Véronique Duplain

Quand la lumière s’est éteinte : ils avaient le vent dans les voiles et puis…

Les visages de l'achat local

On pourrait remplir des pages et des pages sur la place qu’occupent les PME dans nos quartiers, dans nos communautés, dans notre économie. Dire par exemple que plus de 8 millions des travailleurs du privé au Canada sont à l’emploi des petites entreprises (c’est beaucoup hein?) ou répéter que les PME sont « un moteur de croissance ».

Sauf que… aligner les statistiques n’y changera rien : au quotidien, c’est surtout quand on fait un high five à son boulanger, qu’on fume du weed dont la pureté a été analysée dans notre région ou qu’on achète un masque cousu au coin de la rue que les PME font étroitement partie de nos vies et que les humains qui sont derrière nous sont chers. Et parfois, on ne s’en rend même pas compte. Mais quand elles disparaissent, ou que la lumière se ferme temporairement sur leurs activités, comme c’est le cas en ce moment, ça fait mal. Autant pour eux que pour nous.

Alors pour donner un coup de pouce à des PME « qui ont vu leur élan stoppé net », Déraison et la photographe Véronique Duplain ont eu l’idée de lancer Quand la lumière s’est éteinte, un magnifique projet photographique mettant en valeur une relève qui travaille souvent dans l’ombre, encore plus depuis quelques semaines. Les entrepreneur.e.s y racontent ce qu’ils faisaient quand leurs activités ont été suspendues, et comment on peut les aider à garder le vent dans les voiles. 

Sur le site, on trouve aussi une liste d’initiative pour encourager l’achat local. On vous laisse les photos comme avant-goût et pour lire le reste des histoires, n’hésitez pas à aller faire un tour sur le site  !

Quand la lumière s’est éteinte, Randolph fabriquait sa chance et la partageait chaque mois avec les 25 000 visiteurs de ses pubs ludiques.

Quand la lumière s’est éteinte, De Gaspé rehaussait les standards de l’industrie du meuble et plantait 50 arbres pour chaque produit acheté en ligne.

Quand la lumière s’est éteinte, signé local magasinait des locaux pour établir sa troisième boutique (peut-être même une quatrième).

Quand la lumière s’est éteinte, l’équipe du Pigor mijotait l’ouverture d’un second restaurant, à la carte encore plus ambitieuse.

Quand la lumière s’est éteinte, État de choc célébrait les artisans québécois du chocolat bean-to-bar, rayonnait au-delà des frontières et prenait goût à la croissance.

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