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Profession : agronome pour l’agriculture du futur

Partout au Québec, de jeunes agronomes comme Rose Séguin veillent au bon déroulement des activités de production agricole afin d’obtenir des aliments sains et locaux.

Par
Guglielmo Scrittore
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URBANIA et METRO inc., ainsi que ses enseignes Metro et Super C, sont fiers de s’associer pour vous présenter la lauréate du Prix Jeune agronome de l’Ordre des agronomes du Québec.

Malgré ce que peuvent dire les générations précédentes au sujet de la nôtre (genre qu’on est accros à la technologie), on peut au moins se targuer d’avoir à cœur des enjeux importants, comme la sécurité et l’autonomie alimentaires ainsi que le commerce de proximité. On trouve même le moyen de mettre notre expertise technologique au service de ces enjeux sociaux.

Vous êtes-vous déjà demandé comment ça se fait qu’on peut maintenant avoir sur nos étalages des tomates, produit de saison s’il en est un, cultivées ici à l’année?

Eh bien, c’est grâce aux producteurs en serre du Québec, ainsi qu’au travail et à la recherche des agronomes d’ici, comme Rose Séguin. Diplômée en sciences agroenvironnementales de l’Université McGill, Rose s’est intéressée à l’agriculture de l’avenir. « J’ai beaucoup aimé ce qui impliquait l’horticulture contrôlée, les serres et les fermes verticales », explique-t-elle. « Après, je suis allée dans le Nord, où j’ai fait ma maîtrise en génie des bioressources. Je travaille maintenant avec des agriculteurs dans des serres ayant recours à une technologie très avancée. »

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La science au service de la Terre

Concrètement, ça fait quoi, un agronome? En gros, les agronomes sont des professionnels qui s’engagent à adopter les meilleures pratiques dans le domaine agroalimentaire en travaillant de concert avec les producteurs, les centres de recherche et les universités, le secteur privé et le gouvernement. Les agronomes font souvent des suivis de production avec les agriculteurs et contribuent à la collecte et à l’analyse de données ainsi qu’à la prise des décisions pour améliorer la productivité.

Leur objectif? Nourrir un max de personnes en préservant la planète. Étant donné le réchauffement climatique, c’est plus important que jamais.

Si Rose a décidé de se spécialiser dans le domaine de la culture en serre, ce n’est pas que pour le côté techno du métier! C’est aussi parce qu’elle a à cœur l’agriculture durable, et notamment locale.

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« Avec les serres, on peut produire des aliments locaux malgré l’hiver québécois. On peut contrôler la température, l’humidité, la concentration du dioxyde de carbone et l’apport en nutriments. La lutte intégrée nous permet de gérer la population des ravageurs et d’empêcher le développement des maladies de façon plus écologique et durable. Cela nous permet de produire à proximité des consommateurs un produit de haute qualité et d’avoir moins de produits déclassés, ce qui réduit le gaspillage alimentaire. En effet, si je devais produire au Mexique, soit mes tomates seraient cueillies avant d’être mûres pour éviter qu’elles s’écrasent durant le transport, soit les plus mûres arriveraient ici écrasées, et ça ne serait pas top, du point de vue écologique. »

Des serres québécoises comme Les serres Sagami (produits Savoura), les Productions Horticoles Demers, les Serres Toundra et Les Serres Point du Jour augmentent leur production de divers fruits et légumes à l’année.

Nous assistons également à la montée des fermes verticales et de la production de laitue par des entreprises locales telles que AquaVerti, Océan Vert, Vegpro et Vision Green.

Une telle initiative permet aux épiciers d’offrir des produits locaux frais aux consommateurs tout au long de l’année, sans l’impact environnemental associé à l’importation de produits cultivés à l’extérieur du Québec.

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Grâce à la culture de produits dans des serres high-tech, Rose explique que le producteur peut avoir un meilleur contrôle de la qualité du produit, tant en ce qui concerne la conduite des plants que la valeur nutritive des fruits et des légumes, leur texture et leur saveur. Avant, rappelle-t-elle, on devait choisir les variétés de tomate qu’on allait produire en fonction de leur capacité à supporter le transport. Mais en cultivant en serre ici, on peut en choisir d’autres afin d’offrir plus de choix aux consommateurs.

De plus, en favorisant l’achat local, on permet à nos agriculteurs locaux de produire en plus grande quantité, donc de réduire leurs coûts de production et de proposer des produits à des prix plus compétitifs que ceux des produits d’importation.

La culture de l’avenir

Au Québec, les principales cultures sous serre sont celles de légumes et de fruits de consommation courante, comme les tomates, les concombres, les poivrons et les laitues; celle de la fraise est également en belle progression. Cette industrie maraîchère représente des ventes annuelles de près d’un demi-milliard de dollars! De plus, des agronomes comme Rose contribuent au perfectionnement de ces technologies, entre autres grâce à des techniques de chauffage et d’éclairage qui permettent de cultiver des produits locaux tout au long de l’année tout en ayant un impact négligeable sur l’environnement. On estime avoir réduit la consommation d’énergie des serres de près de 30 % au cours de la dernière décennie.

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Un autre enjeu auquel souhaite s’attaquer la génération d’agronomes dont Rose fait partie est le gaspillage alimentaire. Alors que près de 15 % de la population québécoise ne mange pas à sa faim, il est inacceptable que l’on continue de gaspiller chaque année près de 1,2 million de tonnes d’aliments parfaitement consommables. La majorité de ces aliments finissent aux poubelles avant même de s’être rendus sur le marché, car on est picky : on s’entend que la plupart d’entre nous ne choisissent pas délibérément la tomate flétrie ou la laitue fatiguée… Et ça, les commerçants le savent!

Pour contrer le gaspillage alimentaire, de plus en plus de détaillants font don de leurs denrées invendues à des organismes locaux qui se chargent de les redistribuer. En cette période d’incertitude économique, il est plus important que jamais de réduire le gaspillage de denrées comestibles, tant pour réduire les GES que pour combattre l’insécurité alimentaire.

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Comme le rappelle Rose, contrairement à l’agriculture conventionnelle, en serre, on a le contrôle! Ça veut donc dire une meilleure production, où chaque produit pousse dans des conditions idéales – donc, moins de légumes moches qui ne trouveront pas preneur! C’est pourquoi des entreprises d’ici, comme Metro, entretiennent des relations privilégiées avec les producteurs, afin de nous proposer de beaux produits d’ici, frais et bien faits, tout au long de l’année.

Un domaine qui en vaut mille

Autre tendance prometteuse : l’agroécologie. Cette approche globale vise à optimiser les interactions biologiques au sein des écosystèmes cultivés afin de renforcer naturellement la résilience des cultures. Plutôt que de lutter contre les bioagresseurs, il s’agit de miser sur les mécanismes de défense des plantes. De nombreuses recherches sont en cours pour développer ces techniques culturales innovantes.

C’est ce qui passionne Rose Séguin, dans son métier : « C’est tellement diversifié! L’agronomie, ça ne concerne pas que la production animalière ou agricole. Il y a vraiment dans ce domaine quelque chose pour tout le monde! »

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Grâce à leur connaissance pointue des sols et des plantes, les agronomes comme Rose jouent donc un rôle clé dans le développement d’une agriculture locale, durable et respectueuse de l’environnement. Leur expertise sera indispensable pour relever les défis alimentaires de demain et assurer la pérennité de l’agriculture québécoise.

Apprenez-en plus sur les façons dont METRO s’y prend pour favoriser l’accès aux fruits et légumes locaux à l’année, valoriser les pertes et prévenir le gaspillage alimentaire.