au son de Pump and Circumstance.

Oh, et il a beau dire que la parade, c’est pas pour lui, mais bien pour que les gens puissent remercier leurs forces armées, personne n’y croit. Même les républicains et les militaires n’embarquent pas. Un militaire aurait même déclaré : «Il ne veut pas nous remercier, il veut qu’on passe devant lui et qu’on soit obligés de le saluer.»

Oups.

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